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Les Français veulent-ils remplacer leurs managers par des robots ?

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Par Liv Audigane - 30 octobre 2019 / 10H00

Selon une étude Oracle et Future Workplace, seuls 8% des salariés interrogés en France se disent enthousiastes à l’idée d’avoir recours à l’IA au travail.

Le vieux monde regarde avec méfiance l’intelligence artificielle. C’est ce qui ressort d’une récente étude Oracle menée en collaboration avec Future Workplace. Ces derniers ont interrogé 8 370 personnes dans 10 pays différents : France, Royaume-Uni, États-Unis, Inde, Chine, Japon, Singapour, Brésil, Émirats Arabes Unis et Australie/Nouvelle-Zélande. 

L’enquête montre comment les travailleurs de ces différentes régions du monde voient l’implantation de l’intelligence artificielle au travail. Elle concerne aujourd’hui 50% d’entre eux. Si une majorité l’accueille avec intérêt et optimisme (65%), le sentiment est loin d’être généralisé. 

Les pays dominants depuis la première révolution industrielle, principalement occidentaux, se montrent plutôt réticents face à l’intelligence artificielle selon les résultats de l’étude. A l’inverse, des économies émergentes comme l’Inde ou la Chine sont beaucoup plus emballées. 

Une majorité d’employés ferait plus confiance à un robot qu’à son manager

La France est à la traîne: seuls 8% des salariés interrogés dans l’Hexagone se disent enthousiastes à l’idée d’avoir recours à l’IA au travail. Au Royaume-Uni, ils sont 20%, et 22% aux Etats-Unis. Des proportions triplées en Inde (60%) ou en Chine (56%), où elle est d’ailleurs plus largement implantée.

S’ils ne sont pas emballés par le développement de l’IA au travail, ce n’est pas pour autant que les Français ne font pas confiance aux robots. Au contraire, 56% d’entre eux feraient plus confiance à un robot qu’à leur manager (64% sur l’ensemble des pays sondés). Cette confiance en l’IA plutôt qu’en son supérieur est particulièrement forte en Inde (89%) et en Chine (88%), tout comme au Japon (76%) ou aux Emirats Arabes Unis (74%). 

D’ailleurs, la moitié des 8 000 employés interrogés dit s’être déjà adressée à une IA plutôt qu’à un manager humain pour avoir un conseil. Une proportion qui atteint 83% en Chine, et 87% en Inde. En France, on reste plus traditionnels : seuls 37% des salariés disent l’avoir déjà fait. 

A lire aussi

« Les managers auront toujours un rôle à jouer à l’avenir »

Pourquoi cette préférence envers la machine? Un quart des travailleurs mettent en avant des infos non biaisées ou la capacité à gérer un budget. Un tiers avance aussi la gestion des plannings de travail, et même la résolution de problèmes pour 29% d’entre eux. Toutefois, le manager reste valorisé pour la compréhension des sentiments, l’accompagnement et, à moindre échelle, la création d’une culture professionnelle. 

« D’après les résultats de cette étude, les managers auront toujours un rôle à jouer à l’avenir s’ils s’efforcent avant tout d’être humains et de développer leurs compétences relationnelles, en laissant aux robots les compétences techniques et les tâches routinières », confirme Dan Schawbel, directeur de Recherche chez Future Workplace.

81% des DRH ont du mal à suivre les évolutions technologiques 

L’intelligence artificielle et les évolutions technologiques au travail vont vite, trop vite pour les collaborateurs. Sur les plus de 8 000 personnes interrogées, trois quarts des travailleurs (et 81% des DRH) trouvent le rythme difficile à suivre. 

« Il n’existe pas de solution globale et unique pour réussir à gérer ce changement. Au contraire, les entreprises doivent travailler étroitement avec leurs services RH pour personnaliser leur approche de la mise en œuvre de l’IA au travail afin de répondre précisément aux évolutions des attentes de leurs équipes à travers le monde », déclare Emily He, vice-présidente en charge du capital humain chez Oracle. 

Sans compter les enjeux d’ergonomie et de sécurité, que les entreprises ne doivent pas négliger afin de rester compétitives. Une meilleure interface utilisateur, des formations aux bonnes pratiques et une personnalisation de l’expérience en fonction du comportement sont des demandes avancées par les sondés, particulièrement les plus jeunes. 

Malgré les disparités d’usage et de confiance en l’intelligence artificielle, le respect des données personnelles apparaît essentiel. 80% des répondants estiment que leur entreprise devrait demander leur permission avant de récolter leur données grâce à l’intelligence artificielle. 

Par

Liv Audigane

30 octobre 2019 / 10H00
mis à jour le 30 octobre 2019
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