Décryptage#MaddyMoney
Temps de lecture : 03'59''
28 mai 2021
paysage
Nathanaël Desmeules

Près de 600 millions d’euros levés par les startups françaises cette semaine

Maddyness dresse le bilan des levées de fonds de la semaine qui vient de s'écouler. 17 opérations ont permis aux startups françaises de lever plus de 598 millions d'euros.

Montant
598,2M€
Nombre d’opérations
17
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Dans le cadre de ce bilan hebdomadaire des levées de fonds, Maddyness recense toutes les opérations annoncées par les startups dont le siège social se trouve en France. Si tous les secteurs d’activité sont éligibles, seules les entreprises âgées de dix ans ou moins apparaissent.

Autres actualités financières

Siemens Mobility rachète Padam Mobility. La filiale du groupe allemand Siemens, spécialisée dans les solutions de transport, met la main – pour un montant non divulgué – sur l’activité de la startup française, à l’origine de solutions SaaS pour le transport à la demande et des personnes à mobilité réduite. Cette opération enrichit, selon l’acquéreur, son « portefeuille d’infrastructure intelligente, axé sur le transport intermodal » . Elle soutient les opérateurs de transport dans leur effort d’intégration et de coordination des différents modes de transport afin d’assurer de manière ininterrompue les déplacements du premier au dernier kilomètre. Padam Mobility aurait déployé ses solutions intelligentes dans « plus de 70 territoires en Europe, Asie et Amérique du Nord » . La jeune pousse affirme que « plus d’un million de passagers » ont expérimenté un trajet géré par ses solutions. Pour rappel, Siemens Mobility a aussi récemment fait l’acquisition de Hacon, Bytemark, et eos.uptrade.

Platform.sh acquiert Blackfire.io. La startup, qui propose une plateforme permettant aux développeurs de développer, essayer, déployer et gérer leurs applications dans le cloud, met la main – pour un montant non divulgué – sur l’activité de son homologue, à l’origine d’un service dédié à l’optimisation de la performance des applications et des sites web. Cette intégration vise à « offrir une visibilité sans précédent sur les indicateurs vitaux des applications et des infrastructures » . De quoi permettre aux managers de flottes de sites web de vérifier l’état de ces derniers en temps réel, identifier les pratiques à mettre en place et concentrer leurs efforts sur l’amélioration de l’expérience utilisateur. À noter que Fabien Potencier, le fondateur de Blackfire.io, rejoint l’équipe de direction de Platform.sh.

Lucca rachète Bloom at Work. Le groupe, éditeur de solutions RH, met la main – pour un montant non communiqué – sur l’activité complémentaire de la startup, spécialiste de la qualité de vie au travail et l’engagement des collaborateurs. L’opération doit permettre à Lucca de « compléter sa gamme de solutions et donner un coup d’accélérateur à son ambition d’atteindre les 100 millions d’euros de chiffres d’affaires d’ici à 2025 » . À travers ce rapprochement, Lucca prévoit ainsi de multiplier « par 8″ les revenus de l’activité dédiée à l’engagement en l’espace de deux ans, soit près de 5 millions d’euros de revenu récurrent annuel. Pour rappel, Bloom at Work revendique 200 entreprises clientes (SeLoger, Thalys, AB Tasty, etc.) dans plus de 30 pays. Lucca en déclare 4 000 (Deezer, Sigfox, Michel & Augustin, Gaumont-Pathé, etc.) pour un total de 800 000 utilisateurs à travers le monde.

Cegedim Santé acquiert Kobus. La filiale du groupe français Cegedim, qui regroupe les solutions logicielles dédiées aux professionnels de santé, met la main – pour un montant non communiqué – sur l’activité de la jeune pousse, à l’origine de services de bilan et de suivi patients à destination des kinésithérapeutes. Une intégration qui doit permettre à l’acquéreur de toucher les 90 000 spécialistes français et développer « un écosystème de solutions interconnectées » avec sa gamme pré-existante. Cegedim Santé, fort de son propre système d’hébergement des données, veut « simplifier la tâche des professionnels de santé » dans le but de leur permettre de se focaliser sur leur mission principale : le soin.

Skeepers rachète MyFeelBack. Le groupe, expert de l’expérience et l’engagement client, met la main – pour un montant non communiqué – sur l’activité de la startup, à l’origine d’une solution logicielle d’enrichissement de la connaissance client qui collecte, analyse et exploite les données en temps réel et sur tous les canaux. L’acquéreur souhaite « renforcer son offre en vue de son expansion à l’international et pour répondre aux nouveaux usages numériques » . L’opération, rapportée par la plateforme de financement participatif WiSeed, a permis aux membres de cette dernière de « générer un retour sur investissement positif avec un multiple supérieur à deux » . Ils avaient investi 350 000 euros dans la startup en 2014 et étaient ainsi présents au capital de cette dernière jusqu’à sa reprise par Skeepers.

Avanseo TPE Tréso1 réalise un premier closing à hauteur de 10 millions d’euros. Ce fonds de dette a été initié par la FinTech Avanseo, experte de l’octroi de prêts aux sociétés et agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il vise un closing final à 20 millions d’euros, qui vont dès à présent être redistribués selon la startup. Des prêts de 3 000 à 50 000 euros, remboursable sur 3 à 12 mois sans garantie, pourront ainsi être accordés. « Environ 3 TPE sur 4 ne sont pas équipées de financement de l’exploitation ou crédit de trésorerie, malgré la mise en place depuis un an des prêts garantis par l’État. Le crédit de trésorerie représente pourtant plus de la moitié des besoins de financement. On évalue ce besoin non satisfait à 20 milliards d’euros par an » , a expliqué dans un communiqué son fondateur Amine Hebri, qui ajoute qu’au-delà de combler ce besoin, Avanseo ambitionne de « réinventer et optimiser l’expérience du prêt professionnel » par le biais du numérique.