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28 avril 2021
startup studio Sup de Pub
Zoom sur le Startup Studio Sup De Pub

Zoom sur le Startup Studio de Sup de Pub

Une dizaine de startups, trois campus (Paris, Bordeaux, Lyon), un parrain prestigieux… et une pandémie. Face aux contraintes sanitaires, le startup studio de Sup de Pub (groupe Inseec) a dû revoir son organisation. Un an plus tard, pari réussi : les startups accompagnées disposent d’un programme de coaching à distance, complété par des échanges sur WhatsApp et une communauté sur Discord.

Handicap, logement, mobilité, éco-responsabilité, harcèlement : les startups accompagnées au cours des dernières années par le startup studio créé par l’école Sup de Pub s’attaquent à des sujets très variés, pour la plupart liés à de grands enjeux de société. « Nous privilégions les projets qui font sens » , explique Lionel Steve, qui dirige ce startup studio créé en 2018. « C’est une façon de montrer qu’une école peut changer les choses et aider à donner du sens à ses études et à son futur métier. »

Sept startups ont ainsi été sélectionnées pour participer à la promotion 2020-2021 :

  • Vocaléo, qui aide à rendre les déficients visuels plus autonomes grâce à son application;
  • J’aime mon proprio, qui est à l’origine du concept de la location immobilière affinitaire;
  • Rouge Vif, qui développe une marketplace de produits d’hygiène féminine éthiques et éco-responsables;
  • Kafé, qui conçoit des cosmétiques pour les personnes aux cheveux crépus et bouclés;
  • Fullbus, qui réinvente la réservation de billets pour les voyages en autocars en dernière minute;
  • Cuidam, qui édite une plateforme de lutte contre le harcèlement au travail;
  • Hopi, qui organise la réservation d’ateliers pour mieux vivre sa parentalité dans la ville de Lyon.

Ces projets ont rejoint ceux de la promotion précédente, à savoir Hobbymood qui propose une plateforme de réservations d’expériences et de team building pour entreprises, et MyEli, qui conçoit un bijou connecté anti-agression dont le lancement des pré-commandes vient de débuter.

« Au total, nous avons accompagné une trentaine de projets depuis le début de notre programme d’entrepreneuriat, explique Lionel Steve. Le startup studio est la continuité de notre programme pédagogique, qui est actif sur nos trois campus : tous les étudiants qui finissent leur cursus en Master 2 s’essaient à la création d’entreprise » . Après avoir travaillé sur leur projet dans le cadre de leurs études, les étudiants qui le souhaitent peuvent en effet postuler pour rejoindre le startup studio. Pour cela, ils doivent convaincre un jury d’entrepreneurs du potentiel de leur prototype et de leur business plan. 

« Au début, on se dirigeait plutôt vers des incubateurs, explique Marion Thièrion, la co-fondatrice de la startup Vocaléo. Mais on a été assez frustrées, car ceux qu’on a rencontrés avaient un programme idéal pour les gens qui partaient de zéro, alors que nous avions déjà bien avancé sur notre projet pendant notre master. Quant aux accélérateurs, à l’inverse, nous n’étions pas assez matures. Le startup studio, lui, était vraiment adapté à notre projet, grâce à son accompagnement personnalisé » .

Pendant douze mois, les jeunes entrepreneurs et entrepreneuses – il y a une majorité de femmes – sont coachés et accompagnés par des experts du Growth Marketing, du Business Development, de l’UX ou du droit, en fonction de leurs besoins. « Les coachs sont vraiment spécialisés par branches de métiers, ce sont des professionnels qui travaillent quotidiennement sur des sujets précis : ils nous ont beaucoup aidées sur les aspects juridiques et commerciaux, mais aussi sur la stratégie d’entreprise » , explique Marion Dufrenne, l’autre co-fondatrice de Vocaléo.

Autre atout appréciable, souligné par la jeune entrepreneuse : une bourse de 3 000 euros versée pour couvrir les frais de lancement. « Elle a permis de payer les premières factures, la création de l’entreprise, les premières dépenses de communication » . Son associée ajoute : « À la différence d’un incubateur, le studio n’a pas pris de part dans le capital et ne facture pas de coûts mensuels pour l’hébergement et l’accompagnement » .

Parrainée par Cyril Chiche, le co-fondateur de Lydia, la promotion 2020-2021 a dû composer avec la situation sanitaire. Le programme a été rapidement adapté : l’accompagnement s’effectue à distance, avec du coaching en visio et l’accès à une communauté sur WhatsApp et Discord. À terme, les entrepreneurs pourront se retrouver au sein de l’espace de coworking de 130 m2 installé par l’école sur son campus parisien. “Nous avons aussi le projet d’organiser une learning expedition pour que tout le monde puisse se retrouver physiquement ensemble » , révèle Lionel Steve.