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À quand une vraie réussite indienne issue de son immense industrie logicielle ?

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Par Céline Delacharlerie, Innovation is everywhere - 09 janvier 2017 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

L’industrie des produits logiciels a connu une croissance considérable en Inde au cours de la dernière décennie en raison de la convergence de plusieurs facteurs tels que la disponibilité des téléphones mobiles, la facilité d’adoption du modèle d’abonnement (SaaS) et une collaboration accrue favorisée par les médias sociaux. Mais alors que le Japon avait Sony il y a vingt ans, la Corée a Samsung aujourd’hui, ou la Chine a Xiaomi, l’Inde n’a pas encore connu une réussite qui pourrait faire briller le pays sur la scène internationale.

L’Inde est bien connue pour ses nombreux ingénieurs logiciels. L’industrie des services de logiciels contribue pour environ 14% des exportations du pays et emploie près de 3 millions de personnes, selon les statistiques du think tank iSPIRTBeaucoup d’ingénieurs tentent de reproduire le succès des licornes indiennes Flipkart ou Snapdeal, les deux concurrents d’Amazon. Bengaluru à elle seule compte 4000 startups actives qui ont levé un total de plus d’un milliard de dollars au cours des deux dernières années, ce qui en fait le deuxième plus grand hub de startups technologiques au monde après la Silicon Valley.

Bien que la densité des talents et des startups est élevée, peu d’entre elles ont réellement innové ou créé des entreprises profitables au cours des dernières années. « Nous avons des startups mais leurs résultats sont mauvais. L’Inde a le pire multiple en termes de valeur de sortie », peut-on lire sur le site Web de iSPIRT. Une analyse d’iSPIRT et de SignalHill révèle que la valeur de sortie par fusion ou acquisition était de ~ 7X l’investissement initial à Israël. Aux Etats-Unis le multiple était de ~ 5X. En Inde, il était seulement de 1.1X (et ce chiffre est gonflé parce qu’il intègre les fusions et acquisitions des services IT également).

La croissance des incubateurs et des programmes de mentorat

Ceci explique l’émergence de nombreuses communautés, incubateurs, accélérateurs et autres programmes de mentorat pour aider les startups dans leur développement vers une entreprise à succès.

Même l’accélérateur français NUMA a lancé son premier pôle asiatique à Bengaluru. « En France, il y a beaucoup de jeunes avec un bagage en gestion d’entreprise qui se battent pour trouver des directeurs techniques. Ici, c’est le contraire. Il y a beaucoup de talents techniques, mais ils ont besoin de soutien pour le côté commercial. Voilà pourquoi nous avons un programme de 6 mois à Bengaluru par rapport à 4 mois en France », explique Clarisse Tonon, gestionnaire des projets d’innovation au NUMA Bengaluru.

Les multinationales ont également créé leurs accélérateurs pour aider les startups à mieux comprendre les besoins des clients et le contexte de leurs industries. Par exemple,

« Nous voulions jouer un plus grand rôle dans l’écosystème », explique Mohammed Anzy, qui a initié ce projet à SAP.  » De plus en plus de collaborations entre les startups et les entreprises devrait se produire et se produira en Inde », a déclaré Shailendra Singh de Sequoia India à TechSparks.

Un acteur important soutenant les entrepreneurs de produits logiciels est iSPIRT. Cet organisme sans but lucratif a été créé en 2013 par un groupe de volontaires de l’industrie du logiciel. Entre autres, ils créent des documents de référence pour aider les entrepreneurs à « anticiper les besoins des clients plutôt que d’y réagir » et essayer d’améliorer la collaboration entre les startups et le monde des entreprises. « Nous voulons rendre les innovations indiennes plus accessibles« . Voilà pourquoi iSPIRT a lancé le programme M&A Connect pour faciliter les fusions et acquisitions et le programme Global CXO Connect qui réunit les Directeurs d’innovation d’entreprises pour un événement unique appelé InTech50.

Des opportunités immenses en dehors de l’eCommerce et de la Fintech

Le pays ne manque pas d’opportunités pourtant, en dehors de l’e-commerce qui est déjà saturé.

 » Jusqu’ici, nous avons répliqué ce qui existe aux États-Unis. Nous devons résoudre des problèmes spécifiques à l’Inde maintenant, en particulier celui de l’inclusion financière « 

Nikhil Kumar, membre de iSPIRT

La Fintech a effectivement été le dernier champ de bataille en Inde, mais la force disruptive réelle dans ce secteur est probablement le gouvernement lui-même, avec sa plateforme India Stack et l’UPI, comme nous l’explique Nikhil.

Si l’inclusion financière de la population sous-bancarisée a attiré toute l’attention des entrepreneurs et des investisseurs cette année, avec une croissance impressionnante de startups dans ce secteur, il y a bien d’autres problèmes en Inde, qui n’ont pas encore été résolus. « L’Inde est la capitale mondiale des inefficacité », plaisante Kunal Shah, fondateur de la FinTech FreeCharge. Pour donner quelques exemples, les grandes villes indiennes connaissent parmi les pires embouteillages du monde, et le pays a l’une des plus faibles densités d’enseignants par étudiants ou de médecins par patients.

«  La résolution des problèmes en Inde est un défi à grande échelle : nous parlons de la résolution de problèmes pour 1,2 milliard de personnes, dans un pays complexe de plusieurs états avec des lois et des langues différentes. Si vous pouvez résoudre un problème en Inde, vous pouvez le résoudre partout ailleurs « 

Tathagat Varma, entrepreneur et mentor pour de nombreux accélérateurs

Prenons l’industrie HealthTech, par exemple : très peu de startups ont réussi à créer une entreprise profitable. Forus Health est l’un des seuls succès réels dans ce secteur en Inde avec son dispositif médical connecté innovant pour prévenir la cécité. « Nous touchons à l’heure actuelle 2 millions de vies dans 26 pays », explique Donny Thomas, directeur du développement commercial chez Forus Health. Fait intéressant, le fondateur de la société a présenté le concept à l’entreprise Philips en 2008, mais ils n’étaient pas intéressés.

Sur la population de 1,2 milliard d’Indiens, seulement 220 millions possèdent un smartphone et la plupart d’entre eux ont une façon très particulière de l’utiliser. « Nous avons constaté qu’il est très difficile de s’identifier à ces utilisateurs, mais c’est essentiel pour croître. Ces consommateurs ont des téléphones qui coûtent de 60 à 180 USD, des salaires entre 200 et 700 USD. Batterie, solde, espace de stockage et consommation des données sont primordiaux pour eux. Il y a beaucoup d’arrogance, de scepticisme envers la monétisation pour cette audience, mais nous pouvons apprendre beaucoup en parlant simplement avec eux », explique Ankur Singla, fondateur et PDG de HelpChat, la principale application tout-en-une en Inde avec 50.000 transactions par jour.

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Céline Delacharlerie, Innovation is everywhere

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