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Temps de lecture : 02'31''
14 mars 2022

Startups: les Français prêts à utiliser leurs services mais pas y investir

Un sondage réalisé par Episto montre l’intérêt croissant de la population française pour les startups, qui reste néanmoins frileuse à y investir ses économies.

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Si le président Emmanuel Macron a porté, depuis sa candidature jusqu’à aujourd’hui, sa volonté de faire de la France une « startup nation », comment la population perçoit cet écosystème entrepreneurial ? Se sent-elle concernée par le sujet ? C’est à ces questions qu’a tenté de répondre Episto, une entreprise qui développe une technologie de collecte d’opinions sur les réseaux sociaux, en sondant 1000 répondants -représentatifs de la population française- sur Facebook et Instagram. Le sondage portait sur quatre thèmes : l’image qu’ont les sondés des startups, les usages qu’ils font de leurs services, leur attractivité en matière d’emploi et d’investissements.

Une opinion positive

Globalement, l’opinion des Français à propos des startups est positive. 58% des répondants pensent qu’elles ont un impact positif sur la société, les trois quarts estiment qu’elles sont plus innovantes que les grands groupes et près de 80% des Français pensent qu’elles sont autant voire plus à l’écoute de leurs clients que les autres entreprises. 

Si la notion de startup est maintenant entrée dans le langage courant (97% des répondants savent de quoi il s’agit), certaines spécificités de l’écosystème sont loin d’être maîtrisées par la population. Certaines sociétés ont contribué à la démocratisation de la notion de startups car elles sont entrées dans les usages et habitudes des Français : 79% des répondants ont déjà utilisé Doctolib, 37% pour Blablacar, 25% pour ManoMano et 21% pour BackMarket. En revanche, 80% des sondés ne savent pas ce qu’est une licorne -ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars-, et seuls un tiers d’entre eux connaissent l’écosystème de la French Tech.

Chez les jeunes entre 18 et 24 ans, la notion de startup a plutôt bonne presse. En effet, 60% d’entre eux aimeraient travailler dans une startup -contre 33% des plus de 25 ans-, et 41% de ces jeunes voient les startups comme des vecteurs d’ascension sociale -contre 25% des autres répondants-. 69% de la nouvelle génération pense que ces jeunes pousses peuvent aider la société à répondre aux enjeux de transition écologique -contre 53% de l’échantillon global-, et 63% d’entre eux pensent qu’elles peuvent répondre aux problèmes d’emploi et d’insertion professionnelle -contre 53% pour les autres tranches d’âge-.

Frilosité pour les investissements

Cependant, bien que près de la moitié des Français considèrent les startups comme des moteurs de croissance pour l’économie, seul 1% d’entre eux déclarent avoir déjà investi dans l’une d’elles. Une attractivité qui reste faible puisque seulement un quart des répondant se disent prêts à investir leurs économies dans une startup. En cause ? L’image fragile et incertaine de ces jeunes entreprises.

« À l’approche de l’élection présidentielle, nous étions curieux de savoir à quel point les Français s’intéressaient au sujet des startups ou si cela ne concernait qu’une minorité : en réalité, ils connaissent la partie émergée de l’iceberg, mais ils se sentent assez peu concernés par les enjeux et les subtilités économiques de cet écosystème, et semblent encore un peu réticents à y travailler ou à y investir leur épargne, conclut Jérémy Lefebvre, CEO d’Episto, par voie de communiqué. À noter toutefois l’espoir qu’elles constituent pour la nouvelle génération, qui les voit comme des solutions aux grands défis de la société et comme des tremplins pour leur futur professionnel ».

Article écrit par Heloïse Pons
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