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Temps de lecture : 03'41''
2 août 2021
pollution numerique greenmetrics
Nicholas Mouret, fondateur de Greenmetrics

3 mesures à adopter pour réduire la pollution numérique de son entreprise

Beaucoup d’entreprises et startups tentent aujourd’hui de prendre la vague environnementale sans vraiment avoir conscience des bonnes pratiques du quotidien à adopter pour réduire leur impact. Voici trois conseils pour commencer à prendre en main son bilan carbone et s’inscrire dans une démarche vertueuse, en équipe s’il vous plaît !

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3 mesures à adopter pour réduire la pollution numérique de son entreprise
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1. Les emails, ce fléau

Parmi les principales causes de la pollution numérique, on trouve en tête de liste la gestion des mails professionnels. En France, on compte en moyenne pour un employé 120 mails envoyés ou reçus par jour. Bien qu’intangibles, ils ne sont pour autant pas inexistants sur le plan écologique, puisqu’ils sont responsables de l’équivalent de 1000 km parcourus en voiture. Et sur ces mails, la grande majorité aurait largement pu être évitée, en sachant que 7 mails sur 10 et 2/3 des newsletters ne seront jamais ouverts.

Afin de lutter efficacement contre « l’infobésité » d’une entreprise, des solutions complémentaires existent. La première consiste à éduquer les membres de l’entreprise et sensibiliser le personnel à mieux réfléchir au contenu des échanges par mail. Encourager ses employés à communiquer par mail interposé est contre-productif sur le plan écologique. De plus, se désabonner des contenus qu’on ne lit pas est un bon réflexe à adopter au quotidien. Il en est de même pour les anciens mails (non vous n’ouvrirez plus ce mail de 2014 sur la promotion du mois ou le pot de départ de Jacqueline je vous assure).

Ensuite, la mise en place d’une messagerie interne, ou d’un réseau social d’entreprise est une bonne alternative lorsqu’il s’agit de communiquer en équipe. Ces outils ont un impact moindre sur l’environnement en permettant de supprimer régulièrement les conversations anciennes, et de ne poster qu’une seule fois à la visibilité de tous car multiplier les destinataires, c’est multiplier l’impact.

Enfin, dernière mesure à mettre en place contre l’infobésité : se voir ! Encouragez les employés à favoriser des réunions physiques, et à ne plus se reposer que sur le numérique. Ce dernier point permet en parallèle de favoriser la communication interne, et d’améliorer l’entente et l’harmonie entre collaborateurs.

2. Opter pour du matériel moins gourmand en énergie

Une autre possibilité pour réduire sa pollution numérique consiste à reconsidérer le matériel utilisé dans l’entreprise. Si les ordinateurs sont devenus indispensables dans la majorité des entreprises, petites ou grandes, rien n’oblige à travailler sur des ordinateurs fixes, très gourmands en énergie. Il est conseillé de privilégier des ordinateurs portables, voire même des tablettes lorsque le poste de travail le permet.

Mentionnée dans la feuille de route du gouvernement, la sobriété numérique sera très prochainement imposée aux entreprises. Pour ce faire, il est maintenant important d’opter pour du matériel reconditionné qui permet de réduire considérablement l’impact des entreprises dans ses émissions en CO2. Téléphones portables d’entreprise, ordinateurs, portables ou fixes, tablettes, autant de matériels qui sont aujourd’hui proposés en reconditionnement. Une alternative éco- responsable non négligeable, et des prix par ailleurs plus attractifs.

Beaucoup trop d’appareils sont aujourd’hui délaissés alors qu’ils sont en parfait état de fonctionnement. Rien n’empêche également de vérifier la réparabilité alors que de nombreux acteurs sur le marché du durable proposent ces services.

3. Naviguer et stocker intelligemment

Autre point important et souvent mis de côté ; notre manière de naviguer sur le web. La plus grande utilisation d’internet à ce jour consiste à chercher un renseignement. Plus méconnus mais efficaces, de nombreux moteurs de recherche éthiques ont vu le jour. Il faut savoir que l’impact d’une requête web sera décuplé en fonction du nombre de pages consultées. Il est alors utile de se créer des favoris pour consulter les pages les plus utilisées au quotidien, de fermer les pages non consultées, et d’optimiser les mots clés, ce qui évitera de se perdre dans un sillon d’informations.

La plupart de nos usages sur internet semblent immatériels alors qu’il n’en est rien, rechercher une vidéo, utiliser un réseau social, stocker une image, télécharger un document ou écouter de la musique mettent en route de nombreux équipements physiques, et un représentent un impact carbone réel, dont nous avons trop peu conscience.

Encore une fois, stocker ce qui vous est inutile…est inutile. Le cloud, comme votre dressing, nécessite parfois un ménage de printemps. S’il est compréhensible de souhaiter garder une empreinte, véritable fondement d’internet, c’est l'empreinte carbone qui en pâtit. N’est-ce pas l’occasion de discuter ensemble des documents encore nécessaires au bon fonctionnement de
l’entreprise ?

Parfois assommés par l’envergure du défi environnemental, certains font le choix conscient ou inconscient de l’inaction. De plus en plus d’outils comme Greenmetrics existent pour vous aider à prendre conscience de votre impact, comprendre d’où il provient et vous donne accès à une feuille de route pour y voir plus clair et agir en conséquence. Un challenge à entreprendre en équipe, qui rendra service à la planète et apportera davantage de cohésion d’équipe.

Nicholas Mouret, fondateur de Greenmetrics

Article écrit par Nicholas Mouret
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3 mesures à adopter pour réduire la pollution numérique de son entreprise
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