Décryptage#Étude
26 juin 2020

L’engagement environnemental des entreprises dope la hype des GreenTechs

Les salarié·e·s en quête de sens scrutent tout particulièrement les valeurs défendues par les entrepreneur·e·s. À ce jeu, les Greentechs et les Medtechs semblent les plus à même de répondre aux exigences des talents, exacerbées par la crise.

Les Greentechs, le nouvel eldorado des entrepreneurs… et des investisseurs ? C’est ce qui ressort d’une étude menée par Trainline avec le Blog du Modérateur auprès d’entrepreneur·e·s de la Tech. 88% des répondants ont ainsi estimé que l’engagement environnemental d’une entreprise serait désormais déterminant dans leur choix d’y travailler. C’est davantage que l’importance accordée à l’engagement sociétal (83%) ou à celui pour l’égalité hommes-femmes (77%). Plus de neuf sondés sur dix (94%) se disent même prêts à quitter leur entreprise s’ils n’étaient plus alignés avec ses valeurs.

Sans surprise, les Greentechs sont donc perçues par les professionnel·le·s du milieu comme l’un des secteurs qui devrait être le plus en vogue dans les mois à venir, cité par 63% des répondants. Il se classe juste derrière les technologies médicales (66%), qui ont elles aussi bénéficié de la crise sanitaire à cet égard, et surclasse même les Biotechs, citées elles par moins de la moitié des répondants (42%), alors même que la course au vaccin anti-coronavirus aurait pu booster leur potentiel de hype. Notons également un retour en grâce des Foodtechs (25%) et une belle percée de l’Agritech (24%) qui, après avoir pâti de la mode des startups de livraison tombées en disgrâce, pourraient bien redorer leur blason grâce à des innovations TechForGood.

Les pros de la Tech remettent leur utilité en question

En queue de peloton, on retrouve l’immobilier (4%), l’assurance (4% également) et l’Adtech (5%). Rien de surprenant là non plus puisque ce sont les secteurs qui paraissent, à première vue, les plus éloignés des nouvelles préoccupations des salariés de la tech. Des préoccupations que la crise a encore davantage mises en exergue : 29% de répondants estiment désormais que leur travail n’a pas de sens (contre 25% avant la crise), une opinion que la crise a renforcée pour 71% d’entre eux. Au contraire, parmi les 71% de répondants qui se disent convaincus que leur travail a un sens, seulement plus d’un répondant sur deux (55%) a vu son opinion être confirmée par la crise. Preuve que les questionnements vont bon train chez les pros de la tech !

Bonne nouvelle pour les entreprises : deux tiers des répondants se disent plutôt alignés (48%) voire tout à fait alignés (18%) avec les valeurs de leur entreprise. Là encore, la crise a fait des dégâts : plus d’un salarié sur cinq (22%) s’est désaligné à la faveur de la crise sanitaire, alors que 15% seulement ont gagné en proximité entre leurs propres valeurs et celles de leur employeur. Aux entreprises donc de proposer à leurs salarié·e·s des projets suffisamment porteurs de sens pour les remotiver et les retenir.