Basée à Lille, la startup Keyneosoft vient d'annoncer avoir bouclé une levée de fonds de 1 million d'euros auprès d'un fonds d’investissement privé et de Bpifrance. Fondée en 2007 par Alexandre Mayaud et Nicolas Delcourt, cette jeune pousse vient bousculer les codes traditionnels du commerce, en proposant aux marques et aux enseignes, des solutions numériques facilitant les achats des clients.


La digitalisation des points de ventes physiques devient un chantier important pour toutes les marques et les enseignes commerçantes. Autrement appelé "Phygital Commerce" (contraction de Physique et Digital), c'est justement sur ce point que se penche la quarantaine de collaborateurs de Keyneosoft et de sa filiale La Mobilery. Grâce à cette levée de fonds finalisée au cours du mois de mai, l'ambition est de devenir un acteur majeur du commerce digital 360 degrés.

keyneosoft

« Cette opération s’inscrit dans un contexte marché porteur. Les clients sont passés de projets Proof of Concept à une logique de déploiement du digital à l’échelle de l’ensemble des points de vente. De nouvelles expériences en lieu de vente voient le jour, avec l’arrivée des objets connectés, de nouveaux devices ou des technologies comme le Lifi, les beacons ou les ultra-sons… », souligne Nicolas Delcourt, Directeur fondateur de Keyneosoft.

Commerce omni-canal

A ce jour, plusieurs clients ont été séduits par les solutions proposées par Keyneosoft, dont Ikéa, Boulanger, Carrefour, Auchan, Casino, System U ou encore Leroy Merlin. La ligne de développement est claire après cette levée de fonds : les fondateurs souhaitent non-seulement accélérer leur développement sur le marché français, mais également prendre position à l'international. En outre, il est aussi possible qu'une future opération de croissance externe intervienne dans les prochains mois, afin de renforcer l’offre sur l’ensemble des parcours d’achat : web, digital in-store et mobilité.

« Depuis la création de l’entreprise il y a 7 ans, nos clients nous demandent toujours de continuer à grandir et à industrialiser nos process tout en gardant l’agilité et l’esprit d’innovation qui nous caractérisent. Là, nous changeons de catégorie… en gardant un ADN de startup », complète, Alexandre Mayaud.