Derrière les images emblématiques des mutations du secteur des infrastructures comme les éoliennes, les véhicules électriques, les réseaux intelligents, les datacenters ou les bâtiments connectés, se cache une réalité peut-être moins visible, et néanmoins essentielle. Une “partie émergée de l’iceberg” qui comprend des innovations de pointe concernant la décarbonation, la maintenance prédictive, ou encore l’adaptation au changement climatique.
L’innovation ne se contente plus dans cette perspective d’optimiser des process à l’aide de plateformes digitales. Elle s’incarne désormais dans les équipements, les matériaux, des infrastructures concrètes. Leonard, la plateforme d’innovation et de prospective de VINCI, participe activement à façonner cette nouvelle ère en connectant les startups du secteur avec les 7000 implantations du groupe, présent dans plus de 120 pays.
“L’innovation tirée par les startups industrielles”
Dans le secteur des infrastructures, les grands concepts du numérique comme ceux de l’ubérisation et de la désintermédiation ont vite montré leurs limites. Les projets sont longs, les investissements lourds, la réglementation omniprésente. Ici, on ne “disrupte” pas un chantier comme on lance une application mobile.
“Dans nos secteurs, l’innovation n’est jamais uniquement technologique”, pose d’emblée Kevin Cardona, directeur de l’innovation entrepreneuriale de Leonard. Après une première vague largement tournée vers le « tout digital », le centre de gravité s’est progressivement déplacé. “L’innovation répond désormais aux enjeux de productivité, d’impact environnemental, de sécurité, de sûreté et de compétitivité avec des produits industriels conçus au plus près des besoins. Ce qui compte, ce n’est pas la sophistication technologique, mais l’usage réel sur le terrain.”
L’IA et la tech, oui… mais intégrées, et utiles
Les startups ont un grand potentiel et un rôle à jouer dans ce cadre, souligne Kevin Cardona, car “elles créent de la valeur souvent sur des niches très ciblées.”
L’IA par exemple, que la plateforme intégrait dans ses travaux de prospective dès 2017, n’est ici pas perçue comme une solution miracle. L’enjeu premier est celui de son appropriation : savoir comment intégrer ces technologies au quotidien, de façon utile, notamment pour éviter les tâches rébarbatives et répétitives.
L’IA embarquée marque une nouvelle étape. Au cœur de plusieurs projets qui seront présentés lors de l’événement de lancement de la nouvelle promotion de Leonard le 14 janvier, elle s’intégre directement aux équipements, aux machines, aux infrastructures elles-mêmes. Une IA opérationnelle, capable d’agir, de mesurer et d’anticiper les aléas…
Une innovation portée partout dans le monde, sur le terrain
Pour porter cette innovation en constante évolution, Leonard mise de plus en plus sur des collaborations avec des acteurs venus du monde entier, à l’image du groupe VINCI dont l’internationalisation s’appuie sur la diversité des écosystèmes et des expertises. Le nombre de collaborations mises en œuvre avec les métiers de VINCI est le principal indicateur de performance scruté par Leonard. Celles-ci viennent “prouver la pertinence et le besoin réel des solutions”, et contribuent à les mettre en application directement sur le terrain.
La dynamique est significative : une cinquantaine de projets accompagnés chaque année, exposés à plus de mille collaborateurs du groupe VINCI chaque année. “Il faut créer des opportunités de rencontres pour l’écosystème, créer les conditions de la confiance entre les métiers du groupe VINCI, les entrepreneurs externes et les investisseurs qui les financent”, observe le directeur de l’innovation entrepreneuriale de Leonard.
Des startups qui font des réglementations et du changement climatique un levier
Malgré des priorités internationales qui semblent éclipser les enjeux environnementaux, les entrepreneurs continuent à innover et proposer des solutions à impact positif, rappelle Kevin Cardona. Ces jeunes pousses ont pour point commun d’innover autrement, avec des applications concrètes, et de faire des réglementations et des considérations environnementales un “levier de confiance et de compétitivité.” Elles se saisissent des enjeux actuels, s’en servent de point de départ. Geoclay et son béton bas carbone ou Revilo, une nouvelle marque de VINCI également boostée par Leonard qui s’attache à créer des îlots de fraîcheur urbains, en sont de belles illustrations.
Encore quelques autres exemples parlants d’innovations directement applicables et utiles, piochés parmi les précédentes promotions des programmes d’accompagnement de Leonard SEED et CATALYST :
- HyLight, une startup qui remplace les vols d’hélicoptères par des drones pour la maintenance des infrastructures énergétiques (et économise au passage une grande quantité de CO2);
- Orus Energy, qui œuvre sur le champ de la flexibilité électrique pour les grands consommateurs d’énergie;
- Strong By Form, qui associe IA et robotique pour créer des matériaux composites bas carbone à base de débris de bois;
- Ostrea, qui transforme des coquillages recyclés en matériau à faible impact environnemental.
- Akanthas, sur la gestion des déchets de chantier par computer vision
- Voltfang sur le pilotage énergétique intelligent par batterie.
- Flyability, qui propose un drône polyvalent pour l’inspection des infrastructures
Vous souhaitez découvrir les 50 solutions accompagnées par Leonard en 2026, qui font la part belle à l’IA embarquée dans la robotique, la décarbonation industrielle ou encore la mobilité électrique ? Rendez-vous en ligne pour suivre le Launch Day de Leonard, le 14 janvier 2026 de 14h à 16h.