Actus#Médias
26 février 2020
Marc VANHOVE Delphine ANDRE Marc SIMONCINI Catherine BARBA Eric LARCHEVEQUE

Qui veut être mon associé, l’émission qui va doper l’entrepreneuriat… et l’investissement ?

Pari gagnant pour M6 qui souhaitait démocratiser l'entrepreneuriat avec un concept résolument original. Qui veut être mon associé a contribué à donner une image positive des entrepreneurs mais aussi des investisseurs.

Assiste-t-on à un « effet Qui veut être mon associé » ? Dix jours après la diffusion du dernier épisode du nouveau concept de M6, la chaîne – qui souhaitait démocratiser l’entrepreneuriat – peut se targuer d’une première satisfaction : selon une étude réalisée par YouGov pour Maddyness, 68% des 1005 répondants ont entendu parler de celle-ci et 42% l’ont regardée (dont 25% plusieurs fois). Pour un concept qui n’a pas grand chose à voir avec les succès de la chaîne (Top Chef, Pékin Express…), c’est un pari réussi !

Autre bon point pour la chaîne, lorsqu’on leur explique le pitch de l’émission, 61% des répondants estiment qu’elle « démocratise le monde de l’entrepreneuriat et des startups« . Un enthousiasme qui fait écho au succès marketing et parfois commercial que connaissent les startups qui ont eu la chance de participer à l’émission. Parmi les projets qui ont le plus marqué les téléspectateurs, on trouve Constant & Zoé, Les Tontons Afro et Les Cartes de Lulu.

Une image positive de l’entrepreneuriat

En revanche, difficile de parler – du moins pour l’instant – d’un effet QVEMA. 46% des répondants ont ainsi déclaré que le concept ne les intéressait pas. La startup nation n’est donc pas encore une réalité ! Et seuls 46% des téléspectateurs qui ont regardé l’émission ont changé d’avis sur l’entrepreneuriat, contre 47% qui n’ont pas évolué sur la question. Sur ce dernier point, c’est plutôt une bonne nouvelle car 54% des interrogés disent avoir une image positive de l’entrepreneuriat, contre 6% une image négative (et 33% ni positive ni négative). L’émission a-t-elle surfé sur cet engouement ou y a-t-elle justement contribué, difficile à dire.

Plus étonnant en revanche, 43% des répondants se disent prêts à investir dans une startup – s’ils avaient les moyens de le faire – contre 46% qui ne sont pas intéressés. Et, surprise, parmi les freins à l’investissement, l’aversion au risque n’arrive pas en tête ! Pour 47% des interrogés, c’est le manque de connaissances qui constitue un frein majeur. Le fait que cela soit trop risqué arrive tout de même en deuxième position, avec 40% des réponses. La préférence pour d’autres types d’investissements comme l’immobilier ne recueille, étonnamment, que 23% des réponses. À défaut de faire naître des vocations d’entrepreneur·e, « Qui veut être mon associé » a peut-être lancé une nouvelle génération de business angels !