Décryptage#beautytech
Temps de lecture : 03'43''
3 mars 2022
fonds investissement

Startups, pourquoi c’est important de choisir un fonds d’investissement qui vous ressemble

Tout juste lancées sur un marché, les jeunes startups qui procèdent à des levées de fonds peuvent être déconcertées face au panel de fonds d’investissement qui s’offre à elles. Quels fonds les aidera au mieux à faire avancer leur projet ? Pourquoi cette étape de réflexion est-elle indispensable ?

Dans un milieu de l’innovation et de l’entrepreneuriat, choisir un fonds d’investissement n’est pas chose aisée. Et ce n’est ni la chance ni le hasard qui doit décider du choix de l’investisseur lorsqu’on cherche à lever des fonds. « La relation qui se dessine entre un investisseur et un porteur de projet n’est pas seulement financière. Elle est avant tout humaine », insiste Delphine Oung, responsable des investissements chez Obratori. « Nous voulons que les startups se sentent soutenues. Cette confiance fluidifie les échanges, nous permet d’être alignés sur la vision stratégique à mettre en place à long terme, et ainsi faire évoluer le projet et s’enrichir. »

Soutien des projets à impact

Fonds d’investissement en amorçage du groupe L’Occitane, Obratori soutient les startups early stage, françaises et internationales, qui apportent des solutions innovantes en matière de bien-être pour l’homme et la planète. L’idée ? S’inscrire dans un mouvement qui fait la part belle aux projets à fort impact, capables de faire rimer les ambitions économiques avec les intérêts humains, sociétaux et environnementaux. Pour ce faire, il contribue à faciliter le passage à l’échelle de ces jeunes entreprises qui font bouger les lignes. 

Un des derniers exemples en date : la rencontre entre Obratori et Lolo Paris, onzième startup à rejoindre le portfolio de la structure. Engagée pour le bien-être des femmes, la jeune startup a créé en 2019 une ligne de lingerie sur-mesure et inclusive. « Le soutien-gorge est un produit peu apprécié par les femmes qui n’en peuvent plus d’en être prisonnières », assure sa cofondatrice Mélissa Perraudeau, après avoir établi une étude de marché selon laquelle 78% des femmes trouvent leurs soutien-gorges inconfortables. 42% d’entre elles ont, par ailleurs, des difficultés à trouver leur taille dans le marché de la lingerie traditionnelle.

Afin que les sous-vêtements s’adaptent aux morphologies des femmes et non l’inverse, Mélissa Perraudeau et Océane Brière – les deux entrepreneuses à la tête de Lolo Paris – ont usé de la technologie au service du confort des femmes grâce à un algorithme qui permet de sélectionner la taille idéale parmi 57 tailles de soutien-gorge et 10 tailles de culottes. 

Valeurs communes 

La startup, désormais à l’aube de nouveaux projets qui nécessitent un investissement plus important, vient de finaliser une première augmentation de capital. « On veut passer à la vitesse supérieure et gagner en notoriété pour toucher plus de femmes », s’enthousiasme Mélissa Perraudeau. Un virage qu’Obratori compte bel et bien accompagner.

« Avec Lolo Paris, nous partageons des valeurs communes : le bien-être, l’envie d’apporter une solution meilleure pour les femmes et l’innovation. La marque prône également des valeurs fortes en matière d’écologie : une dentelle recyclée, des matières premières européennes et un packaging simple », décrit Delphine Oung. De son côté, Mélissa Perraudeau confirme que l’affinité a été réciproque. « Ça a très vite bien marché car nous nous sommes reconnues dans les valeurs du groupe L’Occitane. Et puis, le fonds a de l’influence et nous pensons qu’il pourra nous aider à gagner un temps précieux grâce à sa connaissance de l’écosystème et à ses réseaux qui sont très utiles à notre développement. » 

Primo-investisseur

Cette union, puisqu’il s’agit bien de cela, entre personnes qui se ressemblent favorise un meilleur accompagnement et la garantie d’un développement sur-mesure pour les fondateurs. Obratori est, en effet, connu pour se positionner en tant que primo-investisseur (seul ou en co-investissement) dans des projets assez jeunes. « On matérialise la vision de l’actionnaire majoritaire du Groupe L’Occitane (Reinold Geiger, président de L’Occitane, ndlr), raconte Delphine Oung. Lorsqu’il a débuté dans l’entrepreneuriat, peu d’acteurs de l’investissement prenaient le risque d’aider les entrepreneurs dès leurs débuts. Même si le monde a changé depuis, il était important à ses yeux d’aider ces femmes et ces hommes, qui ont ce leadership entrepreneurial. »

Consolider de solides fondamentaux avec ces startups naissantes afin de les accompagner dans leur développement est donc un choix assumé de la part d’Obratori. « Nous travaillons beaucoup en amont de l’investissement, en créant une relation de proximité importante », explique Arthur Vachelard, VC analyst chez Obratori. « Certains projets notamment, en phase initiale de R&D, nécessitent plus de temps. Nous sommes présents au plus tôt pour lever les premiers verrous. Quand on investit, la relation existe déjà et certaines barrières levées. Nous aidons les entrepreneurs de différentes manières, selon leurs besoins, leur stade de développement et leur expérience. Nous proposons des rendez-vous réguliers avec notre équipe, afin de savoir comment les aider au mieux à chaque instant, ce qui est clé à leur stade d’avancement. »

De quoi permettre aux jeunes entreprises d’éviter de commettre certaines erreurs et de se lancer sur le marché plus rapidement. L’enthousiasme des startups accompagnées par Obratori ne se fait jamais trop attendre. Défi relevé. 

Maddyness, partenaire média d’Obratori