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Les Edtech sont-elles vraiment promises à un brillant avenir ?

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Les Edtech sont-elles vraiment promises à un brillant avenir ?

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Par Geraldine Russell - 02 septembre 2019 / 08H00

La rentrée 2019 s'annonce chargée... pour les Edtechs françaises. En plein essor, le secteur a encore du pain sur la planche pour se structurer et se développer, notamment au sein des établissements publics.

C’est un secteur emblématique de la tech française. La Edtech, c’est-à-dire l’ensemble des technologies éducatives, connait un écho particulier dans un pays où l’éducation, l’école et les études tiennent, de longue date, une place prépondérante. Il existe pourtant un certain paradoxe entre ce brillant vernis que revêtent les startups du secteur pour la French Tech et leur développement, compliqué par la cristallisation de multiples enjeux autour de l’éducation.

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Ainsi, avec 378 startups recensées conjointement par l’Observatoire Edtech et Maddyness, partenaire de l’Observatoire, les Edtech semblent constituer un bataillon important, en constante croissance. Mais, comme le fait remarquer Aurite Kouts, responsable de la communauté Edtech chez CapDigital, fondateur de l’Observatoire aux côtés de la Caisse des Dépôts, « le secteur est encore assez restreint à l’échelle de l’ensemble de la Tech française« . Contrairement à d’autres verticales en plein essor – les Fintechs, les technologies marketing ou encore la mobilité – les Edtechs se développent, certes, mais bien plus lentement. À sa décharge, le secteur est encore jeune : d’abord concentré autour de quelques plateformes de formation en ligne, il a éclos il y a six ans seulement, en 2013, année à partir de laquelle les créations de startups se sont véritablement accélérées. Ainsi, plus d’un tiers des startups du secteur ont été créées ces trois dernières années…

La formation professionnelle, poule aux oeufs d’or de la Edtech ?

Le secteur cherche donc encore ses repères. La multiplication ces dernières années de structures dédiées à l’accompagnement opérationnel ou financier des jeunes pousses du secteur devrait contribuer à le structurer sur des bases solides. En cinq ans, les investissements dans les Edtechs ont bondi : de moins de 10 millions d’euros en 2014, ils ont dépassé les 200 millions l’an dernier, selon le rapport annuel 2018 d’EduCapital. Sur les 378 startups présentes dans notre panorama, 193 ont déjà bouclé au moins un tour de table, soit un peu plus de la moitié.

Néanmoins, comme dans de nombreux autres secteurs, certaines composantes des Edtechs sont plus dynamiques que d’autres. Ainsi, si le développement d’outils de gestion dédiés aux professionnels pour enseigner et former est le segment le plus dynamique en matière de création de startups (pas moins de 135 entreprises, soit 35% du secteur), les 33 jeunes pousses de la formation professionnelle (soit 8% des entreprises) drainent à elles seules plus d’un tiers des investissements, à l’instar d’OpenClassrooms et de sa levée de 60 millions de dollars réalisée l’an dernier.

La simplification pourrait rebattre les cartes

Cette sur-représentation des startups B2B et la projection de la Edtech française vers les entreprises plutôt que vers les particuliers ou les écoles s’explique en partie en raison des difficultés que connaissent les startups du secteur à composer avec les services publics d’éducation. Soumis aux règles des marchés publics, avec des conditions pas toujours adaptées aux startups, ils se heurtent en outre à la réticence de voir des acteurs privés pénétrer ce sanctuaire qu’est l’école. De quoi accroître la dépendance des entreprises qui ont choisi de travailler avec les établissements scolaires aux politiques publiques en la matière.

Coup de chance pour les entreprises du secteur, la tendance est plutôt au rattrapage du retard français en matière de numérique à l’école et à la simplification des règles de marché public pour favoriser les jeunes pousses. C’est tout l’objet d’un décret, paru à la fin de l’année dernière, qui doit ouvrir la commande publique aux startups et entreprises innovantes… en leur évitant la peine d’un appel d’offres. Reste à savoir si les Edtechs sauront s’emparer de cette opportunité, en test pour trois ans.

Par

Geraldine Russell

02 septembre 2019 / 08H00
mis à jour le 02 septembre 2019
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