Recevoir une somme d’argent inattendue comme un bonus, une prime, un héritage, une cession de parts, ou avoir une trésorerie qui gonfle… Cela fait partie de ces “bons problèmes” que l’on rêve d’avoir. Et pourtant. Passé l’euphorie, une question s’impose vite : qu’en faire, concrètement ? Faut-il sécuriser ? Investir ? Attendre une période plus favorable ?
Dans un contexte économique et politique instable, la réponse est d’autant moins évidente. Alors pour y voir plus clair, nous avons interrogé Alexis Trigaut, Directeur commercial et Associé chez CORUM L’Épargne, qui accompagne au quotidien particuliers et entrepreneurs face à ce genre de décisions.
L’argent qui dort… par réflexe de prudence
Le constat de départ est sans appel : les Français épargnent encore beaucoup. Rien qu’en 2025, ce sont 6 600 milliards d’euros qui ont été “mis de côté” dans l’Hexagone et ce alors que, comme le souligne Alexis Trigaut, “les rendements des placements sécurisés comme le Livret A sont faibles, avec un taux de 1,5 % depuis février 2026.
“À l’approche d’une période électorale ou en temps d’incertitude, on observe souvent une contraction de la prise de décision. On repousse ses investissements, on attend de voir.” Une posture attentiste qui n’est pas nécessairement problématique. Attendre peut être une stratégie - à condition que ce soit un choix réfléchi, et non un réflexe subi…
La pire erreur : se précipiter
Quand l’argent arrive d’un coup, l’envie d’agir vite est forte. Mais “En matière d’investissement, la pire erreur que l’on puisse faire, c’est de se précipiter”, alerte l’expert CORUM L’Épargne.
Pourquoi ? Parce que les bons investissements ne sont pas toujours ceux qui promettent les meilleurs rendements, ni les plus évidents.
Alexis Trigaut prend l’exemple des États-Unis : un marché perçu comme instable, voire risqué. Et pourtant… “Dans l’immobilier, en tant qu’Européens, il y a aujourd’hui une vraie carte à jouer. En 2025, pour sa première année complète, la SCPI CORUM USA a par exemple servi un rendement de 7,7 %*. .”
Avant d’investir, se poser les bonnes questions
Plutôt que de chercher à tout prix “le bon produit”, Alexis Trigaut recommande de commencer par se poser les bonnes questions.
- Quelle est la nature de cette rentrée d’argent ? Est-elle ponctuelle ou régulière ?
- Quel est votre horizon de placement ? Avez-vous des projets à court terme (voyage, achat, travaux) ?
- Quelle est votre situation financière actuelle ? Avez-vous déjà une épargne de précaution ?
- Quel niveau de risque êtes-vous prêt à accepter ? Etes-vous prêt à voir la valeur fluctuer, voire baisser temporairement ?
“Les réponses à ces questions, et par conséquent le ‘bon’ investissement, varient énormément d’un épargnant à l’autre. Il n’existe pas de solution universelle”, constate Alexis Trigaut. Prenons trois exemples-types pour y voir plus clair.
Dans quoi investir en fonction de votre profil
Premier cas de figure : vous êtes chef d’entreprise, et souhaitez placer votre trésorerie. En la matière, les comptes à terme n’ont plus trop la côte, car moins rémunérateurs qu’en 2025. Mais il existe d’autres solutions, avec un risque contenu. Ici, CORUM L’Epargne conseillerait par exemple un mélange entre un contrat de capitalisation avec une allocation entre fonds obligataires et SCPI.
Vous êtes employé et recevez un bonus ou une prime ? La solution pourrait être d’”investir dans une assurance vie”. Une assurance-vie par exemple, au sein de laquelle on peut varier les placements et risques, et même laisser des experts gérer cet argent pour vous. Par exemple, la formule tout-en-un Rosetta a permis en 2025 de bénéficier d’un rendement de 7.11 %*.
Avec une importante rentrée d’argent soudaine, comme un héritage ou un don, pourquoi ne pas opter pour des revenus complémentaires ? “Depuis 2012, nous avons été les premiers à proposer le versement de revenus mensuels issus des SCPI”, explique à ce titre Alexis Trigaut. Concrètement, l’épargnant peut percevoir des revenus réguliers et les utiliser comme complément de revenu, ou choisir de les réinvestir. Les taux annoncés par les SCPI de CORUM oscillaient entre entre 6.5 % et 7.7 %* en 2025.
Faire fi des idées reçues au sujet de l’investissement
Quelques derniers éléments à retenir au sujet de l’investissement. D’abord, celui-ci n’est pas réservé aux plus aisés : “Même avec de petits montants, investir a du sens. Le facteur clé, c’est le temps.” Les intérêts composés, ce mécanisme discret mais redoutablement efficace, fait travailler l’argent sur la durée. Autrement dit : mieux vaut investir tôt et progressivement, que tard et massivement !
Un autre principe, qui revient comme un mantra : la diversification. “Il ne faut pas investir dans un seul produit, ni dans un seul pays.” SCPI, PER, assurance-vie… l’idée n’est pas de tout faire, mais de répartir intelligemment pour diluer les risques.
Enfin, “Investissez dans ce que vous comprenez”... et évitez de voir trop grand. Les placements trop beaux pour être vrais le sont souvent. La performance miracle n’existe pas, et les promesses trop séduisantes cachent souvent un risque élevé.
Besoin d’un conseil ? Contactez un conseiller en investissement, qui saura vous proposer une solution sur-mesure, adaptée à vos envies.
* Performances nettes de frais, hors prélèvements sociaux. La performance dépend de la date d'entrée du contrat en vigueur. Par ailleurs, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.