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6 avril 2022
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Partoo ajoute une corde à son arc avec le paiement par QR code de Pulp

La MarTech Partoo, experte de la visibilité en ligne et de l’e-réputation des commerçants, met la main sur la FinTech Pulp. De quoi couvrir la quasi-totalité du parcours de vente, en intégrant de premières fonctionnalités en matière de transactions financières.

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C’est une première pour Partoo. La MarTech, qui aide les e-commerçants à optimiser leur visibilité en ligne et leur e-réputation, annonce ce mercredi 6 avril 2022 avoir fait l’acquisition – pour un montant non communiqué – de Pulp afin d’élargir le champ de son activité. Cette FinTech, qui développe un système de commande et paiement par QR code pour le monde de la restauration, doit permettre à son acquéreur de concrétiser sa vision. « Nous voulons aider les sociétés à se rapprocher de leurs clients. Il était pertinent d’intégrer les aspects liés à la transaction, qui constitue la fin du tunnel, après nous être concentrés sur l’entrée de celui-ci avec la visibilité des enseignes en ligne » , explique à Maddyness Alexis Loppin, directeur de la stratégie de Partoo. En intégrant ce service, Partoo a dans sa ligne de mire la spin-off lancée début 2021 par le groupe de restauration Big Mamma : Sunday.

Couvrir l’ensemble du parcours de vente

Le défi sera de taille, puisque Sunday a tout d’un rouleau compresseur. La société, dont le siège social a été déplacé aux États-Unis en fin d’année 2021, a levé 124 millions d’euros en l’espace d’un an – contre 15 millions d’euros pour Partoo – et opère déjà dans dix pays. Avec une équipe de 350 collaborateurs, la jeune pousse propose sa solution dans plus de 5 200 bars et restaurants. Pulp a donc encore fort à faire. « Son application est utilisée par 1 000 restaurants clients, tels que ceux des enseignes Street Bangkok ou Mister Garden, et 600 000 utilisateurs » , indique Alexis Loppin. La FinTech a principalement vocation à constituer une brique technologique pour Partoo, qui désire devenir « une plateforme tout-en-un pour les commerçants qui cherchent à se numériser » . Selon son directeur de la stratégie, cela n’est pas le cas de Sunday : « Ils resteront a priori sur le créneau spécifique de la commande et du paiement par QR code. »

Ce segment constitue le troisième pilier de la stratégie de la jeune pousse, qui mise d’ores et déjà sur la prise de commande via les plateformes des Gafam – moteurs de recherche et réseaux sociaux, entre autres – et le commerce conversationnel – consistant à donner au consommateur la possibilité de réaliser un achat directement via un chat, par exemple. « Il est toujours question de limiter le nombre de clics nécessaires pour effectuer un achat » , expose Alexis Loppin, qui a l’intention de « prendre la restauration comme point de départ de la verticalisation » de Partoo. L’équipe de Pulp, composée de 20 salariés, gardera « une certaine indépendance » en devenant « Partoo for restaurants » . Un moyen, par ailleurs, de préserver « la dynamique de croissance » qu’affichait la startup juste avant son intégration.

Une « centaine de jours » après l’opération, la solution de Pulp intégrera l’offre commune de Partoo – regroupant l’ensemble des services de l’entreprise – pour « compléter le parcours de vente » dans la restauration. Une ambition qui devrait être calquée, un an plus tard, sur d’autres secteurs. « Nous imaginons déjà de premiers projets dans la santé ou la beauté » , confie Alexis Loppin, qui souhaite « éviter l’écueil d’un déploiement trop rapide » du service. Une internationalisation est prévue, mais aucune date n’est donnée. Une chose est sûre : la confrontation avec Sunday à l’international ne sera pas pour tout de suite : la spin-off de Big Mamma est très active aux États-Unis, un marché sur lequel Partoo n’entend « pas se lancer avant 2023 ou 2024, pour privilégier les pays émergents dans un premier temps » . Pour rappel, Partoo et ses 300 salariés opèrent dans 150 pays depuis quatre bureaux – France, Espagne, Brésil et Inde – pour un revenu annuel récurrent de 17 millions d’euros.

Article écrit par Arthur Le Denn
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