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23 juin 2021
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Aérospatial, défense… Voici les 19 projets de startups que Blast accompagnera

Le programme français d'accélération de startups dans l'aéronautique, le spatial et la défense, Blast, a dévoilé la liste des 19 premiers projets entrepreneuriaux et académiques qu'il accompagnera. L'ambition est de lever les barrières à l'entrée dans ces trois secteurs, qui font état de cycles de développement longs et complexes.

Une capsule volante pour les déplacements urbains, une voile pour désorbiter des satellites ou un détecteur de fuite de gaz par infrarouge : Blast, le programme français d’accélération de startups dans les domaines de l’aéronautique, du spatial et de la défense, a sélectionné ce mercredi 23 juin 2021 ses 19 premiers projets. Réunissant l’accélérateur de jeunes pousses Starburst, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), l’École polytechnique et la Société d’accélération du transfert de technologies (Satt) Paris-Saclay, Blast a pour ambition d’accompagner des projets à fort contenu technologique dans ces trois secteurs où les barrières à l’entrée sont fortes et les cycles de développement longs et complexes.

Des projets entrepreneuriaux et académiques

Sur 50 projets présentés, Starburst en a sélectionné un peu moins de la moitié : 5 dans l’aéronautique, 6 dans le spatial et 8 dans la défense. Parmi les 11 startups et 8 programmes de recherche sélectionnés figure ainsi Caps, une petite société qui a développé pour 100 000 euros un prototype de capsule volante individuelle équipée de six rotors qui se déplacera de façon autonome sur des trajets prédéterminés au-dessus d’agglomérations congestionnées. La startup ambitionne de lever quatre millions d’euros pour développer un second prototype en vue d’une certification.

Dans la défense, Starburst a par exemple sélectionné la société Seaproven, qui développe un drone naval permettant le recueil de données océanographiques, ou un projet de recherche de l’Onera sur la détection de fuite de gaz par caméra infrarouge. Dans le secteur spatial, ont notamment été retenues Miratlas et Venture Orbital Systems (VOS). La première a développé des instruments permettant de connaître en temps réel les perturbations atmosphériques qui sont susceptibles de gêner les communications optiques des satellites. VOS, startup basée à Reims, développe elle deux petites fusées, Boreal et Zephyr, destinées au marché des nanosatellites à l’horizon 2024.

La liste complète des startups retenues :

  • Aviathor : basée en Auvergne-Rhône-Alpes, la startup est spécialisée dans la motorisation électrique pour avions d’aéroclubs ;
  • Beyond Aerospace : basée en Occitanie, la startup développe un avion d’affaires fonctionnant à l’hydrogène ;
  • Caps : basée en Île-de-France, la startup conçoit des capsules autonomes dédiées à la mobilité aérienne urbaine ;
  • Delfox : basée en Nouvelle-Aquitaine, la startup développe une intelligence artificielle permettant de modéliser des systèmes autonomes en environnement changeant ;
  • Hybrid Propulsion for Space : basée en Nouvelle-Aquitaine, la startup planche sur la propulsion spatiale hybride ;
  • ICE (Innovative Circular Engineering) : basée en Île-de-France, la startup conçoit un matériau à partir de cellulose recyclée et avec des propriétés mécaniques hautement supérieures ;
  • Miratlas : basée en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la startup développe un dispositif de monitoring des données atmosphériques pour la télécommunication optique spatiale ;
  • Seaproven : basée dans les Pays-de-la-Loire, la startup imagine un navire de surface autonome permettant le recueil de données océanographiques ;
  • StatInf : basée en Île-de-France, la startup cherche à optimiser les performances de systèmes embarqués via de l’analyse statistique ;
  • Venture Orbital Systems (VOS) : basée dans le Grand-Est, la startup conçoit un lanceur spatial pour petits satellites ;
  • Xinétis : basée en Nouvelle-Aquitaine, la startup conçoit une voile solaire pour désorbiter les petits satellites en fin de vie.

La liste détaillée des chercheurs retenus :

  • Projet issu de l’Onera : ayant cours en Île-de-France, il consiste à développer des algorithmes permettant le comptage d’actions sportives via la vidéo ;
  • Projet issu de l’Onera : ayant cours en Île-de-France, il consiste à détecter de fuites de gaz par caméra infrarouge ;
  • Projet issu de l’École polytechnique : ayant cours en Île-de-France, il vise à diminuer les fuites des enveloppes de ballons stratosphériques et troposphériques ;
  • Projet issu de l’Onera : ayant cours en Occitanie, il cherche à viabiliser la mesure de très hauts flux thermiques ;
  • Projet issu de l’Onera : ayant cours en Occitanie Caractérisation électromagnétique pour des applications télécoms ;
  • Projet sans nom : conduit en Centre-Val-de-Loire, il consiste à développer des combinaisons spatiales à pressurisation mécanique ;
  • Projet issu de l’Onera : ayant cours en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, il vise à développer un drone pour transport de charges lourdes ;
  • Projet sans nom : conduit en Île-de-France, il consiste à élaborer des services de mobilité aérienne écologiques.