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Un monde sans viande, c’est possible ?

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Par Maëlle Lafond - 03 janvier 2018 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

Alors que la population humaine ne cesse de croître, la probabilité de pouvoir continuer à nourrir l’humanité avec autant de protéines animales que nous en consommons aujourd’hui rétrécit à vue d’oeil. Pour répondre à cette problématique, de nombreuses startups se lancent dans les alternatives aux produits carnés. Et si la solution était simplement de devenir végétarien ? 

Comment relever le défi consistant à nourrir l’ensemble de l’humanité d’ici 2050, alors que les projections tendent vers un scénario de 9 milliards d’êtres humains ? Selon nos standards, notamment en terme de protéines animales, l’équivalent de 3 planètes serait nécessaire. Rien que ça. Pour relever ce défi, des startups aux quatre coins du globe travaillent à des alternatives qui permettraient de substituer des protéines nouvelles à la viande.

Dans ce domaine, trois axes sont prioritaires, celui des légumineuses (produits à bases de plantes, avec par exemple les steaks végétaux de Beyond Meat), celui des algues (avec Algama en France par exemple) et enfin celui des insectes (pour la consommation humaine sur l’exemple de Jimini’s et pour l’alimentation animale avec Ynsect). Un marché des substituts de viande qui ne cesse de prendre de l’ampleur, avec une croissance de +25 % pour l’année 2015, et des estimations à près de 14% supplémentaires par année d’ici à 2024 selon le cabinet américain Lux Research. 

Photo by Jairo Alzate on Unsplash

De quoi imaginer un monde sans viande ?

Mais à quoi ressemblerait notre monde si on supprimait toute source de nourriture animale ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre le blog Medigo, au travers d’un scénario fictif dans lequel le monde deviendrait végétarien du jour au lendemain.

Les pays qui ont une alimentations moins riche en viande que d’autres s’adapteraient évidemment plus facilement. À l’opposé, certains pays devraient modifier plus drastiquement leur alimentation : c’est le cas des États-Unis, de l’Australie, de l’Argentine, de l’Uruguay et d’Israël. Ces derniers se classent aujourd’hui en tête des pays ayant la plus grande consommation de viande par an et par habitant, avec 97kg pour les US jusqu’à 80kg pour Israël, sur la cinquième marche du podium. 

Et si l’alimentation venait à être à ce point bouleversée dans ces pays carnivores, il est clair que l’économie le serait aussi dans les pays dont la richesse dépend majoritairement de la production de produits carnés. Seraient ainsi particulièrement concernés la Chine, les États-Unis, l’Indonésie, l’Inde et le Brésil, qui cumulent à eux cinq 58% de la production mondiale de viande. Mais l’impact sera bien plus global, puisque dans le monde une personne sur six est à ce jour employée par l’industrie de l’élevage, soit 1,3 milliard de potentiels personnes sans emploi à qui il faudra trouver une autre activité. 

Plus de ressources, moins de pollution, moins de maladies ?

Mais chez les premiers concernés, les chiffres seraient encore plus impressionnants : si l’humanité devenait végétarienne demain, ce serait plus de 36 milliards d’animaux qui retrouveraient leur liberté. 

Les animaux ne seraient pas les seuls à bénéficier de ce changement de régime soudain : l’industrie de l’élevage utilise une grande part d’eau et de territoires, et les conséquences de la surconsommation de protéines animales sur l’environnement et la santé sont réellement néfastes. Ainsi, l’industrie de l’élevage utilise des ressources considérables en eau : manger un hamburger reviendrait ainsi, selon l’étude de Medigo, à tirer la chasse d’eau pendant six mois, ou à se doucher pendant trois mois ! Et elle ne semble pas moins gourmande en terres, avec 34 658 000km2 de terres allouées à l’industrie du bétail, soit la taille du continent africain. 

Côté pollution, le constat est tout aussi alarmant : l’industrie de l’élevage est polluante, et pas seulement à cause du méthane émis par les flatulences des vaches. Elle est ainsi la deuxième source d’émission de gaz à effets de serre (15%) derrière le chauffage et l’électricité (25%) mais devant les transports (14%) et l’industrie (10%). Enfin, le passage à une alimentation végétarienne aurait, toujours selon Medigo, des effets non négligeables sur notre santé, avec une réduction des risques de cancers (pancréas, intestin, colon, estomac, sein), du diabète et des maladies cardiovasculaires. De quoi convaincre même les plus carnivores d’entre nous ?

un monde sans viande

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Maëlle Lafond

03 janvier 2018 / 00H00
mis à jour le 09 mars 2018
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