Nouvel exit dans la French Tech. La startup française WeMaintain, spécialisée dans l’installation et la maintenance d’ascenseurs, est rachetée par le groupe américain Otis, l’un des leaders mondiaux du secteur, coté à Wall Street. Le montant de la transaction, d'un point de vue global, n’a pas été communiqué. Toutefois, selon nos informations, il se situe autour de 300 millions d’euros. L’opération, réalisée en cash, porte sur 80 % du capital, le reste étant conservé par le management, qui restera aux commandes de l'entreprise.
Fondée en 2017 par Jade Francine et Benoît Dupont, WeMaintain a développé un modèle mêlant technologie et intervention de techniciens sur le terrain. « Nous restons indépendants et autonomes. Pour nos équipes et nos partenaires, cela ne change rien. Le rachat vient valider notre modèle », assure Jade Francine. Les cofondateurs resteront en place sur le long terme pour poursuivre le développement de la jeune pousse.
Benoît Dupont connaît bien son acquéreur. Avant de lancer la startup, il a passé plus de onze ans chez Otis, où il cherchait déjà à introduire davantage de technologie dans les opérations.
Une croissance portée par les grands comptes et l’international
WeMaintain commercialise ses contrats de maintenance auprès de grands groupes comme BNP Paribas, SNCF ou Accor, et génère plusieurs dizaines de millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR), sans en préciser le montant exact. La startup devrait être rentable dès cette année et pourrait recourir à de la croissance externe.
Présente en France, au Royaume-Uni, à Singapour et à Hong Kong, l’entreprise réalise aujourd’hui l’essentiel de son activité au Royaume-Uni. Mais c’est en Asie que sa croissance s’accélère. Elle a notamment remporté l’an dernier un appel d’offres pour la maintenance d’une partie du métro de Hong Kong, soit près de 300 kilomètres, et entend accélérer dans la région, où ses fondateurs se sont récemment installés.
Au total, WeMaintain emploie environ 350 personnes dans le monde. Depuis sa création, elle a levé plus de 50 millions d’euros auprès d’investisseurs comme Eurazeo, Bpifrance Digital Venture, Red River West ou Financière Saint James.