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[Dossier] L’entrepreneuriat au féminin, mythe ou réalité?

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[Dossier] L’entrepreneuriat au féminin, mythe ou réalité?

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Par Louis Carle - 26 mars 2013 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Depuis quelques années, le nombre de clubs et réseaux féminins a littéralement explosé approchant aujourd’hui les 300. Véritable phénomène de société et vraie tendance de fond, l’entrepreneuriat au féminin semble s’être ancré dans les mentalités, mais cette tendance se traduit-elle dans la réalité ou ne repose-t-elle que sur la surexposition médiatique de quelques réussites entrepreneuriales? 

L’entrepreneuriat féminin en France

La journée de la femme est toujours l’occasion de mettre un coup de projecteur sur la situation des femmes entrepreneurs et a été notamment mise en avant cette année par des actions comme « La Journée de la Femme Digitale » co-organisée par Catherine Barba et quelques uns des réseaux féminins les plus visibles. Les femmes entrepreneurs semblent être une véritable tendance, notamment poussée par la crise, et appuyée par des réseaux qui sont installés depuis de nombreuses années, comme Cyberelles, un business club de femmes fondé en 1999.

Sur la population globale des entrepreneurs français, 30% seulement sont des femmes – contre 48% aux États-Unis – mais l’intérêt des femmes pour l’entrepreunariat semble grandissant puisque plus des deux tiers d’entre elles jugent que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat. Elles sont d’ailleurs 18% à envisager de créer leur propre entreprise. Un chiffre rassurant qui démontre l’affranchissement des femmes par rapport aux clichés largement véhiculés de l’entrepreneur « masculin ».

“Les femmes représentent un potentiel d’énergie et de talents encore insuffisamment libéré aujourd’hui” Frédérique Clavel, Présidente de l’APCE et de Fédération Pionnières

Si la situation semble s’améliorer, d’autres contrebalancent fortement ce constat et indiquent, au contraire, que de nombreux efforts restent à fournir. Ainsi, seul 8% des startups financées par des fonds d’investissements sont gérées par des femmes. Interrogée lors du dernier Digikaapéro « spécial Girls », Audrey Soussan, Associée à Ventech, confirme cette tendance en affirmant que sur les 24 startups actives en IT, seules 4 ont  à leur tête des femmes.

Pourtant l’entrepreneuriat au féminin permettrait un équilibre entre vie familiale et vie professionnelle selon 46% des femmes. Une situation qui démontre l’intérêt de la gente féminine pour la création d’entreprise. Elles sont toutefois 33% à estimer qu’être une femme constitue un désavantage pour créer une entreprise et 42% à penser qu’il s’agit d’un désavantage pour convaincre les banquiers et investisseurs – ce que les chiffres annoncés plus haut semblent confirmer.

Une situation qui s’améliore ? 

Plusieurs tendances favorisent pourtant la croissance du nombre d’entrepreneuses. Les nouveaux métiers de l’internet ont, par exemple, favorisés l’émergence de l’entrepreneuriat au féminin comme les métiers liés au social media qui ont statistiquement tendance à se féminiser. Le numérique aurait ainsi favorisé l’évolution des femmes dans le monde de l’entrepreneuriat comme le démontre l’arrivée de nouveaux types d’entrepreneuses : les « mompreneurs ».

Les mompreneurs sont des femmes au foyer ou des mères de famille qui se lancent dans la création d’entreprise (comme Anne Laure de Constanza avec sa success story : Envie de Fraises) et constituent un symbole révélateur de l’évolution des mentalités, un pont entre les générations selon Audrey Soussan.

« Les femmes aux foyers veulent maintenant entreprendre, c’est un vrai pont entre deux générations » Audrey Soussan, Associée Ventech, Vice Présidente de Girls In Tech

C’est d’ailleurs la raison d’être de ces réseaux féminins comme Girls In Tech qui veulentt véritablement casser les codes en démontrant que les femmes peuvent également réussir, en insistant sur leur réussite plutôt que sur leur sexe. Ce réseau mixte souhaite montrer que les combats ont évolués, qu’il ne s’agit plus de la libération de la femme mais d’une plus grande intégration dans la sphère professionnelle et dans le tissu entrepreneurial français.

Promouvoir l’entrepreneuriat au féminin reste toute de même encore un vrai enjeu, les femmes pouvant mettre plus longtemps que les hommes à créer leur entreprise. Une difficulté à sauter le pas qui serait liée, selon Samia Ghozlane, Vice Présidente de Cyberelles, à l’évolution des mentalités qui demeurent encore trop lentes bien que la création d’entreprise soit de plus en plus simple en France.

Si 19% des femmes trouvent plus compliqué d’accéder aux marchés et à la clientèle,  71% des entrepreneurs femmes considèrent qu’elles ne rencontrent pas plus de difficultés que les hommes dans la direction d’une entreprise et 75% se relanceraient dans l’aventure si c’était à refaire. Les réseaux et les clubs mettent, d’ailleurs, en place beaucoup d’ateliers, favorisent le networking et représentent également une bonne occasion de participer à des concours conçus pour les femmes comme la Lady Pitch Night organisée par Girls In Tech ou les Tribune Women’s Awards, un moyen de contrebalancer ces désavantages et d’épauler les femmes entrepreneuses.

L’avenir pour les femmes? 

« La force d’une équipe d’entrepreneurs c’est ça complémentarité, on dit souvent ça en parlant des compétences, mais je crois profondément que cela devrait être aussi le cas en parlant des sexes » explique Audrey Soussan qui invite les femmes à « oser entreprendre« , un message martelé par les actrices du secteur. Des écarts subsistent pourtant entre hommes et femmes dans le monde entrepreneurial, comme la segmentation des secteurs d’activités très marquée.

Elles sont ainsi sur-représentées dans les professions de Consultants en Ressources Humaines (où elles occupent 58% des postes), en Formation et en Marketing/Communication, secteurs où elles représentent entre 40 à 50% des effectifs. Elles sont en revanche moins nombreuses dans les métiers de la logistique ou de l’informatique (11 et 17% respectivement), une situation qui marque toujours une différence entre les deux sexes.

« Il faut se démarquer par ce qui est aujourd’hui leur différence et profiter des organismes spécialisés » Samia Ghozlane, Vice Présidente de Cyberelles

La forte hausse du nombre de réseaux et de structures d’accompagnement, aidée par des portes étendards comme Fédérations Pionnières (ou Cyberelles, Girls In Tech, Girlz In Web, etc.) ou par des personnalités comme Fleur Pellerin ou Frédérique Clavel, indique pourtant un changement dans les mentalités et surtout un point de bascule pour l’histoire entrepreneuriale des femmes. Un mouvement qui semble en marche bien que subsistent encore des inégalités visibles et qu’il y a encore peu de coordination entre les différents acteurs du secteur.

Par

Louis Carle

26 mars 2013 / 00H00
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