Après Doctolib, c'est au tour d'une autre licorne emblématique de la French Tech de devenir rentable, douze ans après sa création. Back Market, spécialisée dans la vente de produits technologiques reconditionnés, a atteint pour la première fois le seuil de rentabilité. Après avoir été rentable en Europe sur l'année 2024, Back Market a atteint ce seuil au niveau mondial en 2025, a détaillé l'entreprise.
L'entreprise, qui a enregistré un chiffre d'affaires annuel de 440 millions d'euros, n'a toutefois pas précisé le montant de son bénéfice. Son volume total de transactions s'élève à 3 milliards d'euros sur l'année, en croissance de 32%, a-t-elle ajouté. Elle est valorisée 5 milliards d'euros depuis 2022.
"On a continué à se développer avec le moteur européen qui a encore accéléré, et des marchés qui étaient moins matures sont devenus plus matures", souligne Thibaud Hug de Larauze. "Aux États-Unis, si le marché reste à un stade de développement plus précoce, la dynamique s'accélère", a souligné l'entreprise, pour qui "cette performance s'inscrit dans un contexte de transformation progressive du marché de l'électronique, où le reconditionné poursuit sa montée en puissance face au neuf".
Un plan de départ en 2023
Fondée en France en 2014, l'entreprise est présente dans 17 pays et compte 18 millions de clients, selon les chiffres communiqués. Cette place de marché dispose d'un réseau de 1.800 partenaires chargés de reconditionner les articles mis en vente sur la plateforme en ligne.
Après les téléphones, l'entreprise a diversifié sa gamme de produits reconditionnés, et commercialise désormais des ordinateurs, des appareils photos, des consoles de jeux vidéo ou encore des appareils électroménagers.
Interrogé sur cette nouvelle étape pour l'entreprise, son dirigeant a évoqué des "ajustements" de coûts commencés il y a plusieurs années. Début 2023, Back Market avait notamment mis en place un plan de départ d'une centaine de salariés, soit près de 15% des effectifs. L'entreprise, qui compte désormais 700 salariés, n'a pas détaillé ses prévisions financières pour l'année 2026. "La dynamique de ce début d'année continue d'être équivalente à ce que l'on a connu l'année dernière, à savoir que l'accélération reste très soutenue", a néanmoins indiqué Thibaud Hug de Larauze.