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Comment j’ai quitté la France et mon job à 3200 euros par mois pour vendre des perles

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Comment j’ai quitté la France et mon job à 3200 euros par mois pour vendre des perles

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Par Aminata Ndiaye - 09 novembre 2016 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

C’est en avril dernier que j’ai fait ce choix. Celui de partir, quitter la grande tour de cette entreprise du CAC 40 situé du côté de l’esplanade de la Défense, pour vendre les perles des femmes sud-africaines sur internet.

À 25 ans à peine, alors que je venais tout juste de décrocher mon Master 2 dans une Grande Ecole de Commerce, mon premier emploi juste après la fin de mon alternance, j’ai commencé à sentir la dépression s’installer en moi. Plus les mois passaient et plus je me demandais, si c’était « ça »au fait la vie ? Oui « ça » ! Tu sais cette routine pesante qui t’abrutit, ces tâches répétitives sans intérêt pour toi et souvent même pour les personnes qui te demandent de les effectuer.

Communément appelé Métro-boulot- dodo, moi je l’appelais « la mort à petit feu ». Je prenais de plus en plus conscience de mon mal-être quand mes amies me demandaient de sortir et que je ne voulais pas, tout ça parce que mon travail de consultante m’anéantissait de plus en plus, me faisait perdre l’estime de moi et m’éloignait des accomplissements de la vie dont j’avais toujours rêvé.

Deux mois avant cela, je revoyais des amis que j’ai connus deux ans plus tôt en Afrique du Sud et une d’entre-elle m’a parlé de la fermeture de son association de personnes en situation de handicap qui fabrique des bijoux en perles. Autant dire que lorsque j’ai vu les bijoux, j’ai été conquise et très désolée par cette situation. Je suis rentrée en France impuissante. Elle continuait de me raconter les difficultés que rencontraient son équipe après la fermeture de cette association.

8 h 50, sur la ligne du RER A, alors que j’étais une fois de plus en retard pour le boulot, parce que 2h plus tôt j’avais hésité à me lever pour faire face à une nouvelle journée de travail, je me suis assise à côté d’un jeune homme (que j’appellerai Jean) qui racontait avec enthousiasme à son ami qu’il avait lancé son entreprise il y a quelques mois, qu’il n’arrivait pas encore à en vivre mais qu’il était heureux de sa nouvelle vie.

En voyant le bonheur et l’épanouissement de Jean, je me suis posée la question suivante : Pourquoi Jean arrive-t-il à être heureux en ayant des fins de mois difficiles tandis que moi avec 3200 euros brut/mois, 0 enfant à charge et 0 loyer à payer je suis encore malheureuse. J’ai vite compris que mon bonheur ne résidait pas dans mon salaire mais plutôt dans mes accomplissements au quotidien.

Devenir le leader des bijoux made in Africa

Très vite j’ai quitté mon emploi et j’ai entamé les démarches pour une nouvelle vie en Afrique du Sud. J’ai investi toutes mes petites économies et repris cette association anciennement nommée Ikhaya Elite pour en faire une entreprise sociale. J’ai embarqué ma sœur avec moi dans l’aventure et notre objectif est de faire d’Ikhaya Mossy (La Maison Unique) le leader des bijoux made in Africa dans le monde.

nos bracelets

Je ne dors plus que 5h par nuit au lieu de 8, je cumule 2 boulots (celui que j’appelle mon travail alimentaire et celui qui m’a redonné un second souffle), travaille sur mon projet pendant mes pauses déjeuner, prend des cours en ligne après le travail. Bref, JE (RE)VIS. Et je peux t’assurer quelque chose : Je n’ai jamais été aussi heureuse, ni autant appris sur moi-même et mes capacités que pendant ces 3 derniers mois.

Le bonheur que m’apporte le travail avec ces femmes est indescriptible. Je me sens utile quand je leur explique des nouveaux designs inspirés de leur culture que nous allons vendre sur internet et je suis heureuse d’entendre à chaque fois que je les rencontre, que notre travail leur apporte de l’espoir et qu’il leur permet d’en vivre.

Voilà mon plus gros défi aujourd’hui : de faire de cette petite entreprise, une entreprise durable dans le temps, pour ne pas anéantir l’espoir de cette deuxième chance que nous avons fait renaître en elles.

Par

Aminata Ndiaye

09 novembre 2016 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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