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La smart city à l’heure africaine

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La smart city à l’heure africaine

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Par Rudy Casbi - 19 février 2020 / 12H00

L'Afrique invente les villes du futur. Et le numérique jouera un grand rôle pour l'émergence de ces nouveaux pôles urbains et ses services connexes. Un impératif pour ce continent dont la croissance économique frôle les 10%, selon la Banque mondiale. Une donnée qui est à mettre en corrélation avec une croissance démographique et urbaine tout aussi importante.

Les smart cities ont le vent en poupe en Afrique. Et les entrepreneurs ne masquent plus leur intérêt pour un marché évalué à près d’1,4 milliard de dollars, selon le cabinet d’étude Grand View Research.  « L’Afrique est un continent où près de 70% de la population a moins de 30 ans et nous compterons 1,2 milliard de citadins d’ici 2030. Il y a donc un besoin urgent de créer des villes nouvelles, intelligentes et connectées pour créer de l’attractivité sociale et économique au cœurs des territoires » , affirme Stéphanie Rivoal, Secrétaire général du Forum Afrique-France qui doit se tenir à Bordeaux en juin prochain. Elle poursuit: « Un angle particulier sera mis en place autour des smart cities. L’objectif est de faire connecter les solutions entre elles ainsi que les porteurs de projets » , indique-t-elle. Pour cette grand messe, près de 3000 participants issus des secteurs privés et publics sont attendus.

De Madagascar à la Côte d’Ivoire, toute l’Afrique succombe

Si le concept de la smart city fait des émules, c’est parce qu’il concentre des besoins interconnectés entre eux. « Lorsque vous créez des villes, il faut aussi penser la création d’infrastructures économiques, sociales, sanitaires, culturelles. Les humains doivent être au cœur de ces innovations en lien avec les technologies » , conclut Stéphanie Rivoal. Une vision qui est largement partagée par les réseaux French Tech implantés en Afrique. « En tant qu’entrepreneur, nous devons nous servir de la tech pour apporter des solutions concrètes dans l’e-santé, la finance, l’énergie ou la mobilité qui sont des sujets intrinsèquement liés à la construction des villes de demain. Car, si les besoins sont immenses, les ressources financières font parfois défauts » , analyse Matina Razafimaheva co-fondatrice de la French Tech à Madagascar et gérante de la startup Sayna spécialisée dans les ressources humaines basée sur la Grande Ile.

Si la création de bassins d’emplois et de ressources humaines qualifiées sont nécessaires pour le développement des villes, ce constat vaut aussi dans le domaine énergétique dont l’émergence est nécessaire pour renforcer l’attractivité des villes africaines. C’est élément essentiel quand on sait que seulement 30% des villes du continent sont correctement électrifiées, selon l’association Smart Africa dont les actions sont visibles dans une vingtaine de pays avec un siège basé à Kigali au Rwanda.  En Côte d’Ivoire, Lifi-led fondé par Ange-Frédéric Balma (en photo) voit également d’un très bon œil ce rapprochement entre les entreprises panafricaines locales et les entrepreneurs ou investisseurs étrangers qui n’hésitent plus à se constituer en réseau. « Pour notre développement, nous avons besoin de fonds. Donc il est utile de présenter nos services, à chaque rencontre ou forum » , indique clairement Ange-Frédéric Balma qui a remporté l’an dernier le Prix EDF Africa Pulse d’un montant de 15 000 euros.

Toutes les couches socio-professionnelles sont concernées

Derrière l’engouement pour les smart cities en Afrique, se cache aussi une volonté farouche des entrepreneurs et investisseurs de prendre part à ce « marché du siècle », comme certains investisseurs aiment à le décrire. Parmi les acteurs, on retrouve l’entreprise Soteko spécialisée dans l’urbanisme. Joel Buleli et ses équipes se sont donnés pour mission de créer 10 000 logements à Kigali intégrés dans des quartiers connectés. « Nous allons utiliser le smartgrid qui permettra d’évaluer la consommation énergétique. Cela permet une réduction des coûts en luttant contre le gaspillage » , explique-t-il. Il faut dire que ces projets immobiliers ont la potentialité d’avoir un impact sur un grand nombre de personnes en raison des prix modérés qui y sont pratiqués. 

Cela explique en partie le regain d’attrait des investisseurs pour ces projets structurants qui concernent l’ensemble des catégories socio-professionnelles. Et les investisseurs y sont très sensibles. Un fonds en private equity a décidé d’investir près de 10 millions d’euros dans Soteko. Loin d’être un cas isolé, d’autres entreprises pourraient rapidement recevoir un accompagnement de la part de ses structures qui ne manqueront pas de saisir une opportunité de profiter des retombées financières.

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Rudy Casbi

19 février 2020 / 12H00
mis à jour le 19 février 2020
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