Près de 18 000 personnes se rendent chaque année aux urgences après une piqûre de frelons ou de guêpes en France, selon l’agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Il y a quelques années, Manuel Augusto, fondateur de Beezen, a découvert un nid de frelons sous le toit de sa maison. Mais impossible pour lui d’utiliser des insecticides ou des produits chimiques pour s’en débarrasser, notamment pour protéger les abeilles, qui sont aussi la proie de cet insecte.

« J’ai imaginé une perche télescopique pour détruire les nids de frelons », raconte l’inventeur de Beezen. Une innovation brevetée et récompensée au concours Lépine. « C’est un système d’aspiration avec des éléments tranchants au milieu du manche pour découper les frelons. Et à l’autre extrémité, un bocal sert de réservoir. » 

Épaulé par un duo d'investisseuses

Lancé sur le marché en 2024, le produit s’est vendu à quelques centaines d’exemplaires pour un chiffre d’affaires de 40 000 euros. Alors, sur le plateau de « Qui veut être mon associé ? », diffusé ce jeudi 26 février, Manuel Augusto est venu chercher un accompagnement afin de passer à l’échelle. L’entrepreneur, qui demandait 50 000 euros pour 10 % de son capital, a convaincu Ariane Daguin et Alice Lhabouz grâce à son innovation.

Toutes deux ont proposé d’investir 50 000 euros pour 25 % du capital de Beezen et se sont finalement associées pour épauler l’entrepreneur. « Elles ont des compétences pour m’accompagner au niveau du développement digital et commercial. Ariane Daguin va notamment m’aider pour mon déploiement aux Etats-Unis. Tandis qu’Alice Lhabouz m’aidera surtout sur le marché national. Ensemble, elles vont me mettre en relation avec la grande distribution et certains revendeurs », souligne l’entrepreneur qui a déjà bénéficié de précieux conseils de leur part. « Nous avons déjà développé toute la partie digitale, refait le site internet et nous allons attaquer la partie industrielle et la communication », souligne-t-il.

500 à 1000 perches vendues

A moyen terme, Beezen espère vendre 500 à 1 000 perches télescopiques et croit notamment au succès de son produit après la diffusion de l’émission. « Notre objectif est de réaliser au moins 200 000 euros de chiffre d’affaires la première année », souligne celui qui commercialise sa perche 140 euros l’unité. Le créateur a par ailleurs mis au point une nouvelle version de son appareil et cible pour le moment uniquement le marché national. A termes, l'entreprise espère donc se déployer aux Etats-Unis mais aussi en Europe.