Parmi les nombreux chiffres de l’étude « Le pouvoir caché de l’IA », signée par Factorial, éditeur de logiciel RH et de gestion d’entreprise, il faut souligner celui-ci : 34% des répondants “ne s’inquiètent pas du tout que leur emploi soit remplacé par l’IA.” Ce qui laisse les deux tiers des équipes avec qui il semble nécessaire d’aborder le sujet. Pour Oriana Cardona, directrice Marketing France de Factorial, c’est même la toute première responsabilité des RH et des managers, face à l’IA : “Il faut rassurer ! Pas en minimisant la transformation, mais en lui donnant du sens. Aujourd’hui, l’IA n’est plus une option : elle est devenue une réalité pour toutes les organisations. Et dans ce contexte, ce n’est plus un choix d’y aller ou non, c’est un devoir professionnel de comprendre cette technologie. On maîtrise ce qu’on connaît ; on subit ce qu’on ne connaît pas.”
À ses yeux, la meilleure manière de rassurer n’est donc pas de promettre que rien ne changera, mais de montrer aux équipes que “nous, RH comme managers, comprenons ces outils, savons les encadrer et savons les appliquer dans le respect de nos valeurs, de l’éthique et du cadre légal. Ce qui vaut pour nous vaut pour eux : les profils compétitifs de demain seront ceux qui savent collaborer avec ces outils, pas ceux qui les ignorent.”
Renforcer les compétences techniques… et humaines !
L’étude Factorial nous apprend que 32,3 % de collaborateurs se forment déjà à des compétences techniques liées aux données, à l’IA ou à l’automatisation. “Ce chiffre est clé parce qu’il montre que l’adaptation est en marche, poursuit Oriana Cardona. Les collaborateurs ne sont pas passifs, ils se préparent activement à ce nouveau contexte de travail.”
Mais attention : 22,8 % des salariés font le choix contraire et renforcent leurs compétences humaines comme le leadership, la gestion d’équipe, la communication. “C’est extrêmement révélateur : alors que certains craignent que l’IA remplace l’humain, on observe au contraire une prise de conscience que les compétences profondément humaines, l’empathie, la prise de décision, la capacité à créer de la confiance, vont devenir encore plus centrales. L’IA prend en charge la répétition, mais elle ne remplace pas le relationnel.”
Les DRH et les managers sont donc invités à accompagner cette double montée en compétences - technique et humaine.
Pour Martin Bonnefond, Responsable produit Finance chez Factorial, il y a même une certaine urgence : “l’étude met en lumière une nouvelle tension pour les entreprises : l'IA est massivement adoptée, mais sa maîtrise et son intégration stratégique ne suivent pas encore. 78% des professionnels utilisent déjà des outils d’IA au quotidien. Il y a donc un fossé entre l'utilisation (78%) et l'apprentissage actif (32,3%). C’est un signal d'alarme : sans formation, les équipes risquent de n'utiliser l'IA que pour des tâches superficielles. Les RH devraient lancer rapidement des programmes d’upskilling pour transformer l'utilisateur occasionnel en professionnel expérimenté capable d'exploiter pleinement la puissance de l'IA.”
Redéfinir les fiches de poste
Toujours d’après l’étude, 30% des répondants se sentent à l'aise pour déléguer à la machine des tâches objectives et répétitives. Chez Factorial, on conseille donc au management de “capitaliser sur cette aisance pour redéfinir les fiches de poste. Il s'agit de libérer 70% du potentiel non encore exploité, en orientant les équipes vers la stratégie, la créativité et les interactions humaines complexes”, estime Martin Bonnefond.
Pour conclure, une bonne nouvelle : Factorial lance One, son agent IA destiné à accompagner les équipes RH et les managers au quotidien. Véritable assistant numérique, il automatise les tâches opérationnelles, centralise les données RH et business, et aide à prendre des décisions plus rapides et plus éclairées.