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17 juillet 2018

Okay Doc veut mettre l’expertise des chercheurs français au service des entrepreneurs

Yann-Maël Larher, cofondateur de Okay Doc, nous parle de sa plateforme de mise en relation entre experts de différents champs disciplinaires et entreprises.

Comment l’idée vous est-elle venue ? Quelle problématique souhaitiez-vous résoudre ?

Dans l’univers numérique où l’innovation vient des comportements, les sciences humaines et sociales se replacent au coeur du jeu économique et industriel ainsi qu’au coeur de la société numérique.

Pourtant les entreprises françaises perçoivent encore trop souvent le doctorat comme une spécialisation déconnectée de la réalité socio-économique et non comme une formation d’experts capables de prendre une part active aux processus de décision.

Ce déficit est une explication importante de nos difficultés économiques, mais aussi de l’affaiblissement de notre rayonnement scientifique et intellectuel. Le manque de connexion entre les entreprises et les chercheurs ralentit l’émergence de l’innovation en France, alors même que notre pays dispose d’atouts incontestés.

Présentez-nous votre solution

Okay Doc entend re-connecter l’entreprise et la recherche en France en constituant la première communauté de chercheurs et d’expertise de haut niveau dédiée à la transformation numérique des organisations.

L’objectif est de valoriser l’expertise des chercheurs français sous la forme de travaux exploratoires, de séminaires prospectifs et de notes de recherche en lien avec l’impact des nouvelles technologies dans la vie des entreprises.

Le fonctionnement de okaydoc.fr est simple. Les organisations qui souhaitent faire appel à un docteur/expert nous soumettent une demande en ligne. Nous nous chargeons ensuite de leur proposer des chercheurs dans différents champs disciplinaires (droit / économie / management / informatique / neurosciences / psychologie / mathématiques / sociologie…) dont les travaux sont en adéquation avec les besoins opérationnels ou prospectifs de l’entreprise. Toute la relation est encadrée par notre plateforme et nous accompagnons les docteurs/chercheurs tout au long de leurs missions.

Quel est votre business model ?

Nous sommes sur un model BtoB et facturons nos clients une fois la mise en relation effectuée.

Grâce à notre intermédiation, les organisations (entreprises privées, collectivités, institutions) peuvent enfin avoir accès à des expertises pointues, à des chercheurs de haut niveau, sans passer immédiatement par l’embauche qui représente trop souvent un obstacle pour l’intégration des chercheurs en entreprise.

Qui sont vos concurrents ?

Nous n’avons pas vraiment de concurrents directs. Pour le moment, sur les sujets d’innovation les entreprises font surtout appel à des grands cabinets de conseil qui ne se s’adressent qu’aux grands comptes et dupliquent des solutions déjà vues.

Notre ambition est différente, puisque depuis le début nous souhaitons promouvoir les travaux originaux de chercheurs français : notre processus d’accompagnement est posé et nous permettra de proposer rapidement d’autres types de prestations afin de satisfaire une grande variété de demandes.

Racontez-nous votre votre plus grosse galère ? 

La plus grosse galère a été à ce jour le montage du dossier d’agrément CIR qui permet aux entreprises d’être référencées comme entreprise de R&D. La plupart des entreprises se font accompagner par des entreprises spécialisées qui connaissent par cœur les critères de l’administration.

Néanmoins pour des raisons d’éthique et de budget nous avons choisi de le faire nous même. C’est aussi une belle épreuve du feu.

Prévoyez-vous de lever des fonds ?

Nous ne souhaitons pas lever des fonds avant un an et demi. Nous désirons fédérer l’écosystème plutôt que le bousculer. Notre première priorité est de créer des partenariats qui soient gagnants pour tous les acteurs : les entreprises, les chercheurs, les universités et les administrations. Faites passer le mot !