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26 juillet 2022

5 bonnes raisons de créer une équipe open innovation dans son entreprise

L’open innovation n’a jamais été aussi importante qu’à l’heure actuelle, où le paysage économique est en ébullition. Un facteur clé de succès pour les grands groupes et les plus petites structures, qui se donnent mutuellement l’opportunité de créer des relations vertueuses.

Favoriser les rencontres qui n’auraient jamais eu lieu autrement. Il ne s’agit pas du slogan d’une nouvelle application de rencontre, mais bien d’un mode d’innovation fondé sur le partage et la collaboration. L’open innovation, concept économique qui a vu le jour en 2003, consiste à penser l’innovation et la R&D d’une entreprise, non pas en vase clos, mais en croisant la créativité de collaborateurs internes avec des relations privilégiées avec d’autres parties prenantes, comme les startups ou autres acteurs innovants. 

En 2021, dans une étude publiée par Maddyness, 70% des entreprises considéraient que l’open innovation allait être essentielle pour aller trouver de nouveaux relais de croissance et rebondir commercialement dans les années à venir.  55% des sociétés étaient d’ailleurs convaincues que l’open innovation allait être un passage obligatoire pour réinventer les modes de travail et le sens qu’on peut lui donner. 

Avec EDF, Maddyness a sélectionné pour les grands groupes, 5 bonnes raisons de créer une équipe open innovation.  

1 – Dépasser les limites internes 

« On a souvent besoin d’un plus petit que soi. » Cette citation de La Fontaine s’applique parfaitement au cadre de l’open innovation. Faire appel à des startups externes par exemple, peut permettre aux grands groupes de faciliter et d’accélérer leurs projets. En effet, si plusieurs équipes au sein d’une entreprise ont besoin d’une même solution, il est plus astucieux de se tourner vers une startup qui la propose déjà, plutôt que de la développer en interne. « Le but de l’open innovation est aussi d’accélérer le time to market d’un produit ou d’un service, c’est-à-dire sa mise en commercialisation sur le marché. La solution existe sur étagère, il suffit parfois de l’ajuster pour l’adapter pour résoudre un problème exprimé par un métier », explique Catherine Fraissenon, Responsable d’EDF Pulse Connect, le programme d’open innovation du groupe EDF. « L’open innovation, c’est notre capacité à collaborer avec des écosystèmes externes, pour développer des solutions et générer du business. »

2 – Réinventer la manière d’innover

A l’image d’un couple, les ressources internes et externes doivent être considérées comme complémentaires et non opposées. Les grands groupes ont beaucoup de choses à apprendre sur l’agilité des startups quand ces dernières peuvent profiter de l’expertise des chercheurs et faire tester leurs produits dans les laboratoires de la grande entreprise. L’échange avec les jeunes pousses apporte ainsi de la valeur par rapport à une manière plus traditionnelle d’innover. Catherine Fraissenon l’assure : « Nous pourrions vivre en vase clos, être enfermés sur nous-mêmes mais la richesse vient aussi de l’externe. » « L’open innovation ne se réduit pas aux startups, elle irrigue aussi les écosystèmes d’innovation, incluant les incubateurs/accélérateurs, les universités, les pôles de compétitivité, les établissements institutionnels, et même les autres grands groupes, avec qui nous partageons ouvertement ! ». 

3 – Créer plus de synergie avec les différentes entités du groupe

Au sein des grands groupes, l’équipe open innovation incarne un rôle de pivot, de courroie de transmission entre l’interne et l’externe. « On est là pour créer des synergies entre les différents métiers, et entre l’interne et l’externe. C’est bien ce rôle de « connecteur » que nous jouons ». Chez EDF, l’équipe Pulse Connect endosserait presque le rôle d’une agence matrimoniale avec pour objectif, celui de faire du « match making ». Avant que les différentes composantes du Groupe (qui compte plus de 167 000 collaborateurs dans le monde) et les startups ne se rencontrent, elle vérifie leur compatibilité. L’équipe open innovation évalue ensuite la startup, vérifie si l’équipe est fiable, si elle répond à un besoin métier et si la maturité du produit colle aux besoins…  « Notre rôle est également d’accompagner les business units pour les aider à faire mûrir certains projets clés, mais aussi d’avoir la capacité de renoncer pour sélectionner les projets à valeur ». 

4 – Détecter des innovations prometteuses

« L’open innovation est aussi un formidable outil de veille qui permet de détecter des innovations prometteuses. » À l’instar d’EDF Pulse Connect, l’équipe open innovation est aussi là pour présenter des innovations qui pourraient ne pas être identifiées à première vue, comme évidente par les experts internes, « parce que l’innovation est trop disruptive, ou parce qu’elle pourrait présenter un risque qu’un projet ne peut pas prendre ». Faire le grand saut est inquiétant et les interlocuteurs ont souvent « des problèmes opérationnels à court terme tandis que, nous, on se demande si une façon de faire sera toujours d’actualité dans le futur », souligne Catherine Fraissenon. En effet, il existe un dilemme entre l’exploitation et l’exploration auquel l’open innovation peut répondre en effectuant un travail de veille. « Ce que font les startups donne un indice sur ce qui existe ou pourra exister sur le marché. » L’équipe open innovation détecte alors des solutions prometteuses, les évalue, et s’il y a du potentiel, encourage le département intéressé, à nouer une collaboration.

« Pour exemple, l’équipe Innovation du Centre Ingénierie Hydraulique d’EDF a détecté une jeune entreprise innovante sur un nouveau mode de production dit « osmotique ». Nous l’avons accompagnée pour valoriser le projet, le faire grandir, nous avons déployé nos réseaux, nos écosystèmes, notre expertise pour en faire un projet auquel tout le monde a cru. En quelques mois, EDF Hydro s’engageait dans un partenariat à hauteur de 2 millions d’euros avec une startup « early stage ». L’énergie déployée pour Sweetch est exemplaire et démontre la capacité des personnes à tout donner avec un enthousiasme partagé ». 

5 – Créer des partenariats sur-mesure

L’échange entre le grand groupe et la startup peut évoluer à l’envie, de la simple rencontre, à la relation sérieuse. Plusieurs types de collaborations sont possibles : un partenariat commercial, un partenariat de recherche, un besoin de financement, la nécessité de trouver un terrain d’expérimentation, un besoin d’adosser le nom d’un grand groupe à sa marque… Chaque collaboration relève du sur-mesure.

A cet effet, EDF a lancé un guide utilisateur à destination des équipes internes. L’objectif ? Offrir tous les outils et bonnes pratiques pour travailler efficacement avec une startup, de son identification jusqu’à la mise en œuvre du projet.

Maddyness, partenaire média d’EDF