Actus#energie
Temps de lecture : 02'19''
29 août 2022
Photo : Flavie Trichet-Lespagnol

Les entreprises, sommées d’établir leur « plan de sobriété » énergétique

Elisabeth Borne a appelé, devant le Medef, à la "responsabilité collective" en matière d'économies d'énergie, réclamant à chaque entreprise d'établir son propre "plan de sobriété" dès septembre 2022.

ÉCOUTER L’ARTICLE
PARTAGER
SIGNALER UNE ERREUR ENREGISTRER PDF / EXPORTER
Les entreprises, sommées d’établir leur « plan de sobriété » énergétique
00:00 - 00:00
00:00
Très attendu par les entrepreneurs, le discours d’Elisabeth Borne lors de la Rencontre des entrepreneurs de France ce lundi 29 août 2022 a été marqué par un appel à l’action collective. « L’heure n’est plus aux demi-mesures, l’heure n’est plus au chacun pour soi, l’heure est à la responsabilité collective » , a affirmé la Première ministre devant les patrons français.
Pour « surmonter le risque de pénurie de gaz cet hiver, atténuer le dérèglement climatique, (…) nous devons agir plus vite et plus fort » , a-t-elle ajouté, en invitant Etat, entreprises et particuliers à « préférer les économies choisies plutôt que les coupures subies ». Elle a exhorté à cet égard les entreprises à établir en septembre des « plans de sobriété » énergétiques, consistant à réduire les consommations de 10 % sur deux ans, afin d’éviter que le gouvernement n’impose des « baisses de consommation ».

Première cible

Un premier bilan de ces plans sera tiré « début octobre ». Car « si chacun ne prend pas sa part, ou que toutes les hypothèses défavorables se conjuguaient » , comme l’arrêt total des approvisionnements en gaz de la Russie, « nous serions amenés à imposer des baisses de consommation » , a-t-elle prévenu.
Et « si nous devions en arriver au rationnement, les entreprises seraient (…) les premières touchées » , a précisé Elisabeth Borne. Pour réduire l’impact d’un éventuel rationnement, le gouvernement réfléchit par ailleurs avec les entreprises à un « marché d’échange de droits à consommer ».
Côté particuliers, elle a souligné que chacun économiserait l’énergie « compte tenu de ses moyens » car « les Français en précarité énergétique ne sont pas ceux qui devront encore faire des efforts ». Elle a aussi détaillé sa méthode en matière de planification écologique, avec le lancement en septembre de discussions dans trois secteurs : les forêts, l’eau et la production d’énergie décarbonée, c’est-à-dire le nucléaire et les énergies renouvelables, et « un tableau de bord » de suivi.

Les entreprises, moteur de la transition

Considérant que la transition écologique est aussi une « opportunité » pour les entreprises en matière d’innovation et d’emploi, elle a rappelé les gestes du gouvernement en leur faveur, comme les baisses des impôts de production, et leur a demandé d’agir « résolument » pour notamment « engager les négociations salariales nécessaires » et « investir sur tous les freins d’accès au travail » comme la mobilité.
« Nous devons collectivement entrer dans une croissance sobre » , avait reconnu, avant la cheffe du gouvernement, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, promettant que les entreprises « feront leur part » et incitant le gouvernement à « faire confiance aux entreprises ». C’est l’Etat qui a engrangé le plus de super profits cette année, a aussi affirmé Geoffroy Roux de Bézieux, opposé à ce que ces bénéfices soient taxés comme l’avait évoqué Elisabeth Borne. Cette dernière lui a rétorqué, devant l’organisation patronale, qu’il n’y a « pas de surper profits du côté de l’Etat ».
Article écrit par Maddyness, avec AFP
ÉCOUTER L’ARTICLE
PARTAGER
SIGNALER UNE ERREUR ENREGISTRER PDF / EXPORTER
Les entreprises, sommées d’établir leur « plan de sobriété » énergétique
00:00 - 00:00
00:00