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#Startups Quels risques prend un entrepreneur qui se lance ?

#Startups : Quels risques prend un entrepreneur qui se lance ?
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Qui dit création d’entreprise induit automatiquement la peur de prendre des risques importants, de ne plus avoir de protection sociale, de ne pas savoir choisir quelle forme juridique est la plus adaptée, etc. Le choix du statut dépend surtout de l’importance de l’activité et des moyens mis en oeuvre. Frédéric Turbat, expert-comptable, commissaire aux comptes, et fondateur de La Maison de l’Entrepreneur nous livre quelques conseils pour tout entrepreneur souhaitant se lancer.

« Si je veux faire simple, je choisis auto-entrepreneur »

Aujourd’hui, beaucoup de projets sont lancés sous le format auto-entrepreneur (avec l’idée : si ça marche, je change de forme juridique dans quelques mois) ou SAS : « La SAS, c’est bien ». Ce statut semble séduisant, y compris pour des entrepreneurs au « long cours », dont le projet va se développer au fil des années, notamment par la simplicité administrative qu’il offre.

Qu’en est-il réellement? Si le projet peut se développer rapidement, que des intervenants tiers seront contactés, que la visibilité (au delà de celle générée par l’idée ou le service nouveau) deviendra vite nécessaire, on oublie l’auto-entrepreneur au profit d’une société commerciale de type SARL ou SAS.

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« Une société d’accord, mais comment se protéger? »

Un entrepreneur a droit à une protection sociale quand il immatricule sa structure (notamment s’il a cotisé pendant 5 ans dans un job salarié avant). Si l’entrepreneur est inscrit à Pôle Emploi (ou s’il peut s’inscrire avant de lancer son projet), il bénéficiera de son indemnité pendant 24 mois, s’il a moins de 50 ans, ou 36 mois, s’il dépasse les 50 ans. De plus, sa protection sociale sera identique à celle qu’il avait quand il était salarié (remboursement de frais médicaux, etc.).

Et la rémunération ?

Un des sujets importants pour l’entrepreneur est de savoir comment organiser sa trésorerie propre et la rémunération qu’il peut percevoir de son activité. La bonne nouvelle est qu’il peut décider de tout : ne pas se rémunérer pendant un temps, ensuite choisir entre dividendes et rémunération de gérant (SARL) ou président (SAS). Il est même possible de piloter sa rémunération avec des compléments de protection sociale. 

Finalement, comment choisir le bon statut ?

Ce n’est pas la roulette russe, et il est tout à fait possible de dérouler une démarche cohérente et logique permettant sur quelques critères de définir le bon statut juridique (et pas uniquement « le moins pire »). Ces critères ont été repris dans l’application Appstatut, à savoir l’âge du dirigeant, la typologie de clientèle, l’éventualité d’une levée de fonds à court ou moyen terme et l’accompagnement éventuel par le Pôle Emploi.

La Maison de l’Entrepreneur a rationalisé les fondamentaux de l’entrepreneuriat et identifié une soixantaine de situations différentes sur lesquels le choix du statut sous ses composantes juridiques, fiscales et sociales est issu d’un raisonnement cohérent. Appstatut ne supprime pas le conseil et l’accompagnement dans cette étape cruciale de la mise en forme juridique et fiscale de son projet. En effet, il sera nécessaire de valider les options choisies, pour qu’elles épousent parfaitement les contours du projet des entrepreneurs.

appstatut

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Mots clés : pôle emploi, SARL, SAS
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  • Etienne

    Pour travailler dans l’accompagnement à la création d’entreprise, le choix de la forme juridique nécessite dans prendre un grand nombre de paramètres liés au projet et au créateur. je ne suis pas sûre que 5 questions suffise à déterminer la bonne forme juridique.

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  • Patrick

    Je souhaiterai mettre un bémol sur les 24 mois possible chez Pole Emploi car selon la formule choisit il peut n’y avoir que 15 mois : de nombreux entrepreneurs se font redresser sur les 9 mois versés souvent en trop par PE …

    • Zishan

      L’allocation est maintenue à 24 mois depuis le 1er octobre 2014 contrairement au 15 mois prévus initialement.

  • stillalive

    LE RSI est une catastrophe…On ne vous aidera en rien sauf si vous demandez de l’aide et que vous n’en avez pas besoin ….J’ai depose le bilan en 2011 a cause de ma banque qui n’acceptait plus les découverts..mais qui déroulait le tapis quand j’etais a plus 20000…un conseil aux jeunes entrepreneurs…changez de pays La France ne vous merite pas….