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Le financement de l’entrepreneuriat féminin a-t-il encore un train de retard ?

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Par Anais Richardin - 01 mars 2017 / 00H00

Part importante du financement participatif, tour de table moyen plus faible malgré une accélération des levées de fonds... le baromètre de l'entrepreneuriat féminin réalisé par Starther avec KPMG dresse le portrait du financement de l'entrepreneuriat féminin aujourd'hui. Le constat : si la croissance des femmes dans l'écosystème est significatif, de gros efforts restent encore à fournir pour les financer.

Chaque année, StartHer (ex Girls in Tech Paris), l’association qui souhaite donner plus de visibilité aux femmes dans la Tech, passe au crible l’entrepreneuriat féminin. Accompagnée pour cette édition du cabinet de conseil KPMG, l’association nous livre les résultats de son enquête. Et si la part des femmes dans l’entrepreneuriat ne cesse d’augmenter, les voies du financement ne sont pas forcément les mêmes que pour les hommes.

« Nous constatons tout d’abord que la croissance des levées de fonds féminines ne se contente pas de se poursuivre, mais s’accé- lère fortement. Cependant, 2016 ayant été une année particulièrement propice aux levées de fonds Tech en France, cette accélération suit le marché et ne permet pas aux femmes d’opérer un réel rattrapage ; la proportion des levées féminines n’ayant pas évolué « , explique en préambule du baromètre Audrey Soussan, membre de Starther et Principal chez Ventech.

Des levées féminines qui représentent 7 % du montant total levé en France en 2016

Sur les 600 startups qui ont levé des fonds en 2016, 70 étaient ainsi dirigées par des femmes, soit une évolution de 85 % par rapport à l’année précédente. Un joli effort et libre à nous d’y voir que les entreprises gérées par des femmes ont peut-être moins besoin de lever des fonds. Ou y ont-elles simplement moins facilement accès ?

Lorsqu’on y regarde de plus près, on voit que même dans les montants levés la parité n’est pas de mise. Les entrepreneures ont levé 126,6 millions d’euros, soit 7 % du montant total levé en France l’année dernière, qui représente tout de même une hausse de 29 % en comparaison avec 2015. Le tour de table moyen mené par une femme est en revanche toujours très inférieur à celui mené par un homme avec en moyenne 1,8 million d’euro levée par une entrepreneure contre 3,5 millions d’euros lorsque c’est un homme qui dirige la société.

« Le montant moyen levé par les femmes, reste non seulement très en retrait (moitié moindre que celui des hommes) mais connaît cette année un petit recul, creusant encore l’écart avec le ticket moyen global. Pourtant, les projets féminins semblent tout aussi ambitieux que les projets masculins (même proportion de levées au 3e tour ou plus). Reste donc à déterminer si les femmes ont raison de limiter la taille de leur tour de financement. L’avenir nous le dira !« 

Audrey Soussan

starther

Le crowdfunding joue un rôle de plus en plus important

Côté secteurs, les entreprises créées par des femmes qui ont levé des fonds l’année dernière se situent très fortement dans le domaine internet, e-commerce et e-services (59 %), loin devant l’électronique et l’informatique (17 %), les biotechnologies (13 %), ou encore les logiciels et services informatiques (11 %).

secteurs

Quant aux sources de financement, si le trio de tête des investisseurs se composent de Femmes Business Angels, Alsace Capital et Bpifrance, le crowdfunding semble jouer un rôle important dans le soutien à l’entrepreneuriat féminin. Deux plateformes de crowdfunding se sont ainsi placées cette année dans le top 5 des investisseurs les plus actifs dans les levées de fonds féminines : Sowefund, qui a réalisé 60 % de ses tours de financement avec des entreprises dirigées par des femmes, et Wiseed (29 %).

Le top 3 des levées féminines en 2016

  • Frichti : 12 millions d’euros
  • Splio : 11 millions d’euros
  • AfriMarket : 10 millions d’euros
Par

Anais Richardin

01 mars 2017 / 00H00
mis à jour le 28 mai 2018
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