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24 novembre 2020
CapsMe

CapsMe recharge les capsules de café pour viser le zéro déchet

Pour réduire les quantités de déchets aluminium, CapsMe s’attaque aux capsules de café. Son rechargeur permet de remplir soi-même des contenants réutilisables qui fonctionnent avec les cafetières les plus répandues sur le marché.

Corriger un geste quotidien pour préserver l’environnement. Plutôt que de consommer une nouvelle capsule de café à chaque fois que l’on se sert une boisson, CapsMe a conçu un système de recharge plus vertueux. Fondée par Thibaut Louvet, étudiant à l’école Arts et Métiers, et Jean de Boisredon, élève-ingénieur à CentraleSupélec, la startup ambitionne de résoudre un problème écologique majeur à l’heure où seule une capsule sur cinq serait recyclée en France – un chiffre communiqué par le champion du secteur, Nespresso. Une alternative innovante qui, en un simple « mouvement de poignet », permettrait de remplir le contenant « en moins de secondes qu’il n’en faut pour faire chauffer l’eau » de la cafetière.

Quand écologie rime avec économies

CapsMe met les pieds dans un marché gigantesque et très lucratif. Près de 10 milliards de capsules sont consommées chaque année dans le monde. 40 000 tonnes d’aluminium trouvent ainsi leur chemin vers la poubelle puisque les solutions de recyclage envisageables restent limitées et sous-entendent le plus souvent de les ramener en boutique. Afin d’accélérer l’adoption par la population générale de comportements écologiques, la jeune pousse a cherché à réduire au maximum les contraintes liées à l’utilisation de ce produit. L’idée : recharger une seule et même capsule, autant de fois que possible. Elle a, pour ce faire, créé un simple « encapsuleur » – qu’elle a nommé Capsulette et revendique comme étant le premier du genre – dans le but de permettre aux utilisateurs de mettre eux-mêmes leur café en capsule.

Ces derniers n’ont qu’à verser l’équivalent de 50 doses de café moulu dans le réservoir et insérer le contenant réutilisable en bas du dispositif. En secouant et tournant une molette, la capsule est remplie et parfaitement tassée. « Il ne reste plus qu’à y appliquer un opercule compostable, avant de la mettre dans la cafetière » , indique Thibaut Louvet, précisant que le marc à café peut être épandu au pied de plantes pour être employé une seconde fois, comme engrais naturel. CapsMe affirme que son système génère jusqu’à « 292 euros d’économies par an » en moyenne pour un foyer – pour 2 personnes consommant 2 cafés par jour chacune. À noter que les capsules réutilisables imaginées par la jeune pousse sont bien évidemment compatibles avec les cafetières les plus populaires, telles que celles commercialisées par les marques premium Nespresso, Delonghi ou encore Lattissima.

Les deux étudiants qui se trouvent derrière CapsMe ont retenu un fabricant ligérien pour imprimer le dispositif en 3D avec du thermoplastique. Ils ont de la suite dans les idées : après l’encapsuleur, leur startup mettra en vente sa propre marque de café moulu… optimisée pour le dispositif. C’est également un moyen de continuer à percevoir des revenus de ses premiers clients, en fournissant un service après l’achat de l’appareil. Le pack de base, qui comprend un rechargeur, 4 capsules réutilisables, 250 g de café ainsi que 100 opercules compostables, est vendu à 59 euros. Les personnes ayant participé à la campagne de financement participatif le recevront juste à temps pour Noël, tandis que les autres devront encore patienter jusqu’à février 2021.