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Comment effectuer une transition vers la croissance énergétique verte ?

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Comment effectuer une transition vers la croissance énergétique verte ?

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Par Maddyness, avec Engie - 24 février 2020 / 10H00 - mis à jour le 26 mars 2020

Énergie renouvelable, déconsommation, voir décroissance. Les termes qui marquent les tendances de la consommation de demain semblent tous converger vers un point : la consommation énergétique telle que nous la connaissons a fait long feu. Une fois ce constat établi, comment aborder les enjeux individuels et collectifs du secteur ? C’est la question que posait la conférence Power to Change, lors de la Maddy Keynote 2020.

Après une augmentation régulière jusqu’en 2005, la consommation énergétique française stagne autour de 250 Millions de Tonnes Équivalent Pétrole (MTEP) depuis 15 ans, avec une légère tendance à la baisse. D’après une enquête 2019 de l’observatoire de l’Habitat, 9 français sur 10 souhaitent diminuer leur consommation de chauffage et d’électricité, tandis que 87% se disent prêts à passer à une électricité d’origine renouvelable. Pourtant, si les chiffres indiquent que tous les voyants sont au vert quant à la prépondérance d’une énergie plus verte, la part effective de la consommation de celles-ci dans le total consommé en France dépasse à peine les 10% (Chiffres clés des énergies renouvelables Edition 2019, Ministère de la Transition Écologique et Solidaire).

Selon Hervé-Matthieu Ricour, CEO d’ENGIE France BtoC, une des raisons qui explique ce delta serait tout simplement le temps : « On assiste à un changement profond, pas à un phénomène de mode. Cela peut prendre du temps, passer par plusieurs stades. Nos clients doivent d’abord avoir le choix d’une énergie plus verte. Puis avoir les moyens, notamment par le cadre légal et administratif, d’opérer cette transition. Puis dans un autre temps, de pouvoir s’ils le souhaitent être accompagnés vers une production plus locale. C’est donc à la fois à l’état, aux collectivités, aux entreprises et aux individus de répondre à ces enjeux ».

De la compréhension à l’action

Autre condition nécessaire à ce changement, la compréhension de ce qu’implique la consommation énergétique. Brian Ejarque, YouTuber et fondateur du blog l’Archi’Pelle a choisi la voie radicale. Il a changé son cadre de vie et ses habitudes pour passer d’un appartement parisien à une maison autonome en Occitanie. Il relate son parcours sur son blog et décrit la première étape du changement comme ceci : « Avant de moins consommer, il faut déjà comprendre sa propre consommation, l’analyser, pour connaître les leviers sur lesquels on peut agir ».

La compréhension, condition préalable à l’action. Mais quelles actions ? Moins consommer en est une. Consommer plus vert aussi. Sur ce point, les fournisseurs d’accès à l’énergie ont évidemment un rôle fondamental à jouer d’après Hervé-Matthieu Ricour : « Nos clients professionnels sont prêts à passer à une énergie plus verte. Nous leur offrons la possibilité de déterminer, s’ils le souhaitent, la part d’énergies renouvelables dans le contrat d’alimentation de leur foyer. Parmi ceux qui font ce choix, beaucoup choisissent le 100% renouvelable, même si les tarifs sont un peu plus élevés ».

Autre levier d’action : l’adaptation de son équipement. Les équipements moins énergivores, ou ceux susceptibles de stocker l’énergie et de la redistribuer ont ainsi le vent en poupe. Le 26 septembre, ENGIE annonçait par exemple avoir investi dans la startup grenobloise Lancey, qui produit des radiateurs connectés intégrant une batterie capable de stocker l’énergie lorsqu’elle est moins chère, ou décarbonée, puis de la redistribuer aux équipements domestiques quand nécessaire.

L’énergie renouvelable comme solution aux zones non raccordées

Pour les ménages équipés qui veulent aller vers une consommation plus responsable, les solutions existent. Mais qu’en est-il des pays émergents, dans lesquels les réseaux sont souvent peu ou pas développés, notamment dans les zones rurales? Le cas de l’Afrique, à cet égard, est intéressant. Dans certaines zones non équipées en électricité courante, au Mali par exemple, Alexandre Coster, fondateur de la startup Baobab+ propose des kits d’équipement solaire qui permettent aux habitants de remplacer leur consommation existante (souvent du pétrole pour les lampes, ou des piles pour l’électricité) par une ressource plus écologique. Cela permet donc au continent de poser les jalons  d’une consommation énergétique plus responsable tout en remplissant un besoin de ses populations les plus reculées : « En Afrique, la problématique essentielle est l’équipement, donc c’est plus facile d’instaurer de bons réflexes. Il faut cependant être vigilant sur le fait de ne pas équiper pour amener les habitants à changer leur mode de consommation ». De l’éternel retour de la question de la consommation.

Vers une énergie décentralisée et solidaire ?

C’est une question centrale dans la démarche de Brian Ejarque. Depuis 2017, la loi prévoit que chaque individu peut être énergétiquement autonome, partiellement ou totalement. Il a pris ce parti : « J’ai dû adapter mon mode de vie, c’est vrai, mais je ne le regrette pas. J’ai quelques carences énergétiques mais c’est marginal ». Alors la décentralisation et l’auto production sont-elles des voies tangibles d’avenir ? Hervé-Matthieu Ricour ne dit pas autre chose : « la dernière étape de la transition énergétique est vraisemblablement celle de l’accompagnement vers la production verte. Aujourd’hui, nos clients qui ont installés des panneaux photovoltaïques sont nos premiers ambassadeurs, ils sont convaincus ». De là à étendre la démarche ? D’après le baromètre OpionionWay pour Qualit’ENR en 2018, 27% des ménages se disaient prêts à s’équiper d’au moins un dispositif de production d’énergie de source renouvelable. Le début d’une tendance ?

La production et la consommation d’énergie sont donc à un tournant de leur existence. Se dessinent alors de multiples chemins  (décentralisation de la production,, transformation des modes de consommation, adaptation des équipements, basculement des ressources utilisées) et des enjeux importants (préservation du confort, émancipation de l’accessibilité, préservation de l’environnement). Au carrefour de ces enjeux et de ces évolutions structurelles se trouvera sans doute la consommation énergétique de demain. 

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