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[Interview] Comment créer 300 startups? Les recettes du succès de ParisTech Entrepreneurs

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[Interview] Comment créer 300 startups? Les recettes du succès de ParisTech Entrepreneurs

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Par Louis Carle - 22 octobre 2013 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Fondé en 1999 et adossé à l’école Télécom ParisTech, l’incubateur ParisTech Entrepreneurs vient d’annoncer l’accompagnement de sa 300ème startups. Avec des success stories comme Netvibes, Hellocoton ou Kwaga, l’incubateur semble avoir compris les recettes du succès pour accompagner de manière efficace ses poulains. Pascale Massot, responsable de l’incubateur, répond aux questions de la rédaction sur les raisons d’être de cette structure et son analyse de l’écosystème actuel :[hr]

Pourquoi avoir fondé l’incubateur?

L’incubateur ParisTech Entrepreneurs a été fondé dans le cadre de l’appel à projet du ministère de la recherche et de la technologie et du ministère de l’Economie « incubation et capital-amorçage des entreprises technologiques » en mars 1999 dans le but de favoriser la création d’entreprises innovantes en lien avec la recherche publique.

A l’origine, sous le nom Télécom ParisTech, l’incubateur avait pour mission de sensibiliser les élèves de l’école à l’entrepreneuriat en leur proposant une offre d’accompagnement à la création d’entreprise. L’idée étant à cette époque de leur offrir une alternative à la poursuite d’une carrière dans un grand groupe et plus largement en tant que salarié. Pour cela, nous avons mis en place une offre structurée spécialement pensée pour répondre au mieux au besoin d’accompagnement de ces étudiants et jeunes diplômés.

Dès sa création, nous avons mis en place un accompagnement de ces étudiants et jeunes diplômés sur 18 mois pour les aider à atteindre la phase de maturité de leur projet qui conduit à la création de l’entreprise en tant que telle. Nous avons dupliqué le modèle sur Sophia-Antipolis en 2006 .

En 2009, l’incubateur change de nom pour ParisTech Entrepreneurs et s’ouvre à l’ensemble des écoles de ParisTech tout comme il demeure accessible à tout porteur de projet numérique. Nous croyons infiniment en la diversité des parcours et des projets, tout ce foisonnement est une richesse pour l’incubateur et les startups qui y séjournent.

Après 14 ans d’accompagnement, nous pouvons dire avec certitude que le monde numérique français est florissant d’innombrables opportunités de création d’entreprises, de porteurs de projets innovants parmi lesquels se trouvent sans doute les leaders du numérique de demain.

Quels liens entretenez-vous avec les autres incubateurs de votre réseau?

L’incubateur ParisTech Entrepreneurs, en étant adossé à l’école Télécom ParisTech,  fait parti du réseau d’incubateurs des écoles de l’Institut Télécom. Nous entretenons des liens réguliers particulièrement avec les incubateurs des écoles Télécom Sud Paris et de Bretagne. Sera d’ailleurs co-organisé le 14 novembre prochain, sous l’égide de la Fondation Télécom, un forum des incubateurs de startups de Paris, Evry et Bretagne.

Des interactions existent, à titre d’exemple, nous avons déjà mis en place des « co-incubations » notamment pour les spin-off E3S et SecureIC. Dans le cas de E3S, la technologie est issue des laboratoires de Télécom Bretagne alors que la start-up était incubée à ParisTech Entrepreneurs. Dans le cas de SecureIC , ce fut différent, la technologie était issue des laboratoires de Télécom ParisTech alors que la start-up a été co-incubée à ParisTech Entrepreneurs et Télécom Bretagne.

De même, nous participons notamment au Challenge annuel organisé pour les étudiants de Télécom SudParis et Télécom Ecole de Management. Et le rapprochement entre Mines et Télécom permet échanges et interactions entre les différents acteurs des écoles du groupe.

Vous en êtes à la 300ème startups, quel bilan en tirez-vous?

Notre premier constat est que l’accompagnement pluri-disciplinaire que nous proposons sur 18 mois porte ses fruits !

Chaque année, nous accueillions plus de 20 projets pour plus de 300 candidatures examinées. En 14 ans, nous avons participé à la création de 300 startups aux projets passionnants qui représentent pour bon nombre d’entres elles des pépites de l’entrepreneuriat français comme Hellocoton, Pretty Simple, Adomik, Netvibes, Lelivrescolaire ou encore WriteThat.name pour n’en citer que quelques unes.

Au delà de ce constat, notre position nous permet d’affirmer que ni le nombre de porteurs de projet ni celui du nombre d’entreprises innovantes créées ne faiblissent. Ce qui nous semble extrêmement encourageant dans la situation économique actuelle. En outre, les collectivités locales se sont également beaucoup investis dans le développement de leurs territoires et mettent en place des dispositifs spécifiques favorisant la création d’entreprises.

Parmi ces startups, combien d’entre elles survivent? Avez-vous des chiffres sur le suivi de celles-ci?

Actuellement, nous pouvons vous dire que 229 entreprises sont toujours actives (avec plus de 2000 emplois crées et 80 milions d’euros de CA cumulé) sur les 300 accueillies au sein de l’incubateur.

Il est important de préciser que notre rôle consiste aussi à favoriser l’accès de nos start-ups aux financements qu’il s’agisse d’aides à l’innovation ou de capital risque. Depuis l’origine, les start-up de l’incubateur ont réussi à gagner la confiance d’investisseurs en levant plus de 170 millions d’euros. Par ailleurs, l’attractivité de nos start-ups a conclu a un certain nombre de sorties industrielles (Netvibes, Hellocoton, Mobikit, Plug & Surf, Dis moi ou, Baracoda…) notamment par de grands groupes internationaux  tels que Nintendo, Dassault Systèmes, Amdocs ou encore Prisma Media.

Comment voyez-vous le secteur de l’accompagnement français? Quelles tendances voyez-vous monter?

Le secteur de l’accompagnement se développe fortement avec l’émergence de structures qui se positionnent à chaque étape du développement des projets et l’arrivée de structures dédiés à des secteurs d’activités particuliers (Automobile, Biotech, ect.). Par ailleurs, Il existe aujourd’hui de nombreuses offres type « Accélérateur » qui détectent très amont des idées, des projets à potentiel. Ces structures encadrent et challengent les porteurs de projet sur de très courtes périodes de 3 à 6 mois, un vrai défi ! Ce soutien amont est très complémentaire de nos actions et permet aux créateurs d’entreprises de tirer le meilleur profit, dans la phase suivante sur laquelle nous intervenons sur une période plus longue (18mois).

Nous voyons, avant tout, dans cette tendance l’opportunité de faire bénéficier aux entrepreneurs français d’un accompagnement sur le long terme et de collaborer avec tout types de structures (accélérateurs, pépinières…) quelles soient publiques ou privées (L’Accélérateur, The Family, Mega incubateur numérqiue de Xavier Niel…).

Par ailleurs, dans bien des structures plus traditionnelles, il existe une prise de conscience des limites de l’accompagnement dit collectif. Les efforts sont réels pour y substituer un accompagnement individuel adapté au besoin de chaque porteur de projet. C’est une évolution rassurante quel que soit le type de projet. Le facteur humain, fondamental dans toute création d’entreprise est difficilement approchable lors d’encadrements collectifs. A ParisTech Entrepreneurs, nous sommes persuadés que l’accompagnement sur mesure ne doit pas être  seulement réservé aux entreprises innovantes, mais au contraire doit bénéficier à un maximum de porteurs de projet. C’est à l’accompagnant de s’adapter à chaque cas, non au créateur d’entreprise de rentrer dans un moule pré-formaté. De même, de plus en plus d’initiatives de mentorat voient le jour. C’est aussi un modèle auquel nous croyons. Ainsi, à ParisTech Entrepreneurs, des diplômés de notre Alumni apportent expérience, support et réseau à nos jeunes pousses.

De notre situation, nous percevons assez tôt les nouvelles tendances des secteurs du numérique : hier la géolocalisation, l’inter-modalité,  l’E-santé, le Smart-Grid, aujoud’hui le Big Data, la prédiction…

Par

Louis Carle

22 octobre 2013 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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