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28 juin 2022

Stoïk lève 11 millions d’euros pour protéger les PME contre les cyberattaques

C’est la deuxième levée de fonds pour la startup française Stoïk, qui mêle assurance et cybersécurité pour les TPE et PME. Elle a récolté ce mois-ci, 11 millions d’euros auprès d’a16z, le fond californien d’Andreessen Horowitz. Une première pour l’entreprise qui s’engage dans une stratégie européenne de développement.

Première startup sur le territoire européen à mêler un service d’assurance à un logiciel de cybersécurité pour la protection des TPE et PME, Stoïk a été lancée en 2021 par quatre associés ; Jules Veyrat, Alexandre Andreini, Nicolas Sayer et Philippe Mangematin. Une idée qui part encore une fois d’un constat, celui de la non-protection des petites sociétés face au risque croissant de cyberattaques et leurs conséquences catastrophiques sur la reprise d’activité sans back-up plan. Manque de connaissances techniques, ressources financières limitées et aucune stratégie de prévoyance, il fallait inventer une solution sur-mesure pour le public entrepreneurial et donner les armes aux sociétés pour se prémunir convenablement.

Une assurance en cas de cyberattaques

Pour ce faire, Stoïk a développé une offre 100 % en ligne, incluant une couverture d’assurance (qui permet le dédommagement et l’accompagnement en cas d’attaques) et l’accès à des logiciels de cybersécurité pour limiter au maximum le nombre d’expositions (logiciels fournis gratuitement dans leurs offres). Basé sur un modèle de vente du service par des partenaires courtiers en assurance, l’objectif de cette jeune entreprise se construit autour d’une vision globale de la cybersécurité et la simplification du parcours de souscription (un scan externe et automatisé suffit à connaître son éligibilité à l’offre). Un objectif clair et un mantra qui l’est tout autant, le stoïcisme, implanté par Jules Veyrat, cofondateur et ancien membre de Philosophie magazine. “L’attitude à adopter face à un tel risque est à tirer de la philosophie stoïcienne : l’idée est toujours de distinguer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, pour agir sur ce que nous pouvons changer et accepter sereinement ce qui échappe à notre contrôle”, raisonne Jules Veyrat. Car en cybersécurité tout va très vite, les barrières de sécurité sont sans cesse repoussées par les nouvelles techniques d’hacking et c’est le jeu du chat et de la souris qui se met en place. Face à cette course inévitable, prévoir et savoir rebondir en cas d’attaques sont les alternatives proposées par l’entreprise.

Le lancement d’une stratégie européenne

Déjà soutenue par Kima ventures, Anthemis ou Alven, c’est aujourd’hui le très connu fond d’investissement californien, a16z, derrière Airbnb, Pinterest ou Coinbase, qui investit dans le projet en signant ainsi son premier investissement dans une startup de la fintech française (le groupe avait investi pour la première fois en France avec Bereal). Un investissement en série A à hauteur de 11 millions d’euros qui fait suite à un premier tour de table en janvier dernier monté à 3,8 millions. Une opération réussie dans laquelle Alven et Anthemis group ont encore répondu présent et des business angels comme Henri de Castries (CEO de Axa) et Julien Teicke ( de Wefox) ont pris part. Un pari gagné pour Stoïk, dont le but est de recruter massivement du personnel pour accélérer son développement en France, renforcer son expertise assurantielle et partir ainsi mieux armée à la conquête du marché européen.