Décryptage#MaddyMoney
Temps de lecture : 02'50''
26 mars 2021
Casey Schackow

81 millions d’euros levés par les startups françaises cette semaine

Maddyness dresse le bilan des levées de fonds de la semaine qui vient de s'écouler. 15 opérations ont permis aux startups françaises de lever 81 millions d'euros.

Montant
81,06M€
Nombre d’opérations
15
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Dans le cadre de ce bilan hebdomadaire des levées de fonds, Maddyness recense toutes les opérations annoncées par les startups dont le siège social se trouve en France. Si tous les secteurs d’activité sont éligibles, seules les entreprises âgées de dix ans ou moins apparaissent.

Autres actualités financières

Splio acquiert Goodfazer. L’entreprise, qui a développé une plateforme marketing de fidélisation, met la main – pour un montant non dévoilé – sur l’activité complémentaire de la startup, à l’origine d’une plateforme de gestion de parrainage client en mode SaaS. Elle indique intégrer, par cette opération, « une riche expertise en parrainage, qui répond aux enjeux et besoins actuels des commerçants » . Pour mémoire, Splio avait d’ores et déjà fait l’acquisition de la jeune pousse Gowento, qui aidait les marques et enseignes à renforcer l’engagement clients par le mobile, en 2018. L’entreprise fait état de quelque 500 clients.

Renaissance rachète Lalilo. Le groupe américain, à l’origine de solutions d’évaluation et d’accompagnement dans l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques, met la main – pour un montant non communiqué – sur la startup française, experte de l’apprentissage personnalisé de la lecture. Cette dernière espère, à travers cette opération, se déployer plus facilement aux États-Unis et renforcer sa R&D. Elle revendique accompagner 81 000 professeur·e·s et 650 000 élèves en France et aux États-Unis. Son objectif est de couvrir 10 millions d’élèves au total d’ici à 2023, quand Renaissance veut se renforcer en Europe.

Constellation acquiert Easyteam. Le groupe, expert de la transformation informatique des organisations, s’offre – pour un montant non communiqué – l’activité de l’entreprise, spécialisée dans les bases de données, le cloud et les services managés. L’ensemble devrait « atteindre d’ici à la fin d’année le seuil des 100 millions d’euros ainsi que des 400 collaborateurs » . L’activité de formation fera l’objet, au même titre que l’offre d’accompagnement à l’estimation et la réduction de l’empreinte carbone, d’un « plan de développement stratégique ». Pour rappel, Constellation a déjà procédé au rachat de 7 autres entreprises.

Sarbacane rachète rapidmail. L’éditeur français de solutions marketing met la main – pour un montant non communiqué – sur son concurrent direct allemand. Il s’agit de sa seconde acquisition en un an, après celle du Parisien Datananas. Ce qui doit lui permettre d’atteindre « 50 % de croissance en 2021 avec un chiffre d’affaires de plus de 20 millions d’euros » . Le groupe Sarbacane fait, par ailleurs, part de son intention de multiplier les acquisitions afin d’atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2025.

Meilleurtaux acquiert Active Assurances. Le groupe, à l’origine d’une place de marché de services financiers et membre du French Tech 120, s’offre – pour un montant non dévoilé, mais qui est le plus important qu’il ait jamais déboursé selon lui – le courtier indépendant d’assurances automobile en ligne. Cette opération lui permet de se doter d’une plateforme de vente et de gestion d’assurances auto et santé. Le groupe pourra « accompagner ses clients sur toute la chaîne, de la comparaison jusqu’à la vente et la gestion de contrats ».

Breega clôt un fonds à hauteur de 110 millions d’euros. Le fonds d’investissement porte, avec ce troisième véhicule (Breega Capital Venture 3), le montant total des fonds sous gestion à 260 millions d’euros. Ce qui permettra d’étoffer son portefeuille de startups et le conforte dans son ambition de « devenir un acteur incontournable de l’investissement early stage en Europe ». BCV3 est destiné à financer des entreprises de tous les secteurs (marketplace, SaaS, agritech, HR, robotique, etc.) ayant une « forte proposition de valeur, des équipes fondatrices solides et une technologie innovante ».  Il prend, dans les faits, le relais du fonds multi-secteur de Breega, lancé en 2015 et doté de 45 millions d’euros.