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#QVT Nomadisme, télétravail, mobilité… Vers un travail sans bureau ?

#QVT : Nomadisme, télétravail, mobilité… Vers un travail sans bureau ?
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Les salariés sont de plus en plus nombreux à se prononcer en faveur d’une mobilité accrue au travail et le cadre juridique s’adapte progressivement à cette évolution du monde professionnel. La popularité des solutions de communication et de collaboration remettent en cause la nécessité de bureaux physiques, d’autant que leur coût pèse lourd dans le budget des entreprises.

60%. C’est le taux moyen d’occupation des postes de travail en France, en comptant les absences des collaborateurs. Or les coûts immobiliers représentent le deuxième poste de dépenses pour une entreprise après les salaires, soit en moyenne 17 000 euros par an et par poste de travail. Pas étonnant que les entreprises cherchent à faire des économies en testant de nouveaux modes d’organisation du travail, et que les initiatives se multiplient

Le nomadisme numérique, télétravail 2.0 ?

L’une des solutions consiste à démocratiser le travail à distance. Les entreprises l’ont bien compris et sont nombreuses à mettre en place des stratégies « mobile first ». Après le droit à la déconnexion instauré en janvier dernier, la réforme du Code du travail assouplit désormais le cadre juridique concernant le travail à distance, facilitant le recours à celui-ci par les collaborateurs. Ce sera maintenant à l’entreprise de justifier son refus d’accorder du temps de télétravail, et pas au salarié de motiver sa demande.

Mitel, l’un des leaders mondiaux dans le domaine des communications d’entreprise, et son partenaire Aberia, intégrateur de services, voix, données et images pour l’entreprise, ont conçu une infographie dévoilant les perceptions et usages des entreprises et des salariés en matière de mobilité au travail. Ainsi, 65% des employés de bureau se déclarent intéressés par le travail nomade et le télétravail, et 80% des entreprises considèrent une stratégie mobile comme un « facilitateur essentiel » pour atteindre leurs objectifs.

« Les chiffres de cette infographie réaffirment la nécessité pour les entreprises de considérer la mobilité au travail comme un élément stratégique de leur développement, tant pour répondre à leurs objectifs business qu’aux attentes de leurs collaborateurs, notamment en matière de solutions de communication et de collaboration », souligne Julien Ivanovitz, Sales Specialist Unified Communication, Aberia

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Dans une société touchée par des vagues d’évolution d’usages, d’innovations technologiques, les applications mobiles de communication et de collaboration répondent à des besoins et enjeux tangibles. Moteur de productivité, voire de créativité pour les salariés, elles représentent un facteur capital à intégrer dans une stratégie de transformation numérique aboutie”, commente Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du Sud de Mitel.

Pour travailler heureux, travaillons de loin

Et puisque l’on peut travailler à distance, pourquoi ne pas partir vraiment loin ? Avec le nomadisme numérique, c’est possible. Et il semblerait que le concept séduise : les retours d’expériences (ratées ou réussies) se multiplient sur la toile. Pour tous ceux qui seraient tentés d’allier voyage et travail tout en conservant un bon niveau de vie, HomeToGo.fr, moteur de recherche de locations de vacances, dévoile le classement des meilleures destinations pour les “digital nomades”.

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Pour ceux qui souhaitent tenter l’aventure du nomadisme digital, c’est vers l’Asie qu’il faudra s’orienter ! En effet, Bali (Indonésie), Siem Reap (Cambodge) et Phuket (Thaïlande) sont en tête des meilleures destinations pour digital nomades. Outre un cadre de travail avec vue sur des paysages paradisiaques, ces trois destinations offrent un niveau de vie difficile à battre. En s’y installant, les « digital nomades » conserveront entre 80% et 90% de leur salaire français mensuel net, une fois les dépenses courantes déduites (le loyer, les courses, un cinéma, les transports, un abonnement à une salle de gym).

De l’autre côté de l’océan Pacifique, le continent sud-américain sait aussi faire valoir ses atouts, avec un coût mensuel respectif de 433€ et 606€ pour les villes de Playa del Carmen (Mexique) et Rio de Janeiro (Brésil). Cela laisse 72% à 80% du salaire français mensuel net aux travailleurs nomades. A l’inverse, si l’Amérique du Nord fait rêver, le coût de la vie sur place risque d’en décourager plus d’un. En effet, pour vivre un mois à San Francisco, il faut compter en moyenne 2854€, ce qui dépasse largement le salaire moyen net français. Idem pour New York où le coût de la vie est de 2727€.

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