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La nouvelle ruée vers l’or pour les startups africaines est lancée

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Par Nicolas Goldstein - 10 mai 2019 / 08H00

Durant ce mois d'avril, l'insaisissable licorne africaine, Jumia, a été aperçue dans les rues de Wall Street pour son introduction en bourse. La success-story de Jumia a évidemment inspiré beaucoup d'autres à aller en quête de leurs propres licornes en investissant dans les startups africaines. À tel point que le montant des investissements pour les startups en Afrique a passé le cap du milliard de dollars en 2018.

Pour être exact, le montant investi dans les startups est évalué à 1,164 milliard de dollars. Ce palier est une première pour le continent africain et ses startups. Les investisseurs derrière ce nouveau record sont principalement des capital-risqueurs, ou encore des investisseurs providentiels. On retrouve aussi parmi eux, des institutions comme la banque mondiale ou même l’Union européenne. Certes, d’un point de vue mondial, cette somme n’est pas comparable au 24,6 milliards d’euros enregistrés par l’Europe par exemple. L’Afrique est encore loin de ces enjeux.

Toutefois, ce milliard reste tout de même un palier important et laisse présager un avenir encore plus fertile pour les startups et le continent. Cependant, la somme n’est pas le seul détail qui étonne dans ces dernières statistiques. En effet, la croissance du montant investi dans les startups africaines est tout de même surprenante. En 2017, les investissements pour les startups étaient évalués à environ 560 millions de dollars. Cette croissance incroyable de 200 % en une année est tout simplement phénoménale. L’évolution de l’écosystème des startups en Afrique a subi un bond extraordinaire.

Les fonds affluent

Si ces chiffres n’étaient pas suffisamment surprenants, il faut savoir que cela ne pourrait que croître avec le temps. De nouveaux fonds se mettent déjà en place pour investir dans les startups en Afrique. C’est le cas de Seedstar World. Connu à travers le monde pour ses compétitions de startups, Seedstar World s’est associé à Venture Growth (un capital-risqueur français basé sur le marché africain) pour mettre en place un fond de 100 millions de dollars qui sera utilisé pour investir dans une quarantaine de startups. Selon la teneur de l’intérêt de ce partenariat, les startups choisies devraient recevoir entre 25 000 et 5 millions de dollars.

D’autres investisseurs comme Gold Ventures, Capital Limited ou encore Partech ont aussi mis des fonds de côté pour les startups africaines. Dans la même veine, on retrouve aussi Cathay Innovation, dirigé par l’investisseur chinois Mingpo Cai, qui a préparé 150 millions d’euros pour les startups du continent africain. Cathay Innovation, et son partenaire présent sur le terrain, AfricInvest ont prévu d’investir ces fonds dans plusieurs domaines. Pour l’instant, les startups en Afrique qui ont eu droit à un maximum d’attention étaient généralement celles qui développaient de la technologie financière (du FinTech) or les compagnies qui mettaient au point des services liés à l’énergie. On peut s’attendre à ce que Cathay Innovation choisisse des startups dans des marchés similaires pour ses investissements.

Quand la tech a la solution

Parmi les exemples notables de startups qui ont reçu des fonds d’un investisseur en 2018, il faut citer Cellulant. Cette plateforme de paiement mobile a levé 45 millions de dollars. Cellulant est un exemple intéressant d’une plateforme qui s’appuie sur une des faiblesses du continent africain, pour en faire sa force. En effet, l’Afrique avec son faible taux de bancarisation (10 à 15 % seulement ont accès à un compte bancaire) est un terrain fertile pour le développement d’un service comme Cellulant.

Mingpo Cai voit un peu de la Chine d’il y a quelques années dans l’état actuel de l’Afrique : le même besoin et le dynamisme de trouver des solutions à des problèmes qui persistent toujours. Et c’est exactement ce que font les startups africaines. Il y a Aywadieune au Sénégal par exemple. Il s’agit d’une plateforme qui met en relation les pécheurs et les clients. Avant cette application, les pécheurs étaient obligés de trouver des sources de revenus alternatives puisque la pêche n’était plus rentable.

Karangué, une autre startup sénégalaise, a pour vocation de faire baisser le haut taux de mortalité lié aux grossesses. L’application permet de mettre en place des rappels et des alertes pour les visites pré et postnatales, et les vaccins. Les utilisateurs de l’application peuvent aussi consulter l’application pour des informations sur les compléments alimentaires dont les bébés et les enfants ont besoin.

Connaître son marché

Cependant, les startups africaines ont besoin de beaucoup plus que des investisseurs et des fonds pour arriver à passer à l’étape suivante. Certes, l’ingéniosité qui aide à résoudre des problèmes dans la vie de tous les jours est appréciée, même capitale, mais connaître le marché est tout aussi crucial pour assurer la survie des services qu’ils veulent proposer.

Ces success-stories sont captivantes, mais il faut aussi attendre pour voir jusqu’où iront ces startups ; en espérant qu’elles atteignent de nouveaux sommets, comme Jumia. Malheureusement, il n’y a pas que des fins heureuses pour les startups, et celles du continent n’échappent pas à ce triste sort.

C’est le cas justement d’Afrostream, une startup baptisée le Netflix Africain. Sa particularité était d’avoir un catalogue composé uniquement de séries et films africains ou afro-américains. Malgré son portfolio intéressant, la plateforme n’a pu apporter les résultats attendus par ses investisseurs. Tonié Bakang, le créateur, a dû fermer sa startup il y a deux ans. Il semblerait toutefois qu’il avait raison. En effet, dans une publication de blog où il annonçait la nouvelle concernant la fin d’Afrostream, Tonié Bakang avait lancé : « J’ai fait le premier pas, mais maintenant, c’est à d’autres d’aller plus loin ».

Avec un nombre croissant d’investisseurs qui se préparent à trouver les derniers filons en Afrique, nous pouvons présumer que 2019 est bien parti pour aller au-delà des résultats de l’année dernière. Qui trouvera la prochaine licorne ? L’avenir nous le dira.

Nicolas Goldstein, cofondateur de Talenteum.africa

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Nicolas Goldstein

10 mai 2019 / 08H00
mis à jour le 09 mai 2019
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