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8 mars 2021

5 bonnes raisons d’opter pour une néobanque quand on crée son entreprise

Quand on crée sa boîte, une étape un brin rébarbative mais essentielle s’impose : l'ouverture d’un compte bancaire. Alors que les Français sont nombreux à se plaindre de leur banque, certains n’hésitent plus à se tourner vers l'alternative FinTech, notamment les entrepreneur·euse·s. Quels sont les atouts qui peuvent vous décider à sauter le pas ? On fait le point.

Que vous vous lanciez seul·e ou à plusieurs dans le grand bain de l’entrepreneuriat, vous n’échapperez pas à l’ouverture d’un compte en banque professionnel. Parce que vous n’aurez pas forcément envie d’avoir à jongler entre vos factures personnelles et vos commandes auprès de vos fournisseurs. Et puis, parce que vous n’aurez tout simplement pas le choix. 

En France, la législation impose en effet à toutes les sociétés (EURL, SA, SAS, SARL…) d’avoir un compte dédié à leur activité pour gérer leurs flux de trésorerie (paiement des fournisseurs, encaissement des factures clients, paiement des salaires…). Même chose pour les auto-entreprises dont le chiffre d’affaires s’élève à plus de 10 000 euros pendant deux années consécutives. Sauf que voilà, entre les conseillers frileux, les frais de tenue de compte parfois astronomiques et les justificatifs à gogo, trouver une banque quand on crée son entreprise n’est pas aussi simple qu’il y paraît. C’est dans ce contexte que de plus en plus d’entrepreneur·euse·s préfèrent se tourner vers les néobanques, qui proposent des prestations bancaires entièrement dématérialisées, plutôt que vers les banques traditionnelles. On fait le point sur les avantages de ces solutions bancaires, devenues les alliées des startups.

Un couteau suisse pour les entrepreneur·euse·s

Si certaines banques traditionnelles proposent des offres dédiées, de nombreuses alternatives proposent des services particulièrement adaptés aux entrepreneur·euse·s. C’est le cas des néobanques françaises Shine et Qonto qui offrent tous les outils nécessaires à la gestion de votre compte professionnel (carte Mastercard, compte courant avec IBAN français, encaissement de chèques, retraits aux distributeurs). Mais elles vont encore plus loin en proposant un accompagnement sur-mesure aux créateur·rice·s d’entreprises. Au programme : choix de votre forme juridique, rédaction des statuts de votre société, immatriculation de votre entreprise auprès du Greffe, dépôt de capital… Encore une fois, pas de courrier à envoyer, ni de déplacement à effectuer, tout se fait en ligne. Si le concept en a déjà séduit plus d’un·e, attention à ne pas se perdre dans la jungle des néobanques.

Pour s’y retrouver, Michael Brackpool, chef de produit chez la néobanque européenne bunq, invite à se poser les « bonnes » questions : « Décidez de ce qui est important pour vous. Avez-vous besoin d’une agence bancaire physique où vous vous rendrez en personne et d’un gestionnaire de compte, ou préférez-vous avoir accès 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ? L’innovation vous intéresse, ou vous voulez simplement un endroit où garder votre argent ? Voulez-vous une banque qui représente vos valeurs (pensez à l’endroit où votre argent est investi) ou ce n’est pas quelque chose qui vous intéresse ? Une fois que vous avez obtenu toutes ces réponses, faites quelques recherches et optez pour la solution qui vous convient le plus » . Si vous avez besoin d’un prêt, sachez toutefois qu’à la différence d’un compte dans une banque traditionnelle, rares sont les néobanques à disposer d’un service de crédit.

Adieu la compta

Si vous êtes entrepreneur·euse, vous le savez mieux que personne, monter une boîte requiert du temps, du travail et beaucoup de sueur. Vous pensiez que le rythme ralentirait, une fois l’activité démarrée ? Détrompez-vous. Il s’agit ensuite de gérer les premiers clients, la paperasse qui s’accumule, la négociation et la signature des contrats etc. Aujourd’hui, force est de constater que de plus en plus de jeunes entrepreneur·euse·s préfèrent s’orienter vers les néobanques. Et pour cause : multi-tâches, elles peuvent gérer vos contrats et factures et intègrent aussi des fonctionnalités comme les rappels administratifs, le calcul des charges et taxes dont vous devez vous acquitter ou encore la signature électronique. C’est ce que propose notamment bunq. « Vous pouvez aussi calculer automatiquement les montants de la TVA – une manière d’éviter les mauvaises surprises avec le fisc – d’automatiser votre comptabilité ou de partager votre compte avec des associés ou des employés en seulement quelques clics » , se félicite Michael Brackpool.

Action, réaction

Vous êtes très connecté·e ? Alors, les néobanques sont faites pour vous. C’est simple, ces structures ont justement été conçues pour répondre aux attentes numériques de leurs utilisateurs et utilisatrices. En clair, plus besoin d’un conseiller pour la majorité des opérations. Depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, vous êtes libre de dépenser, d’épargner et d’investir votre argent comme bon vous semble. « Les néobanques ont été conçues pour favoriser l’innovation, raconte Michael Brackpool de bunq. Il en résulte l’absence de visites physiques dans les agences, une transparence accrue, le respect des valeurs des utilisateurs et la résolution plus rapide des problèmes » . De quoi procurer de la souplesse aux entrepreneur·euse·s qui en ont bien besoin pour gérer leur business. Pour ouvrir un compte, rien de plus simple : là encore, tout se fait en ligne. Vous n’aurez besoin que d’un justificatif de domicile et d’une pièce d’identité pour valider la démarche. En cas de besoin, il est toujours possible de contacter un conseiller, par téléphone, chat ou visioconférence.

Une offre low-cost

À la différence des banques traditionnelles qui ont de multiples gammes de prix, les néobanques ne proposent que deux à trois formules fixes. Et tout le monde est logé à la même enseigne, transparence oblige. Chez bunq, par exemple, il vous faudra débourser 2,99 euros par mois pour avoir accès au service et 19,99 euros pour bénéficier de l’intégralité des fonctionnalités. Sans surprise, cette « stratégie low-cost » s’avère l’une des forces des néobanques qui attirent principalement les jeunes et les entrepreneur·euse·s.

Une force à l’étranger

À l’heure de choisir votre banque, veillez à évaluer vos coûts à l’étranger. Le portefeuille peut vite chauffer sitôt les frontières passées. Heureusement, les néobanques ont généralement bien étudié la question. Les clients de la néobanque d’origine britannique Revolut, fondée par deux Russes, peuvent ainsi utiliser une carte bancaire multi-devises, avec des taux de change préférentiels. bunq a, quant à elle, noué un partenariat avec Wise qui vous permet de transférer de l’argent à travers le monde pour un coût huit fois moins élevé qu’avec une banque traditionnelle. Tandis qu’une autre de ses fonctionnalités, baptisée « ZeroFX » , vous fait économiser vos dépenses à l’international en supprimant tout supplément pour l’utilisation de devises autres que l’euro. « Si votre banque ne vous propose pas un service similaire, vous risquez de perdre beaucoup d’argent et d’être frustré » , avertit Michael Brackpool. Maintenant que vous avez toutes les cartes en main, à vous de jouer !

Maddyness, partenaire média de Bunq