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Bpifrance, premier financeur européen de scaleups

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Bpifrance, premier financeur européen de scaleups

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Par Geraldine Russell - 15 mai 2019 / 07H00

Bpifrance est l'investisseur le plus actif en Europe, loin devant les VCs traditionnels. Une aubaine pour la France ?

Ce n’est pas une surprise, du moins pas pour les Français. L’écosystème tricolore le sait : bpifrance est partout ! Il n’est donc pas étonnant de trouver l’institution publique en tête des investisseurs européens dans les entreprises en phase de croissance. L’étude Life is growth, réalisée par Stripe et Tech.eu et publiée cette semaine, précise que, de 2016 à 2018, bpifrance s’est engagé dans pas moins de 55 opérations. C’est plus d’un tiers de plus que le deuxième, l’Anglais Balderton Capital, qui a misé 40 tickets. Derrière, on trouve un autre Français, Idinvest Partners, qui monte sur la troisième marche du podium avec 36 deals. Index Ventures et, encore un Français, Partech Ventures, suivent avec respectivement 34 et 33 opérations.

La France, un marché tourné vers… lui-même

« Il apparaît que le financement de la croissance provient des quatre coins du monde mais les données montrent une forte représentation des investisseurs domestiques« , souligne l’étude. Sur les huit structures d’investissement françaises scrutées – qui apparaissent dans le top 30 des investisseurs européens : bpifrance, Kima Ventures, Idinvest, Partech Partners, Sofinnova, 360 Capital Partners, Alven et Serena – six réalisent plus de la moitié de leurs investissements en France. Champion toutes catégories, bpifrance consacre 92% de ses opérations à l’Hexagone…

« La proximité reste un facteur crucial pour les VCs et les autres types d’investisseurs« , remarque l’étude. C’est particulièrement vrai pour la France. Car si l’on remarque la même tendance à investir dans des entreprises domestiques pour les fonds étrangers, et notamment britanniques, nombreux sont les fonds nordiques ou allemands à diversifier plus largement leurs mises. C’est, de ce point de vue, une source de fierté pour l’écosystème français qui parvient non seulement à développer un écosystème financier solide lui permettant de figurer dans les premiers rangs européens mais aussi un écosystème startup suffisamment dynamique pour cristalliser l’attention de ces investisseurs.

Bpifrance, meilleur repoussoir des investisseurs ?

Si la France est le deuxième pays européen, derrière le Royaume-Uni, à concentrer le plus d’investissements pour ses startups en croissance, elle pâtit d’un double phénomène : d’une part, les investisseurs y sont bien moins nombreux que dans d’autres pays voisins ; d’autre part, les tours de table restent encore bien moindres qu’outre-Manche. Ce qui permet à nos voisins anglo-saxons, malgré la menace du Brexit, de régner en maîtres sur le financement européen de l’innovation.

Tout d’abord, l’Hexagone possède un tissu financier qui s’enrichit presque quotidiennement mais reste encore bien en-deçà de ce que connaissent le Royaume-Uni et l’Allemagne mais aussi la Suède. Selon les données étudiées par Stripe et Tech.eu, la France est aujourd’hui au même niveau que l’Espagne ou la Finlande, qui présentent pourtant des écosystèmes bien moins stimulants. L’effet pervers de compter sur le territoire parmi les investisseurs les plus mobilisés ? Bpifrance, Idinvest et Partech font-ils office de repoussoir pour les investisseurs étrangers ou qui souhaiteraient se lancer à leur tour en France ?

Il faudra pourtant à la France rassembler plus largement pour pouvoir passer le cap qui lui permettra de rejoindre les autres hubs européens, à savoir le Royaume-Uni et l’Allemagne – sans parler de combler le retard sur les États-Unis et la Chine qui ne pourra s’opérer qu’au niveau européen. Avec un peu plus de 6,5 milliards de dollars rassemblés de 2015 à 2018 pour les startups en croissance, la France fait jeu égal avec Israël mais reste bien loin de ses voisins (12 milliards pour l’Allemagne et près de 23 milliards pour le Royaume-Uni). Une marge de progression certaine à laquelle l’Hexagone va devoir s’atteler.

Par

Geraldine Russell

15 mai 2019 / 07H00
mis à jour le 15 mai 2019
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