écrit le 24 mai 2023, MÀJ le 1 juin 2023
24 mai 2023
Temps de lecture : 10 minutes
10 min
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7 startups à découvrir pour accompagner la révolution HR Tech

Depuis la pandémie, la demande en solutions digitales et distancielles a littéralement explosé et obligé les RH à accélérer leur transformation technologique. Recrutement, bien-être, mobilité, management, marque employeur… Ces 7 startups sélectionnées par Maddyness sont force d’innovation de rupture dans un secteur en transition.
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Andjaro, la solution rapide pour gérer les remplacements

Créée en 2015 par Quentin Guilluy, Andjaro est la solution technologique, spécialisée dans la gestion immédiate des remplacements. La startup, qui a pour clients les plus gros employeurs de France comme Sodexo ou l’Éducation Nationale, totalise plus de 100.000 personnes inscrites sur sa plateforme et plus de 1 million de remplacements effectués depuis son lancement.

Partant du constat que la gestion des remplacements tourne souvent au casse-tête pour les entreprises, Andjaro a développé un logiciel pour trouver en urgence du personnel disponible en cas d’absences imprévues ou de variations d’activité. Une situation particulièrement difficile dans l’Éducation Nationale, où il faut dénicher un professeur disponible dans la bonne zone géographique et souvent à la toute dernière minute. La plateforme digitale offre une visibilité en quelques secondes de l’ensemble des remplaçants, qui peuvent être à l’heure et dans un périmètre géographique défini.

Pour les entreprises qui subissent des pics d’activité ou des situations de sous-effectifs, Andjaro veut apporter une vue immédiate, par compétences et par géolocalisation, de toutes les personnes disponibles dans l’écosystème d’emploi de ses clients, en interne ou externe : heures supplémentaires/complémentaires, CDD, intérim, prêt de main d’œuvre, etc. De l’expression d’un besoin à la gestion administrative, le processus de remplacement est simplifié, accéléré et digitalisé.

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Anywr, la plateforme qui facilite la mobilité internationale

Depuis 2012, Anywr répond aux problématiques des entreprises dans leur recherche de talents rares à travers le monde, en particulier sur des secteurs pénuriques comme la Tech ou les Life Sciences. Ce cabinet de recrutement 360° accompagne également les talents dans leur recherche de mobilité et flexibilité professionnelle : depuis sa création, Anywr se félicite d’avoir changé plus de 30.000 parcours et d’être le partenaire privilégié de 5.000 expatriés.

Dans le cas précis de la mobilité internationale, la startup gère tout l’administratif (immigration, relocation et formalités, visas de travail, aide au logement, inscription d’école, formations linguistiques ou mise à jour de compétences). Plus largement, l’entreprise vient de lancer Anywr Wortech Ecosystem (AWE) : un écosystème digital de plusieurs briques qui réunit 5 outils en 1. La chaîne de recrutement y est centralisée de bout en bout et permet des recrutements très rapides grâce à la digitalisation ainsi qu’une meilleure gestion de la mobilité internationale.

Entreprise à mission au sens de la Loi Pacte, Anywr a depuis sa création illustré son impact sociétal avant-gardiste en lançant notamment Mercure, un programme unique dédié à l’insertion par l’emploi des personnes réfugiées. La société s’est également fortement impliquée depuis le début de la guerre pour soutenir et accompagner les réfugiés en provenance d’Ukraine.

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Eiquem, l’agence qui suit la carrière de ses candidats

Fondée en 2010 par Amaury Montmoreau, l’agence de recrutement Eiquem s’est d’abord concentrée sur le marché des stagiaires et alternants. Un type de recrutement inédit pour l’époque, qui a permis à la startup d’accumuler une data suivie et pertinente au fil des années.

Dès 2013, Eiquem élargit son marché en parallèle de l’évolution de son vivier de juniors. L’agence, qui a suivi leurs carrières professionnelles depuis le début, est désormais capable de proposer aux entreprises des profils très ciblés, riches de 200 entrées par candidat en moyenne : "Nous avons pu observer et analyser les aspirations de générations entières, ce qui nous permet d’expliquer concrètement à une entreprise si son besoin est adapté par rapport au marché, et sur quels critères il doit jouer pour que son vivier de candidatures soit le plus large possible. Tout cela est rendu possible par la data qu’on a récoltée", explique le fondateur.

Avec plus de 1 million de candidatures traitées à ce jour - des besoins ponctuels aux campagnes de plusieurs dizaines de profils - et une méthodologie reconnue pour son humanisme, Eiquem se positionne comme l’agence intergénérationnelle et familiale, capable d'anticiper la vision du travail des futurs salariés. Amaury Montmoreau évoque, entre autres, les juniors arrivés sur le marché du travail avec le Covid : "Historiquement, l’entreprise a d’abord fourni du travail, puis un cadre social et culturel. Aujourd’hui, elle doit offrir un but social. Les nouvelles générations veulent être fières de l’entreprise pour laquelle elles travaillent et les entreprises doivent renforcer ce sentiment d’appartenance, tout en réussissant à concilier l’enjeu sociétal avec l’enjeu de rentabilité.".

L’agence, qui compte parmi ses clients autant de startups que de grands groupes comme Aircall, Bump ou les laboratoires Servier, livre les clés de son succès : "Les points essentiels d'un bon recrutement sont la communication et le rythme. On gère chaque campagne de recrutement comme un projet, avec un interlocuteur dédié, des points hebdomadaires et des KPIs. Lorsqu’un recrutement dure deux mois, il faut être réactif et s’adapter aux évolutions extrêmement rapides du marché.".

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Javelo redonne du sens aux entretiens annuels

Créée en 2016, la startup a développé un outil orienté vers le suivi des entretiens plutôt que sur les traditionnels objectifs fixés à l’année. David Guillermain, cofondateur et co-CEO de Javelo, précise le constat de départ : "L’entretien annuel est un rituel souvent remis en question par sa forme et le manque de suivi", et dont les retours finissent la plupart du temps inutilisés par les ressources humaines des PME, faute de digitalisation.

Javelo permet d’effectuer plusieurs entretiens de suivi par an pour suivre l’identification des besoins de formation, retrouver ses feedbacks, questionner le bien-être du collaborateur. La digitalisation des process offre une économie de 70 heures de tâches manuelles et chronophages, avec en prime des données structurées, centralisées dans un outil et exploitables. Les données auparavant inexploitées deviennent une base puissante pour améliorer la performance et l’engagement des salariés.

La plateforme est flexible, contrairement à un Saas classique, et propose des centaines d’options de personnalisation d’entretien, ainsi que des modules complémentaires de feedback 360 et des sondages salariés. Javelo compte plus de 500 entreprises clientes, parmi lesquelles on retrouve de nombreuses PME ou des sociétés comme Transavia, Éric Bompard, Wedoogift, Segafredo… Elle affiche une croissance de 100 % depuis sa levée de fonds en 2018 et vient tout juste de rejoindre deux autres startups européennes de la HRTech afin de créer le collectif Tellent Groupe.

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Popwork, une application pour les managers et leurs équipes

La relation manager/collaborateur est un des premiers facteurs de motivation, de performance et d’engagement des équipes et pour autant, 2 managers sur 3 ont des difficultés à bien gérer leurs équipes : "ce qui a un impact très fort sur les collaborateurs. 1 personne sur 2 quitte une entreprise à cause de son manager", commente Quentin Demeestère, CEO de Popwork.

L’outil se définit comme l’assistant virtuel du manager, qui va l’aider au quotidien à mettre en place de bonnes pratiques de management : organiser des points hebdomadaires mais surtout bien les préparer, les animer, faire des feedbacks réguliers, et définir des objectifs pour son équipe.

200 entreprises l’ont déjà adopté, des PME, startups et scale-ups pour l’essentiel comme Welcome to the Jungle ou Prestashop. "On compte beaucoup de jeunes managers peu formés au management dans ce type d’entreprise. Popwork leur apporte une méthodologie et un cadre qui ont fait leurs preuves, sans parler du gain de temps.". La startup, fondée en 2020 par Quentin Demeestère, Johann Molinari et Florian Le Merrer, a levé 1,5 million d’euros en fin d’année.

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Sesame, la solution digitale pour enfin profiter de ses avantages salariés

En France, certaines enveloppes d’avantages salariés vont jusqu’à 10.000€ par personne. Les plus connus sont les titres restaurants, le pass Mobilité, le pass Culture, les chèques cadeaux et vacances. Mais ces titres de première génération sous forme de chèques, qui représentent encore 70 % du marché, seront interdits fin 2023. Avec Swile, la seconde génération est apparue sous forme de carte avec achat de compte bancaire dédié par l’employeur.

Avec Sesame, Azul Freda-Rozenberg et Wilfried Bapte ont voulu aller plus loin : offrir la carte de troisième génération des avantages salariés. L’idée ? Connecter les avantages du salarié à son moyen de paiement personnel grâce à une application d’open banking. "Il suffit de payer avec sa carte bleue personnelle, quelle que soit sa banque. On scanne les dépenses de la même façon qu’une app de gestion/catégorisation de budget et on prend les sommes éligibles, qu’on crédite directement et à l’instant T sur l’appli Sésame. Le salarié peut ensuite virer l’argent sur son compte personnel ou attendre que ce soit fait automatiquement (toutes les deux semaines)", explique Azul Freda-Rozenberg. Une forme de révolution, en particulier pour les Ressources Humaines qui n’ont plus à commander des chèques ou créer, créditer, bloquer et prélever des comptes séparés pour chaque secteur éligible.

La data récoltée par Sesame permet également de mieux connaître les besoins de ses salariés, "On sait s’ils sont plus tournés vers la culture que les vacances par exemple, ce qui permet de faire des propositions de valeur aux RH et l’orienter vers les meilleurs avantages pour ses salariés.". L’employeur n’a bien entendu pas accès aux dépenses personnelles de ses salariés, il voit seulement ce qu’il rembourse. Sesame a lancé son produit fin 2022 et compte déjà 80 entreprises clientes de sa solution.

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Yaggo, le service client qui répond aux candidats non retenus

65 % des candidats qui postulent dans une entreprise l’apprécient moins lorsqu’ils ne reçoivent pas de réponse à leur candidature. Avec Yaggo, Mathieu Penet s’est intéressé à cet aspect des ressources humaines : les entreprises répondent très peu à leurs candidats, ou bien par des messages automatiques. La startup a donc créé un service client spécialisé qui vient se greffer directement sur l’APS de son client et laisse le recruteur avancer sur les candidatures. C’est ensuite Yaggo, en marque blanche, qui prend le relais pour s'occuper des profils non retenus et répondre personnellement.

"Yaggo fonctionne sur des métiers pénuriques comme les cadres mais aussi pour des employés polyvalents dans le retail ou de préparateur de commandes dans l’intérim. À partir du moment où il y a un humain derrière, l’enjeu est de considérer le candidat", explique le fondateur. Un système aux multiples bénéfices : l’outil et les consultants en interne vont d’abord étudier le CV et donner des conseils dans le mail de réponse. Le candidat ressort avec une plus value pour améliorer son employabilité. Les candidats non retenus viennent ensuite enrichir la CVthèque : "On connaît les besoins de nos clients, on va pousser un candidat qui n’a pas été retenu sur une autre offre qui correspondra peut-être parfaitement.".

Yaggo permet ainsi de tenir cette promesse souvent faite de rappeler le candidat et de le prévenir lorsque de nouvelles offres correspondent à son profil. Le système de fidélisation et politesse fonctionne : 11 % des recrutements sont faits avec des anciens candidats recyclés. "Le marché du recrutement se tend et les candidats sont aujourd’hui en position de force. Ils sont en droit d’attendre une expérience 5 étoiles", souligne Mathieu Penet. La startup est actuellement en train d'implémenter l’IA dans son outil pour augmenter son volume de réponse, baisser ses coûts et se rendre accessible à de plus petites entreprises. Elle cherche actuellement à lever des fonds pour accélérer sa croissance commerciale.

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