Quand les troubles musculo-squelettiques (dos, poignet, épaule, coude…) se manifestent, il est nécessaire de suivre à la lettre le processus de rééducation pour s’en débarrasser pour de bon. Pour que cette rééducation se fasse dans les meilleures conditions, Axomove propose une solution de télésurveillance médicale.

Après avoir levé 1,6 million d’euros il y a quatre ans, la société lilloise annonce une nouvelle levée de fonds en série A de 4 millions d’euros menée par Go Capital et le Fonds Prévention Numérique de Bpifrance. Inco Ventures et Faraday Venture Partners, investisseur historique de l’entreprise, ont également participé à l’opération. «La confiance d’investisseurs institutionnels de premier plan témoigne de la pertinence de notre stratégie et conforte notre ambition de devenir un standard de soin en matière de prévention et de rééducation», estime Boris Lévêque, co-fondateur et directeur général d’Axomove.

150 clients pour toucher 750 000 personnes

Fondée en 2017 par Pierre-Yves Carlier, kinésithérapeute, Boris Lévêque, ancien joueur de handball professionnel, et Alexandre Morel, la société nordiste visait au départ les cabinets de kinésithérapie pour les épauler dans le suivi de leurs patients. Mais l’entreprise a finalement élargi son champ d’action pour toucher les établissements de santé, les assureurs et les entreprises, de manière à devenir une véritable plateforme e-santé de télérééducation et de téléprévention, proposant notamment des séances vidéo d’exercices thérapeutiques et l'accès à distance à des professionnels de santé.

Ainsi, Axomove accompagne aussi bien les salariés pour prévenir l’apparition de troubles musculo-squelettiques que les patients pour éviter les rechutes et la dégradation de leur condition physique. L’utilisation de sa solution est remboursée pour la lombalgie (mal de dos) par l’Assurance Maladie. L’approche de la société lilloise a séduit 150 clients, à l’image d’Air France, Thales, Allianz ou encore le CHU de Lille, ce qui lui permet de toucher au total 750 000 personnes.

A ce jour, Axomove compte une trentaine de salariés et prévoit de s’appuyer sur sa série A pour doubler ses effectifs d’ici trois ans. L’opération doit également permettre de décupler sa force de frappe commerciale et d’étendre le remboursement à l’ensemble des maladies musculo-squelettiques, qui touchent une personne sur deux en France, et aux maladies métaboliques, comme l’obésité. La société songe aussi à davantage gamifier l’expérience sur sa plateforme. Une manière d’optimiser le suivi des utilisateurs pour réduire les coûts d’un système de santé en quête d’un nouveau souffle.