Maddyness

Comment Descartes Underwriting aide les entreprises à anticiper le dérèglement climatique

Comments
Partager :
Up
Partie précédente
1 —
Partie suivante
Down
Maddyness
Up
Menu
Partie 1
Down
Finance

Comment Descartes Underwriting aide les entreprises à anticiper le dérèglement climatique

Crédits: Descartes Underwriting
Pepper Pepper Pepper
2538 - trending  |  
Comments
Par Arthur Le Denn - 10 septembre 2020 / 12H00

La startup Descartes Underwriting, qui modélise les risques climatiques pour le compte d’assureurs et de grandes entreprises, signe une levée de fonds de 15,7 millions d’euros.

Sécheresses, inondations, feux de forêt… Alors que les catastrophes naturelles tendent à se multiplier et à gagner en intensité à mesure que le dérèglement climatique se fait sentir, les assurances ne font pour l’heure qu’effleurer du doigt les solutions qui leur permettront d’évaluer les risques en la matière. C’est sur ce créneau porteur que s’est positionnée la startup francilienne Descartes Underwriting. « La volatilité des événements climatiques doit pousser le secteur à repenser son modèle, affirme Tanguy Touffut, dirigeant de l’entreprise et ancien président d’Axa Global Parametrics. On a du mal à admettre que 18 mois se passent encore entre la déclaration de sinistre d’une entreprise et son paiement. »

Modéliser les risques climatiques

C’est à ce moment de la chaîne de valeur que Descartes Underwriting intervient. La jeune pousse a mis au point une solution qui permet d’agréger différents types de données afin de modéliser les risques climatiques. Cette évaluation paramétrique est rendue possible par le biais de partenariats avec diverses organisations publiques et privées. La startup a conclu des accords avec l’Agence spatiale européenne (ESA), qui l’incube, mais aussi avec ses pendants américains (NASA) et japonais (JAXA). « Nous pouvons de cette manière obtenir des données satellitaires de précision », se réjouit Tanguy Touffut, mettant aussi en avant l’utilisation d’objets connectés – tels que des caméras – par le biais de collaborations avec des acteurs privés.

Du fait de cette multitude d’outils à sa disposition, Descartes Underwriting est par exemple en capacité de déterminer la taille, la fréquence et la vitesse de grêlons. De quoi permettre aux assureurs de caractériser l’ampleur du phénomène et d’y apporter une réponse plus rapidement. « La tech permet de résoudre une équation jusqu’alors insoluble », assure Tanguy Touffut. Quand les acteurs du secteur savent évaluer précisément les risques, les coûts sont moindres. Pour le client, c’est la garantie d’un paiement rapide. « C’est loin d’être négligeable pour un vigneron qui, confronté à une période prolongée de sécheresse ou un épisode de grêle intense, doit faire face à une forte baisse de production », illustre le dirigeant de la startup.

A lire aussi

Une seconde levée en 18 mois

Hôtellerie, énergie, automobile… Descartes Underwriting compte, au-delà de coopératives agricoles, plusieurs clients parmi les entreprises du Fortune 500 – interrogée, l’entreprise n’a pas souhaité citer les noms. Les assureurs restent les plus nombreux. « On suit en temps réel la survenance de catastrophes naturelles, puis on lance une procédure d’indemnisation si le seuil de déclenchement est atteint. Un montant prédéfini contractuellement, selon le type de sinistre, est ensuite réglé rapidement aux clients par nos assureurs partenaires« , explique Tanguy Touffut, qui qualifie son entreprise d’« agence de souscription ». La solution a été techniquement consolidée grâce à la levée de fonds de 2 millions d’euros bouclée début 2019 par l’AssurTech, qui en a aussi profité pour se lancer sur deux marchés porteurs : l’Amérique du Nord – les Etats-Unis représenteraient 50 % du marché à eux seuls – et l’Asie.

Cette semaine, tout juste 18 mois après cette première opération, Descartes Underwriting annonce une levée de fonds en série A de 15,7 millions d’euros. Une somme qui lui permettra d’accélérer sur tous les plans, aussi bien en R&D qu’au niveau commercial, car « s’il n’y a pas véritablement d’équivalent parmi les startups, des acteurs bien installés commencent à développer ce type de solutions ». Le recrutement de 30 personnes, des ingénieur·e·s et mathématicien·ne·s, est prévu d’ici à 9 mois. De quoi doubler les effectifs de la startup, qui ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine d’employé·e·s. « À moyen terme, nous ouvrirons aussi des hubs dans plusieurs villes à travers le monde, avec l’Amérique du Sud en ligne de mire », confie son dirigeant.

Le marché de l’évaluation des risques climatiques dans le monde de l’assurance pèserait « pas moins de 50 milliards de dollars à l’échelle mondiale », selon Tanguy Touffut. Mais l’entrepreneur dit ne pas vouloir s’arrêter aux activités lucratives. Descartes Underwriting coopère d’ores-et-déjà avec diverses institutions internationales pour apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre le dérèglement climatique. « Le gouvernement des Tonga, dans le Pacifique, nous a remercié pour l’aide que nous lui avons apportée suite au passage du cyclone Harold, se satisfait Tanguy Touffut. Il est de notre devoir d’imaginer comment on protège l’environnement, avant de déterminer comment pallier ses dysfonctionnements. Nous espérons que les produits que nous créons aideront à améliorer la résilience des entreprises. »

Par

Arthur Le Denn

10 septembre 2020 / 12H00
mis à jour le 10 septembre 2020
Articles les plus lus du moment
Nos derniers articles
Business
Menu
Entrepreneurs
Menu
Finance
Menu
Innovation
Menu
Technologies
Menu
MaddyShop
MaddyShop
Agenda
Agenda
MaddyEvent
MaddyEvent
MaddyJobs
MaddyJobs
MaddyStudio
MaddyStudio
Search
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Articles les plus consultés
Les guides
Entreprises Structures d’accompagnement MaddyBasics
Maddyplay
Newsletter
À propos
Mentions Légales
Search
Nos services
Les catégories
Maddynews
Hmm... Il y a visiblement eu un soucis :(
Maddyness

Comme vous le savez, Maddyness est à la pointe de l'innovation.
Malheureusement il semble que votre navigateur ne le soit pas encore...

Pour une bonne expérience de navigation
(et être au top de la modernité) pensez à passer sur :
Chrome
Chrome
Safari
Safari
Firefox
Firefox
Edge
Edge