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Touchés mais pas coulés, les néo-entrepreneurs s’adaptent face à la crise

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Touchés mais pas coulés, les néo-entrepreneurs s’adaptent face à la crise

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Par Maddyness avec AFP - 28 mai 2020 / 11H00

Ils ou elles s'apprêtaient à lancer leur entreprise ou l'ont fait juste avant la crise. Mauvais timing ? Plutôt une épreuve du feu dont leur projet sortira renforcé.

Ils venaient juste de se lancer dans un nouveau projet professionnel quand la crise sanitaire a frappé la France: planning et stratégie sont à réajuster, mais pas question d’abandonner, témoignent ces entrepreneurs auprès de l’AFP. Pour Vincent Jouanne, cofondateur de Vybe, une néobanque destinée aux adolescents, la crise sanitaire s’est traduite par le décalage de la date de lancement du service, initialement prévu au printemps, soit en plein confinement. Les 10 000 premiers comptes bancaires seront activés en juillet, le « temps de voir les évolutions des habitudes de consommation » , précise à l’AFP l’entrepreneur de 24 ans, motivé à l’idée de créer un outil qui participera à « l’éducation financière » des jeunes générations.

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La situation l’a également amené à réviser sa stratégie de partenariats, permettant aux clients d’obtenir des réductions lors de certains achats. « Nous allons beaucoup plus mettre en avant ce qui est virtuel, notamment les jeux vidéos, plutôt que ce qui requiert une présence physique, comme le cinéma » , détaille Vincent Jouanne, à l’heure où les perspectives des salles, encore fermées, restent floues.

Une leçon d’agilité

Quel que soit le secteur d’activité, « la première qualité du chef d’entreprise c’est d’être agile et là, nous sommes en plein dedans » , souligne auprès de l’AFP Olivier de la Chevasnerie, président de Réseau Entreprendre, qui accompagne chaque année 1500 nouveaux porteurs de projets. Pour eux, « c’est presque naturel de se remettre en cause et de pivoter » , estime-t-il. Élise Botiveau comptait proposer aux entreprises de faire découvrir la gastronomie française à leurs clients, notamment étrangers, lors d’ateliers « conviviaux » . En attendant un contexte plus favorable pour mettre en place cette activité, elle cherche à « repositionner » son offre sur du « local, voire de l’ultra-local » .

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« Finalement, c’est arrivé au moins mauvais moment pour moi, je n’avais pas encore investi, lancé de campagne marketing ou de marque » , relativise auprès de l’AFP cette ancienne chef de produit dans l’informatique, âgée de 48 ans, qui reste « relativement optimiste » . « J’y vois plutôt une opportunité parce qu’il va y avoir tellement de changements, il y aura des choses intéressantes à créer. »

« L’activité reviendra »

Son de cloche similaire chez Action’elles, qui accompagne 600 femmes par an dans la création d’entreprise. « Beaucoup ont pris la situation du bon côté, elles ont utilisé la période du confinement pour se préparer à redémarrer sur de bonnes bases » , indique à l’AFP Coralie Louvrier, coordinatrice Île-de-France du réseau. Une stratégie adoptée par Delphine Carpier, qui a repris deux agences d’emplois Temporis à Orléans, dix jours avant le confinement. « J’avais rachetée une société qui, quelque part, n’existait plus, c’est un changement de paradigme » , commente auprès de l’AFP cette franchisée de 48 ans, qui a « préparé la suite » avec un groupe de travail à distance.

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Prêt et loyer prorogés, vente de l’une des voitures de la société : Delphine Carpier a réduit ses charges « au minimum » pour surmonter cette situation inédite, qui lui « donne encore plus envie d’y arriver » . « Il faut faire le dos rond pour assumer les charges fixes pendant les quelques mois qui vont être difficiles, mais l’activité reviendra » , anticipe l’entrepreneure « habituée au challenge » , après 25 ans de carrière dans l’agroalimentaire.

La crise sanitaire amène aussi Yemsel Bougherara à se montrer « très prudent » et à « réduire » ses dépenses. L’entrepreneur de 29 ans vient de lancer Pourquoi.work, un organisme de formation spécialisé dans le bilan de compétences. Objectif : « aider les gens à comprendre ce qui leur donne du plaisir au travail » et à trouver leur voie. Le contexte a fait évoluer la nature du projet : « nous allons faire des formations uniquement en ligne – du moins pour cette année – et nous allons essayer de tout faire nous-mêmes » , explique à l’AFP cet ancien consultant, qui souhaite également lancer un podcast sur les sujets du travail et du genre. Et « si nous y arrivons dans ces conditions, nous serons d’autant plus forts pour la suite » , prédit-il, à l’instar de plusieurs entrepreneurs interrogés.

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28 mai 2020 / 11H00
mis à jour le 28 mai 2020
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