Décryptage#Prank
1 avril 2019

1er avril – Mounir Mahjoubi abandonne la course à la mairie de Paris pour rejoindre Amazon

L’ancien secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi a annoncé sur Facebook son « bonheur » de rejoindre le groupe de Jeff Bezos.

Le titre vous a plu ? Super, mais on vous rappelle que cet article a été publié un 1er avril, et qu’il n’est pas à prendre au pied de la lettre 😉

 

Coup de théâtre ! Après avoir démissionné la semaine dernière du gouvernement, Mounir Mahjoubi change complètement ses projets. L’ancien secrétaire d’État chargé du numérique a annoncé ce lundi sur Facebook rejoindre Amazon en tant que conseiller spécial de Jeff Bezos pour les affaires publiques. « Je suis heureux de rejoindre les équipes d’Amazon, a indiqué – en anglais ! – l’homme politique. Les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple, ndlr) ont toujours été d’incroyables partenaires de la France et j’ai hâte de renforcer les liens entre Amazon et le gouvernement français. »

L’ex-secrétaire d’État au numérique sera en effet notamment chargé de faciliter le développement de la plateforme dans l’Hexagone. Une volte-face d’autant plus surprenante que l’un des derniers projets de Mounir Mahjoubi avait été de faire signer une charte de bonne conduite aux GAFAs. Une proposition poliment déclinée par Amazon, ce qui n’avait pas manqué de mettre en colère l’initiateur du dialogue.

Interrogé par Maddyness sur ce coup de sang, Mounir Mahjoubi a reconnu s’être « légèrement emporté« . « Nous voulons travailler avec des géants ? Commençons par bien accueillir ceux qui existent déjà, a commenté sans langue de bois l’ex-secrétaire d’État. Amazon peut apporter beaucoup à la France : des colis, des colis et encore des colis ! » Et d’évoquer la nécessité d’aligner la législation et le régime de taxation français sur ceux de l’Irlande, prisés des groupes technologiques.

L’ancien proche d’Emmanuel Macron nie cependant renier ses principes et met en avant le fait qu’Amazon, « est le nouveau facteur : il va partout, y compris dans les territoires oubliés, les zones les plus reculées et prend soin de ceux qui peuvent se sentir délaissés« . Il vante ainsi les vertus du géant pour « l’inclusion numérique« , l’un de ses chevaux de bataille préférés.