eFounders

eFounders lance une nouvelle promo de startups axée sur le travail de demain

Pour concevoir sa nouvelle promotion, le startup studio eFounders s’est concentré sur les nouveaux usages au travail, qui ont été amplifiés avec la crise sanitaire. Les solutions retenues favorisent la collaboration à distance ou répondent à des besoins sectoriels.

De nombreux outils de productivité ont émergé du fait de l’adoption massive du télétravail depuis le début de l’année, en réponse à la crise sanitaire. eFounders a décidé de se positionner sur créneau porteur avec son nouveau batch de startups, eF20. « Chacune des entreprises créées cette année aborde un problème spécifique, mais partage le même ADN : aider les employés à s’adapter aux nouvelles façons de travailler », expose auprès de Maddyness Thibaud Elziere, co-fondateur du startup studio, précisant que les premières version des produits verront le jour début 2021.

Canyon, la plateforme juridique collaborative

eFounders a imaginé Canyon pour répondre aux problèmes juridiques que rencontrent les entreprises. Adrien van den Branden et Thomas Vanderstraeten ont été retenus comme co-fondateurs de cette LegalTech – la deuxième créée par le startup studio, après Equify en 2018 –, dont la plateforme collaborative permettra aux avocats et équipes juridiques de mettre mails, documents Word et PDF en commun. Alors que l’innovation dans le secteur répond encore à des sujets spécifiques, Canyon veut résoudre des problèmes transverses. De quoi permettre à ces services cruciaux pour une société de gagner en efficacité opérationnelle et réduire leurs coûts.

Kairn, le gestionnaire de tâches intelligent

Le studio a eu l’idée de Kairn en constatant à quel point le recours aux gestionnaires de tâches est chronophage. L’outil de la jeune pousse, co-fondée par Patricia Bernasconi et Augustin Vignet, entend pallier ce défaut grâce à l’intelligence artificielle. Les tâches sont rapidement créées du fait d’intégrations avec une variété de plateformes, telles que Gmail, Slack ou encore WhatsApp. De quoi permettre à une équipe de mieux gérer ses projets.

Crew, la plateforme de recrutement tout-en-un

Remarquant le décalage existant entre les processus de recrutement, qui ont évolué au cours de la dernière décennie, et les systèmes de suivi des candidatures (ATS), restés les mêmes, eFounders a imaginé Crew pour simplifier la tâche des recruteurs. Co-fondée par Amine Skalli et Mohamed Laboury, la startup édite une plateforme tout-en-un permettant de croiser aussi bien les diverses méthodes de recrutement actives (sourcing, mails, etc.) qu’indirectes – partenariats, d’abord. De quoi rendre du temps aux chargés de recrutement pour dénicher le bon profil.

Collective, l’outil pour collectifs d’indépendants

De plus en plus de professionnel·le·s travaillent en freelance et tendent à se regrouper en collectifs. Mais ils ne disposent pas toujours de leurs propres outils de collaboration. C’est pourquoi le startup studio a imaginé Collective, dont la solution permettra aux indépendant·e·s de se réunir et proposer leurs services en toute légalité. Au-delà de sa praticité, la jeune pousse fondée par Jean de Rauglaudre entend offrir davantage de stabilité et contribuer à l’épanouissement de cette catégorie à part de travailleurs·ses.

Des startups taillées sur mesure

Pour rappel, 25 startups éditrices de logiciels ont été lancées par eFounders depuis 2011. « Toutes répondent à des problématiques communes à toutes les entreprises, telles que la facturation ou les aspects juridiques », pointe Thibaud Elziere. Parmi les succès figurent des sociétés aujourd’hui installées dans le paysage, telles que Front, Aircall ou Spendesk. « Dès qu’une boîte est autonome, on cède 50 % du capital à l’équipe qui la compose. Notre participation se réduit au fil des levées », détaille le co-fondateur d’eFounders, soulignant que le financement de sa structure repose sur cette présence temporaire au capital des startups dont elle est à l’origine.

Accompagnée pendant 18 mois, une jeune pousse bénéficie du soutien et de l’expertise des 12 employés du startup studio – parmi lesquels des designers, rédacteurs de contenus ou bien chargés de recrutement, qui répartissent les candidatures entre les sociétés hébergées. Une fois qu’elle a atteint le seuil critique de la quinzaine d’employés et de l’utilisation de sa solution par une centaine d’entreprises, elle quitte le nid après avoir bouclé une levée de fonds suffisante. « Cela reste du sur mesure et les créations de startups sont artisanales », estime Thibaud Elziere, dont l’une des grandes fiertés est de voir fleurir des sociétés « culturellement différentes » les unes des autres.

Le startup studio pense déjà son prochain batch, eF21, qui restera a priori dans la même lignée. De concepts commencent à émerger, avec notamment la volonté de « réinventer aussi bien le tableau Excel que la gestion des fichiers informatiques » et de « rassembler sur un même outil des fonctionnalités inspirées de Slack, Discord et leurs concurrents ». Des rencontres avec des entrepreneurs intéressés vont se tenir prochainement dans le but de faire entrer les divers projets dans leur phase opérationnelle d’ici au début 2021.