Quand des réfugiés imaginent des solutions à la crise migratoire

Un an après le premier hackathon parisien pour trouver des solutions à la crise des réfugiés, c’est cette fois un Startup Weekend dédié à cette problématique qui aura lieu les 10, 11 et 12 mars.

Le problème reste le même mais les solutions changent. Un an après le premier hackathon parisien dédié à la crise des réfugiés, Techfugees et Startup Weekend allient leurs forces avec le soutien de Paypal, partenaire de l’événement, pour proposer un hackathon « pour et avec les réfugiés« . Durant trois jours, les 10, 11 et 12 mars, technophiles, réfugiés et toutes les bonnes volontés prêtes à s’investir se réuniront au Liberty Living Lab, dans le deuxième arrondissement, pour plancher sur des projets concrets améliorant la vie des réfugiés et permettant de créer du lien social dans les pays d’accueil.

« On approche de la présidentielle et rien n’est fait pour les réfugiés, se désole Joséphine Goube, CEO de Techfugees. On ne parle pas des réfugiés. » Pourtant, la France s’est engagée à accueillir 30 000 réfugiés d’ici la fin de l’année. Or, les défis sont nombreux pour que l’accueil des réfugiés se passe au mieux : la logistique est complexe, la communication entre les réfugiés, les locaux et les associations souvent délicate et l’intégration des réfugiés dans la vie locale relève encore du parcours du combattant.

Josephine photo portrait Entrepreneur Roundtable

Trois projets concrets

C’est pourquoi le Startup Weekend Techfugees sera dédié à trois projets spécifiques : la création d’une plateforme permettant réunissant la communauté Tech, les réfugiés, les associations humanitaires et les impact investis soucieux de soutenir financièrement des projets à fort impact social; une réflexion autour de l’emploi des réfugiés sans discrimination, fût-elle « positive »; et enfin la création d’une technologie permettant de gérer la logistique d’une base d’accueil de 900 réfugiés située en Grèce.

Des prototypes doivent être présentés à l’issue des trois jours de hackathon avant d’être ensuite testés sur le terrain puis développés avec l’aide d’ONG, comme le sont toujours la plupart des projets sortis du hackathon de l’année dernière. D’autres projets, issus de hackathons au Royaume-Uni, en Norvège ou en Suède, donnent déjà lieu à des expérimentations : à Oslo, un chatbot dialogue en arabe avec les femmes réfugiées pour les orienter vers des structures d’accueil; à Londres, les ONG s’intéressent à une application permettant aux réfugiés de s’identifier et de conserver leurs papiers d’identité.

« On ne fait pas de la technologie pour la technologie
On utilise la technologie pour créer du lien social « 

Joséphine Goube, CEO de Techfugees

« Parfois, les hacks sont vraiment super simples, précise Joséphine Goube. En Norvège, un groupe avait créé une page Facebook pour organiser l’accueil des réfugiés. A l’issue du hackathon, ils avaient une plateforme fonctionnelle. » La jeune femme rappelle que Techfugees « ne fait pas de la technologie pour la technologie » mais bien pour « créer du lien social ». C’est pourquoi toutes les bonnes volontés sont appelées à participer, parce que parfois « des idées toutes bêtes » peuvent pourtant tout changer.

Pour vous inscrire au prochain hackathon Techfugees, du 10 au 12 mars, c’est ici.