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Lucrezia Carnelos

Quand la réalité virtuelle s’invite au musée

Le Pixii festival, consacré aux cultures numériques, se déroule à La Rochelle (Charente-Maritime) du 18 au 23 juin 2022. Parmi les principaux sujets à l'ordre du jour : l'utilisation de la réalité virtuelle par les musées et concepteurs d'expositions, dans le but d'attirer de nouveaux publics ou d'offrir un complément d'information.

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L’expérience numérique interactive se démocratise. La réalité virtuelle (RV) a profité de la pandémie de Covid-19 pour entrer pleinement dans les musées du monde entier. Au cœur du Pixii festival, le festival des cultures numériques qui se déroule du 18 au 23 juin 2022 à La Rochelle (Charente-Maritime), cette technologie qui plonge le spectateur dans l’image, comme la réalité augmentée qui ajoute des éléments visuels à notre environnement, s’imposent de plus en plus, avance Stéphane Malagnac, directeur du festival qui se tient à côté du marché international du film documentaire Sunny side of the doc.

« Les producteurs s’emparent de tous les sujets sociaux, changement climatique, évolution géologique, découverte de la nature, histoire » , ajoute-t-il. À La Rochelle, la programmation permet de découvrir « Genesis » , qui retrace l’évolution de la Terre au cours de 4,7 milliards d’année (produit par Faber Courtial, Studio For Digital Worlds, Allemagne). On peut aussi se plonger dans le mythe de la Joconde avec « Mona Lisa beyond the glass » (production Le Louvre), qui « donne vie » aux procédés de peinture de Léonard de Vinci.

« J’ai créé Pixii pour voir comment les musées allaient s’emparer de ces technologies pour attirer les plus jeunes ou offrir un complément à la visite » , explique Stéphane Malagnac, « même si cela signifie des investissements lourds. D’autant que, quand l’exposition physique est terminée, l’expérience de réalité virtuelle est remisée aussi. Et une expérience ne prend pas de valeur en la conservant. »

Les arabesques de la danseuse de Degas

Mais la pandémie a tari la billetterie des musées, les obligeant à réfléchir « sur la pérennisation de cette expérience au-delà de l’événement » , poursuit le directeur de Pixii. En 2021, en Occitanie, l’Office de Tourisme Intercommunal Cœur Coteaux Comminges a développé six épisodes des « Explorateurs du temps » (l’ère préhistorique, l’époque romaine, etc.), avec six musées locaux pour découvrir l’histoire de la région.

« Ces nouvelles technologies ont clairement fait leur entrée dans de nombreuses institutions culturelles, et les achats de casques ont profité du confinement dû au Covid-19 dans différents pays » , abonde la productrice de « La petite danseuse » Chloé Jarry, dont le personnage exécute des arabesques en décryptant des œuvres d’Edgar Degas (France Télévision et studio Lucid realities).

« Toutes les grandes sociétés de la tech font des annonces concernant de nouveaux dispositifs pour de la réalité augmentée, virtuelle, mixte ou de métavers » , rappelle-t-elle. Mais pour ne pas tomber dans l’écueil du gadget, « le dispositif doit servir un discours pédagogique et pas l’inverse » , estime Mélanie Moreau, directrice attachée et directrice des musées d’art et d’histoire de La Rochelle, partenaires du Pixii festival. « Le côté ludique de certains dispositifs permet sans doute de dépoussiérer l’approche des œuvres mais, encore une fois, sans se satisfaire uniquement de cet aspect » , insiste-t-elle.

Article écrit par Maddyness, avec AFP
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