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4 décembre 2021
Crédit : Pawel Czerwinski

Binko réduit la taille de nos poubelles tout en triant les déchets

Depuis 2019, Romain Pellat et Valentin Violleau développent une poubelle capable de trier et broyer elle-même les déchets. Pour financer son prototype et un test sur le terrain, la startup a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule.

C’est un petit geste quotidien qui peut faire beaucoup pour la planète. Malheureusement, le tri est encore parfois mal réalisé, ce qui entraîne l’incinération d’un grand nombre de déchets qui pourraient avoir une seconde vie et un travail minutieux pour évacuer des chaînes de recyclage les produits qui ne devraient pas s’y trouver. Pour éviter les erreurs de tri, Romain Pellat et Valentin Violleau – passé par le monde de la finance (Axa, Eurazeo, etc) – ont développé Binko. Une version 2.0 de la poubelle jaune – avec des dimensions similaires – qui permet de broyer les produits et de les trier automatiquement. 

Les poubelles Binko sont dotées d’une caméra couplée à de l’intelligence artificielle capable de reconnaître un produit à partir de son emballage, son code barre ou un QR Code et d’en déduire ce qui doit être recyclé ou non et dans lequel des 6 bacs (carton, plastique…) il doit être jeté.

La jeune pousse a développé ce concept en partenariat avec Google France et possède déjà plus de 819 000 articles référencés. En plus de ce premier outil, les poubelles se composent d’un broyeur qui réduit en copeaux les emballages, réduisant drastiquement le volume pris par les déchets dans chaque bac – jusqu’à 12 fois selon la société. Une fois les bacs pleins, une société de recyclage partenaire de Binko vient récupérer les déchets pour les traiter.

Vendre aux communes

Vient alors l’épineuse question du coût de cette solution. Ni sur son site, ni sur la page de sa campagne de financement participatif, le prix n’est donné. Et pour cause, Binko ne s’adresse pas directement aux consommateurs et consommatrices mais aux communes en charge de la gestion des déchets. Les deux entrepreneurs souhaitent vendre ces poubelles aux communes en les faisant financer par le biais de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Son argument repose sur une réduction des déchets et des erreurs de tri qui permettrait de faire baisser la note de gestion des déchets. Plusieurs communes seraient déjà intéressées.

Avant qu’elles n’arrivent dans nos cuisines, ces poubelles ont besoin d’être encore peaufinées. Ses créateurs cherchent des financements pour la prototyper (premier palier de 17 150 euros) pour la rendre industrialisable (troisième palier à 41 220 euros). Entre temps, un test de 6 mois est prévu avec des villes partenaires. 

Pour découvrir et soutenir le projet Binko c'est ici.