Actus#deeptech
12 avril 2022
Nasa

Prométhée ambitionne de lancer son premier satellite d’ici à l’automne 2023

Prométhée, qui conçoit des satellites d'observation de la Terre, lève 4,72 millions d'euros. La SpaceTech entend réaliser son premier lancement d'ici à octobre 2023, pour atteindre une couverture mondiale à l'aide d'une constellation de 20 satellites en 2024.

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La jeune pousse française Prométhée, qui compte lancer une constellation de nanosatellites d’observation de la Terre et fournir aux pays émergents les outils pour en valoriser les données, annonce avoir effectué une nouvelle levée de fonds de 4,72 millions d’euros. L’opération doit permettre à l’entreprise, créée début 2020, de lancer son premier satellite, ProMéthée-1, et de finaliser sa plateforme d’analyse qui croisera les données spatiales et de terrain pour fournir des données aisément interprétables, explique son président Olivier Piepsz.

Un lancement d’ici à l’automne 2023

Les applications sont multiples, qu’elle soient environnementales (surveillance des pêches, des cultures, lutte contre la déforestation, etc.) ou liées à la sécurité. La jeune entreprise avait déjà levé au cours de ses premiers mois d’existence 2,2 millions d’euros, notamment auprès des groupes Hemeria, Comat et ADF ou encore d’investisseurs individuels. Cette nouvelle levée de fonds, pour laquelle « certains actionnaires ont remis au pot et Bpifrance 500 000 euros » , constitue le « premier volet d’un financement qui devrait atteindre 15 millions d’euros avant la fin de l’année avec la participation prévue d’investisseurs stratégiques, de fonds publics et d’un pool bancaire régional » , affirme l’entreprise.

Pour se développer, Prométhée compte également profiter du volet spatial du plan de relance, qui prévoit 1,5 milliard d’euros pour les nouveaux acteurs du spatial, le « New Space » . L’objectif est d’« aller vite » pour s’affirmer comme une référence du New Space dans l’observation de la Terre, espère-t-il. Il s’agit donc de lancer en octobre 2023 le premier satellite, acheté « sur étagère » auprès du Lituanien NanoAviotics. De 40 kg environ, soit « un gros four à micro-ondes » , il sera positionné à près de 500 kilomètres d’altitude.

Un deuxième doit suivre début 2024 pour constituer l’année suivante une constellation de 20 satellites, produits dans un écosystème exclusivement européen. « L’enjeu est d’avoir une couverture mondiale, quasi en temps réel » , explique Olivier Piepsz. La plateforme numérique créée par Prométhée permettra d’agréger les images fournies par les satellites de la constellation et de les coupler avec des données tierces, qu’il s’agisse de celles provenant de la constellation européenne Copernicus ou encore de la future constellation Kineis, dédiée aux objets connectés.

Prométhée propose également à des pays émergents de développer leur « souveraineté spatiale » en dupliquant sa future constellation, afin d’avoir accès à leurs propres satellites et données spatiales. Cette fourniture de moyens doit aussi permettre à la France de développer de nouvelles coopérations avec ces pays, estime Prométhée, qui bénéficie de l’appui du Centre national d’études spatiales (Cnes) depuis sa création. « Une quinzaine de pays ont indiqué qu’ils voulaient leur souveraineté spatiale » , notamment le Nigeria, avec qui une lettre d’intention a été signée, explique-t-il.

Article écrit par Maddyness, avec AFP
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