« Tous les nouveaux parents connaissent les réveils nocturnes et l’épuisement. En moyenne, la première année, ils font 60 nuits blanches. » C’est pour « offrir du sommeil » aux parents qu’Agathe Verrier et Olivia Guyard ont lancé Ma petite laine. Un « cocon », qui se veut être une alternative à la gigoteuse, inspirée de l’emmaillotage pour limiter les mouvements du bébé.
« ll respecte la position foetale, réduit les coliques et limite les réveils en sursaut et permet d’offrir trois heures de sommeil en plus par nuit », assure Agathe Verrier, kinésithérapeute pédiatrique, qui a conçu son premier cocon à la maternité, lorsqu’elle a eu sa troisième fille. « A ce moment-là, il y a eu un véritable engouement autour du cocon. Alors je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire », poursuit la co-fondatrice, qui se rapproche alors d’Olivia Guyard, une amie, ingénieure.
De 5 à 30 commandes par jour
Les deux entrepreneuses « testent » le marché pendant deux ans, elles recrutent une tricoteuse, puis deux. Puis cinq. Mais ces dernières n’arrivent pas à suivre les commandes. « En 2022, on s’est dit qu’il fallait industrialiser la production. Et on s’est rapproché d’une manufacture française », précise Agathe Verrier. En trois ans, Ma petite laine est devenue rentable, en passant de 5 commandes par jour à environ 30 pour un chiffre d’affaires de 500 000 euros en 2025. Un chiffre multiplié par cinq en deux ans et demi grâce à ses « cocons » vendus de 54 à 105 euros, et des kits à tricoter soi-même.
Et la startup ne veut pas s’arrêter là. Sur le plateau de « Qui veut être mon associé? », diffusé ce jeudi 29 janvier, elle demandait aux membres du jury de rejoindre son capital à hauteur de 7 % pour 100 000 euros, pour financer ses projets de développement. Une valorisation jugée élevée par les membres du jury. Finalement, Jean-Michel Karam a accepté de suivre le projet contre 100 000 euros pour 12 % du capital. Une proposition acceptée par les deux entrepreneuses.
Un développement à l’international
« Notre premier objectif est de se déployer au niveau national mais aussi européen. Pour Jean-Michel Karam, si nous nous développons bien en France, le reste viendra naturellement. Nous avons déjà un pied en Italie et un pied en Allemagne. Mais pour le moment, nous voulons davantage nous concentrer sur le marché français. Le déploiement européen viendra dans un second temps », souligne Agathe Verrier, qui cible également la Pologne, le Portugal, la Suède ou le Danemark.
Sur le plateau, une partie des jurés a également conseillé aux entrepreneuses de changer de nom pour l’internationalisation. « Ce n’est pas l’avis de l’investisseur qui nous suit, nous allons donc conserver le nom Ma Petite Laine, même à l’international », souligne Agathe Verrier.
La société, qui a déjà vendu 15 000 cocons uniquement via son site, envisage aussi de se déployer sur des marketplaces, dans des commerces physiques, et pourquoi pas dans des réseaux de distribution tels que des pharmacies. « On sait que notre investisseur peut aussi nous aider dans ce domaine », poursuit la co-fondatrice qui envisage également de lancer de nouveaux produits et vient notamment de commercialiser une gigoteuse. D’ici 2028, la société espère réaliser 10 millions d’euros de chiffre d’affaires.