Yann LeCun et Meta, c'est bientôt fini ! L'ingénieur français, responsable de la recherche IA chez Meta depuis 2013 est sur le point de quitter le géant américain, selon le Financial Times. Ce qu'il aurait déjà affirmé à ses équipes. Il chercherait à lever des fonds pour lancer sa startup dans l'intelligence artificielle (IA).
Ce départ pourrait s'expliquer par le fait que Mark Zuckerberg, fondateur de Meta, mise désormais plus sur le prodige de l'IA Alexandr Wang, fondateur de Scale AI. Ce denier, décrit comme un mélange entre Steve Jobs et Mark Zuckerberg dopé à l’IA a vendu à Meta 49% de sa startup pour 14,3 milliards de dollars. En juin 2025, il a été propulsé à la tête de la division IA de Meta. Il supervise aujourd'hui le nouveau pôle Superintelliegence Labs du groupe. Yann LeCun lui est désormais rattaché, avec des ambitions jugées plus court-termistes sur l'IA. Il pourrait y avoir donc eu des divergences entre le français et la nouvelle stratégie IA du groupe.
Vers une "super intelligence" chez Meta
Ces derniers mois, Mark Zuckerberg a souhaité remodeler le développement de l'IA. Il veut s'appuyer désormais sur des équipes plus réduites et concentrées en talents, afin d'être plus rapide sur la mise sur le marché des produits. En ce sens, la firme a annoncé il y a trois semaines, qu'elle allait réduire la taille de sa division IA. Elle a va supprimer 600 postes, et particlièreùent ceux dans l'équipe de Yann LeCun.
Cette nouvelle démarche ne serait pas forcément en adéquation avec la vision du français. Yann LeCun a toujours plaidé en faveur d'une IA construite sur la recherche fondamentale. Il estime en effet que les grands modèles de langage (LLM) ne pourront pas être à la hauteur d'une intelligence humaine. Cette logique est contraire à ce que pense aujourd'hui le fondateur de Meta, qui parie sur une intelligence artificielle d'un niveau supérieur à l'Homme.
Yann LeCun s'est illustré pour ses travaux sur les réseaux neuronaux. Il a obtenu, en 2019, le prix Turing, co-attribué à Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, et qui équivaut au Prix Nobel en informatique.