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16 février 2021
Christine Lagarde et Ngozi Okonjo-Iweala. Flickr/Brookings Institution

5 femmes à la tête d’institutions financières de haut vol

Pour la première fois de son histoire, l'Organisation mondiale du commerce a élu une directrice générale, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala. Voici quatre autres femmes qui occupent des postes stratégiques dans le monde.

FMI, OCDE, Commission européenne, Bourse… Toutes ces institutions, longtemps dirigées par des hommes, commencent à ouvrir leur gouvernance à des femmes. Dernière nomination en date, et non des moindres, celle de la nigériane Ngozi Okonjo-Iweala à la direction générale de l’OMC, l’organisation mondiale du commerce. Une première pour l’institution qui gère les conflits entre pays et tente d’assurer un juste équilibre des relations commerciales.

Les femmes entrent dans les arcanes du pouvoir financier

Si la France ne brille pas par sa capacité à ouvrir des postes à responsabilité aux femmes, que ce soit dans les entreprises du CAC40, le FT120 ou à la tête de l’État, d’autres institutions sont, heureusement, un peu plus en avance sur le sujet. Au cours des dernières années, plusieurs femmes ont pris la tête ou se sont succédées à la tête d’institutions nationales, européennes ou mondiales, mettant parfois fin à une omniprésence masculine dans ces lieux où se dessinent et décident les stratégies et les politiques financières.

Voici donc une liste, par ordre alphabétique et non exhaustive, de cinq talents qui brisent, une fois n’est pas coutume, un véritable plafond de verre :

Sarah Al-Souhaimi

Sarah Al-Souhaimi fait vraiment figure de pionnière dans son pays, l’Arabie Saoudite. Entrée comme gestionnaire de portefeuille au Samba Financial Group, une des principales banque du pays, elle grimpe les échelons à travers différentes expériences. De directrice des investissements chez Jadwa Investment, elle devient membre du comité consultatif de la Capital Market Authority pendant deux ans. En 2014, elle est nommée directrice générale de la banque d’investissement NCB Capital, branche de National Commercial Bank, la première banque saoudienne du pays et devient ainsi la première femme à diriger une banque d’investissement saoudienne. En 2017, elle est élue présidente de la Bourse saoudienne par son conseil d’administration, encore une première.

Kristalina Georgieva

Passée par la Banque mondiale dans les années 90, elle rejoint l’Union européenne en qualité de commissaire à la coopération internationale, à l’aide humanitaire et à l’intervention en cas de crises, où elle gère l’un des plus importants budgets d’aide humanitaire au monde, avant d’endosser le rôle de vice-présidente de la Commission européenne chargée du budget et des ressources humaines. Directrice générale de la Banque mondiale de 2017 à 2019, elle quitte ses fonctions et prend la suite de Christine Lagarde comme directrice générale du FMI.

Christine Lagarde

Nommée à la tête du FMI en 2011, l’avocate passée par la case politique en France – comme ministre déléguée au commerce extérieur – a défendu, dès son arrivée, le besoin d’inclusion et de diversité dans les rangs du Fonds monétaire internationale. En 2019, elle a laissé sa place à la Bulgare, Kristalina Georgieva, pour prendre le poste de directrice générale de la BCE, la banque centrale européenne.

Ngozi Okonjo-Iweala

Première femme nommée à la tête de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala a déjà une longue carrière derrière elle. Secrétaire du conseil d’administration de la Banque mondiale dans les années 80, elle rejoint ensuite le milieu politique en devenant la première femme à occuper successivement les postes de ministre des Finances et de ministre des Affaires étrangères dans son pays natal, le Nigéria. Elle réintègre la Banque mondiale en tant que directrice générale en 2007 avant de retourner à la politique en 2011. Depuis le 15 février dernier, elle a endossé le costume de directrice générale de l’OMC.

Janet Yellen

Professeure d’économie dans diverses universités de prestige comme Berkley ou Harvard, Janet Yellen devient présidente de la Federal Reserve Bank of San Francisco de 2004 à 2010, année à laquelle elle est nommée vice-présidente de la Fed dont elle assure finalement la présidence entre 2014 à 2017. Elle vient de signer son retour à la tête d’une institution financière en acceptant le poste de secrétaire d’État au Trésor, dans le gouvernement de Joe Biden, qui est un exemple de diversité pour le pays. Elle est d’ailleurs la première femme à accéder à ce poste.